Jeanne Mordread
Etat : Normal
Joueur : Saksakanta
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(hj : Fiche faite en collaboration avec Miss Pepper - Même historique)

Informations Administratives

    Nom : MORDREAD
    Prénom(s) : Jeanne
    Surnoms : Jean' (à prononcer d'jin) Djinn, Genius

    Sexe : Féminin
    Statut : Melle

    Age, date de naissance : 19 ans, née le 25 aout 1990 à 13 h 53
    Lieu de naissance : Angoulême - FRANCE

    Situation sociale : Célibataire
    Activité professionnelle : Bachelière chômeuse/Hackeuse/Magouilleuse/Fêtarde

Données Personnelles

    » Description physique :
    Jeanne ressemble trait pour trait à Isabelle mise à part dans certaines de ses expressions, peut-être, elle paraît plus sérieuse, plus posée qu'Isabelle et ses traits semblent marquer la différence mais une personne non avertie la confondrait aisément avec Isabelle. Elle est grande, élancée, presque maigre. Sa peau est d'une blancheur laiteuse, héritage que tous ses frères et soeurs ont. Ses cheveux coupés au carré avec un petit air provocateur sont d'un noir de jais tout comme ses yeux, en amande.

    Outre son apparence physique naturelle, Jeanne a fait quelques rajouts : Elle a un tatouage dans le dos, qui commence au niveau de son bassin jusqu'à ses épaules et représente un serpent qui s'enroule langoureusement autour d'un sabre japonais.

    Elle a opté pour un style plus amusant sur le devant et une toile d'araignée commençant à son cou se termine par une araignée juste entre ses seins, comme pour attirer l'attention.

    Un piercing fait d'un petit brillant trône presque au milieu de la joue. Bien placé, il lui donne un petit charme délicat tandis que le deuxième, qui s'enroule autour de sa lèvre inférieure à droite, se montre plus provocant. Un dernier, et le premier qu'elle s'est fait posé avant même d'avoir fait son premier tatouage représente un crâne qui la fait beaucoup rire. En effet, coiffé comme une petite fille, le crâne n'a rien d'effrayant mais symbolise plutôt l'humour grinçant de la jeune fille. Il est posé dans son nombril.

    » Style vestimentaire :

    Bien que plus sage que sa soeur, en apparence, Jeanne a un fort penchant pour le style gothique bien qu'elle l'ait un peu adapté. Si elle porte du noir c'est uniquement pour passer inaperçue. Le reste du temps elle préfère le blanc. Elle aime les habits coupés courts, à dentelles, et décolletés. A quoi servirait d'avoir de si jolis tatouages et piercing si on ne peut pas les voir ? Elle aime les chapeaux : Haut de forme blanc, melon blanc, bibi à volette blanc. Si elle porte aussi aisément du crème, elle laisse aux mijaurées les couleurs pastels. Quant au autres couleurs, elles peuvent lui servir exceptionnellement d'accessoires, mais n'aime pas leur particularités tape à l'oeil. Elle porte, outre ses piercing, quelques bijoux de style morbide voire décalé. Sa matière préférée est l'argent. Mais si elle porte plusieurs bagues, parfois au même doigt, elle évite les bijoux qui s'entrechoquent et font du bruit.

    » Personnalité :

    Jeanne est une personnalité complexe qui, en grandissant, n'a fait que se complexifier d'avantage. De nature timide et peureuse, elle s'est sublimée en côtoyant sa soeur en permanence. Elle se sent plus sûre d'elle. Ainsi, son manque de confiance en elle oubliée par l'assurance qu'elle ressent avec Isabelle, ses qualités en sont ressorties : Elle a une excellente mémoire,une bonne logique, un sang froid digne d'intérêt, une grande patience. En revanche, cela a fait sortir aussi ses mauvais cotés : Affamée de sensations, il lui faut toujours plus de plaisir. Ayant une morale bien à elle, elle reste plutôt limite pour les autres. Elle se montre souvent égoïste, sauf quand il s'agit de sa soeur qu'elle aime par dessus tous au point d'avoir une libido calquée sur celle de sa jumelle et n'acceptant de partenaire que si sa soeur partage leurs ébats. Par contre, le fantasme des jumelles étant très fort chez le sexe opposé, elle en connait tout le pouvoir et en abuse totalement. Jeanne a des problèmes face au monde, elle ne sait jamais comment aborder l'inconnu. C'est sa soeur qui s'en charge. Une fois la porte ouverte, elle s'y engouffre aussi, mais n'ouvre jamais le bal. Jeanne parle moins que sa soeur, elle paraît toujours plus sage et posée, mais si elle n'en montre rien, elle est probablement la plus perverse des deux...

    » Compétences et domaines de prédilection :

    Informatique, avec surtout une spécialisation dans le piratage. Se débrouille avec les moyens du bord. Stratégie. Résistance notable à l'alcool. Comédie. Triche. Subterfuge. Sait se bagarrer. Séduction. Bon niveau scolaire. Niveau physique normal. Base de connaissances du paranormal théorique.
    Une aptitude encore inconnue de Jeanne mais qu'elle découvrira sous peu : Facilité dans le maniement des armes blanches. Tout ce qui tranche, perce et griffe c'est son dada...

    » Histoire :

    Dans la famille des jumelles Jeanne et Isabelle, on est très croyant. Mère et Père ont toujours été contre tout moyen de contraception ! Du coup, elles sont les 9ème et 10ème d'une tribu de 14 enfants ! (Il y a André, 31 ans, qui a embrassé une carrière militaire et gravit les échelons de manière très honorable. Balbine, 29 ans, dont les activités restent bien mystérieuses depuis quelques années maintenant. Il faut dire qu'à part Camille, 28 ans, qui termine ses études en pharmacie, elle fréquente peu sa fratrie, vient ensuite Donatien, 26 ans, accepté dans une prestigieuse loge franc-maçonnique et puis vient Ethelreda, 25 ans, portée sur la sorcellerie et en fait commerce, suivie de Faust, 23 ans, encore en apprentissage auprès d'un artisan, Gustave 22 ans qui s'amuse a s'empêtrer dans toutes sortes de commerces illégaux et autres traquenards peu glorieux , Honorine 21 ans, en école de lettres, et enfin Isabelle et sa jumelle Jeanne 19 ans qui viennent tout juste d'avoir leur bac... On se demande comment... Kenan, leur petit frère de 17 ans est encore au lycée, Léonard a 16 ans et est plutôt bon élève bien que quelque peu étourdit, Mathilde 14 ans, séduit tous les jeunes garçons de sa classe de seconde et le petit dernier Noé 12 ans est encore au collège...)


    La famille n'est heureusement pas dans le besoin et vit même dans une certaine opulence, qui lui a permis de faire appel à quelques domestiques pour venir à bout de tout ce petit monde braillard et, plus tard à leurs études. Père est dans la fabrication d'armes vendues dans le monde entier, ce qui lui valut sa fortune. Mère est bien sûr femme au foyer.

    Lorsqu'il y a un peu moins d'une vingtaine d'années Jeanne et Isabelle sont venues au monde, leur jumelage n'était pas prévu. Ayant déjà huit enfants, les Mordread n'étaient pas vraiment préparés à passer à 10 d'un coup mais ils surent s'adapter malgré tout en faisant appel à une nourrice qui vint prêter main forte à Edith Mordread, la plus tout à fait jeune maman.


    Il n'y a rien de bien remarquable à dire sur ces petites là. Mise à part leur forte complicité dès le départ et leur ressemblance évidente. Elles démontrèrent cependant très vite une forte précocité pour les bêtises. Surtout quand elles échappèrent à la surveillance vigilante de leur mère et de leur nourrice à l'arrivée de Kénan, deux ans plus tard et de Léonard, à peine un an plus tard... Prise d'une jalousie, parfaitement normale, pour leur petit frère qui leur volait l'attention de leur mère qu'elles avaient eu pour elles presque seules deux années de suite et soutenues par une assurance qu'elles trouvaient l'une dans l'autre, dès le départ, le petit Kénan devint leur bouc-émissaire, victime de toutes leurs blagues et dénoncé à leurs places.


    Un jour, elles le badigeonnèrent de rouge à lèvre, alors que, bébé, il dormait, provoquant une véritable panique chez la mère comme chez la nourrice persuadées que le petit avait été blessé. Après ça, Bérénice, leur nourrice démissionna ! Kenan souffre aussi d'une phobie des insectes à force d'en trouver dans ses draps. Il refusa de sortir de sa chambre, plongée dans le noir, pendant deux jours parce que les jumelles l'avaient persuadé que les pépins de raisins qu'il avait forcément mangé en même temps que le fruit pousseraient dans son ventre s'il sortait à la lumière du jour... En grandissant, il obtint dans leurs cœurs une place malgré tout de choix qu'aucun autre de leur fratrie nombreuse ne put égaler..."

    Vint le temps pour les deux jeunes filles d’entrer au collège. À 10 ans, elles firent leurs premiers pas dans la cours des grands. « Le collège St Mouloud-Patron-de-la-bonne-bouffe est fier de vous accueillir pour une nouvelle année au sein de son établissement. »

    Comme toutes petites filles bourgeoises qui se respectent, Isabelle et Jeanne entrèrent pour 4 ans dans un collège privé et firent alors la découverte d’un tout nouveau terrain de jeu, mais aussi de nouvelles têtes. Mathias était parmi l’une d’elles. Sourire d’ange, fossettes et bouclettes, talentueux et classe en toute circonstance. Mathias était lui aussi un fils de la Haute d'Angoulême, son air de petit prince fit fondre le cœur de Jeanne, qui, malgré la crainte qu’elle avait à s’exposer aux yeux des autres, s’inscrivit dans le même club de théâtre que son coup de cœur.


    Isabelle, elle, bras dessus, bras dessous avec sa sœur, commençait à devenir la petite reine de la classe. Sa sœur et elle formait un duo plus soudé encore que par le passé, et c’est tout naturellement que Jeanne demanda à sa sœur de l’accompagner au club de théâtre, incapable de surmonter cette épreuve seule. Malheureusement, Isabelle n’était pas de nature très compatissante, elle reprocha presque à sa sœur de vouloir s’embarquer dans un tel truc ringard et prétentieux et refusa catégoriquement. Depuis quand Jeanne et elle avaient besoin de cours de théâtre pour être le centre du monde ?


    Jeanne ne laissa pourtant pas tomber, et poursuivit son idée. Un jour vint la représentation, Jeanne était certes devenue plus proche du beau Mathias, mais n’était pas plus avancée quant au fait de jouer devant tant de personnes. La scène lui paraissait ridicule, elle, en robe rose praline devant jouer une quelconque dinde de Molière, à coup de minauderies et de phrases à style, elle se trouvait parfaitement ridicule et en perdit tous ses moyens. Face à un tel désastre, Isabelle passa à l’action et, des coulisses, dicta son texte à sa pauvre sœur.


    Cela servit de leçon à Jeanne, sans sa sœur elle n’était rien, et vice versa, elle était plus forte avec Isabelle et rien ne devait se mettre entre elles, ni un garçon, aussi beau soit-il, ni quoi ou qui que se soit. A deux elles étaient un peu les reines du monde, et c’est dans ce sentiment général et euphorisant qu’elles atteignirent leurs précieuses années de Lycée.


    Age de la rébellion et des interdits, ce fut Isabelle qui sembla prendre le plus de plaisir à jouer avec le feu et avec impertinence. Mais Jeanne, sous des allures de bonne élève, marchait dans les combines de sa sœur, la couvrait, plaidait en sa faveur et assurait ses arrières. Le duo fonctionnait, toujours dans le même but, plus loin, plus fort, plus fou. Leur association était d’une efficacité extraordinaire, et la famille n’y voyait que du feu. Malgré les piercings et tatouages qui commençaient à fleurir sur le corps des adolescentes, elles gardaient une image de jeunes filles, certes un peu pestes, mais pas bien méchantes.


    Leur quotidien était fait de fêtes, d’extravagances, d’abus en tout genre et de pas mal de dérapages. Derrière ces amusements futiles se cachait une véritable volonté de rébellion et elles mirent, petit à petit, un lycée puritain et très « respectable » à sac, tout ceci dans un presque parfait anonymat, s’amusant à faire porter le chapeau aux petits rebelles naïfs qui s’amusaient à les défier.


    La réputation d’Isabelle auprès de l’administration n’était pas fantastique, par contre on fut très surpris de voir Jeanne redoubler sa terminale. Les petites n'avaient pourtant pas perdu leur temps. Leur très nombreuses relations, leur popularité et leurs exploits underground leur valurent des entrées privilégiées au sein d'organisations secrètes lycéennes telles qu'un club de hackers ou encore celui plus gothique d'amateurs de surnaturel.

    Si le deuxième était plus apte à leur offrir des sensations fortes, le premier, en revanche, leur fit découvrir un nouveau talent : Celui de l'informatique qu'elles exploitèrent à fond, piratant le système des examens après le BAC.

    En parlant de BAC, bien qu'elles ne soient pas très motivées, une aventure leur donna « le goùt des études »

    VERSION LONGUE SOUS FORME DE RP
      GENIUS a écrit:
      Cela faisait bien longtemps que cette pièce là intriguait Jeanne. Depuis toute petite en fait... Cette pièce était toujours fermée à clef, même quand leur père y travaillait... Genius avait fini par convaincre sa soeur qu'une excursion au sein du si mystérieux bureau était plus que nécessaire. Elles avaient donc étudié ses allées et venues durant des semaines et étudié un plan pour y entrer sans que personne jamais ne puisse s'en apercevoir.
      D'abord, il y avait le problème de la clef. C'était une clef plate avec, en conséquence une serrure difficile à crocheter. Genius réfléchissait...
      « - Le seul jour où papa n'est pas là c'est le lundi ! Il n'entre jamais dans son bureau le lundi. Donc si on doit subtiliser la clef, vaut mieux que ce soit ce jour là : Comme ça il ne s'apercevra pas de son absence. Mais le lundi, y a école. Ça veut dire qu'on ne sera pas non plus dans la maison. Par contre, on pourra sortir faire un double en ville. Easy ! Y a qu'une chose à faire : On vole la clef cette nuit ! Il s'en va à sa réunion de la journée, nous on va en cours. On fait le double et en rentrant, on s'arrange pour remettre la clef à sa place. »
      Genius sourit à sa soeur en lui faisant une grimace : « - Trop fastoche ! »

    EASY

      Fastoch’ de choper la clef du daron. Ca c’était du Genius tout craché, oui dans l’idée, dans l’idée c’était toujours facile. Easy lui fit un sourire sarcastique et malicieux, qui valait toute les réponse. Non facile ça ne l’était pas, mais elle allait s’arranger pour que ça le devienne.
      « Sauf que cette foutue clef c’est pas le genre de bidule qu’il laisse trainer dans le bol-à-trucs. » Cette clef, à l’image de la porte du bureau exerçait une sorte de fascination sur la gamine, qui depuis toute petite voyait son père la déposer délicatement dans une petite boîte protégée par un code secret dans le couloir.

      « Enfin bon … C’est pas comme si on avait pas le code. »

      Easy avait toujours cet espèce de sourire, qui donnait l’impression que tout marchait comme sur des roulettes. Et en effet, son cerveau ressemblait à un inventaire incroyablement complet de tous les trucs, les astuces, les supercheries, les machineries ou les tricheries pour débloquer les situations.
      Certes cette clef était bien gardée, mais le père Mordread pas très méfiant, n’avait pas remarqué les fines traces de colles disposée sur les touches, permettant ainsi de savoir où les doigts étaient passés. C’était un travail méticuleux, mais qui valait la peine d’être appris.
      Il suffisait alors de relever la combinaison qui permettait d’ouvrir la petite boîte. Izz balança une petite boule de papier chiffonné devant sa sœur « Voila le code. »

      Les lumières de la maison s’éteignirent, il suffisait de passer à l’acte. Lorsque l’on entendrait plus que les pas des souris dans la cave et le craquement solitaire du vieux planché, alors la clef disparaitrait.

      GENIUS a écrit:
      Genius ouvrit les yeux, la poitrine dérangée par le vibreur de son téléphone portable réglé en réveil. Il était 3 heure du mat'. Elle s'approcha du lit d'Easy qui dormait comme une bien-heureuse, la conscience en paix, et un petit sourire excité aux lèvres, elle lui caressa délicatement la joue pour la réveiller doucement. Quand elle eut ouvert les yeux, Genius s'éloigna et fit voler sa chemise de nuit pour la disposer sous les couvertures avec quelques peluches. Mesure de sécurité inutile probablement mais on ne sait jamais.

      Elle s'habilla ensuite d'un jean's noir moulant et en strech qui suivrait parfaitement ses mouvements et se fondrait dans la nuit et d'un sweat de même couleur, camouflant ses bras blancs. Elle remonta sa capuche. Encore une précaution inutile que de se déguiser ainsi en ninja, mais l'enjeu était de taille : Genius saurait bientôt ce que son père traficotait là dedans, dans cette pièce fermée complètement à l'extérieur, avec une seule porte, bien fermée et dont la clef elle-même avait droit à une dispositif de sécurité.

      Enfilant de petites ballerines noires qui adoptait parfaitement la forme de son pied et lui apporterait une marche plus silencieuse qu'une ombre, elle jeta un oeil aux préparatifs d'Easy, lui faisant un signe quand elle oubliait quelque chose : Cette opération devait être parfaite ou le reste de leur mission serait fortement compromise. Easy elle, avait souvent tendance à laisser des parts à la chance qui pouvait être néfaste si celle ci devait venir à tourner...

      Quand elles furent prêtes, Genius laissa Easy passer devant, la suivant comme son ombre, assurant leurs arrières... Leur première frayeur fut provoquée par Mephisto, leur chat. Il vint se frotter à leurs jambes sans prévenir, plus silencieux encore qu'elles. Jeanne en sentant son corps avait coupé sa respiration et s'était arrêtée. Voyant l'auteur de sa peur haut de 20 cm, elle poussa un juron silencieux et poussa le chat du bout du pied. "- A croire qu'il choisit toujours son moment, celui là !" chuchota t-elle.

      L'épreuve suivante fut celle de l'escalier. Bien sûr taillé dans du bois plein et bruyant au possible. Jeanne aidée de sa soeur monta sur la rampe, appuyant son dos au mur. Elle l'avait déjà testé plusieurs fois auparavant : La rampe était plus silencieuse que les marches. Elle aida ensuite Isabelle à monter dessus à son tour et arc-boutées, elles évoluèrent comme des ombres jusqu'à son sommet.

      Au bout du couloir... Le bureau de monsieur Mordread. Quand Genius posa le pied en bas de la rampe, un rai de lumière passa sous une porte du couloir et peu de temps ensuite, la poignée s'ouvrit, laissant passer la silhouette d'Armelle la cuisinière, qui avait ses appartements à cet étage. Jeanne, paniquée sauta derrière un meuble et attendit dans l'ombre du meuble, regardant Izz, encore sur la rampe. Armelle arrivait... Elle allait aux toilettes, un étage en dessous... Comment faire ?


    EASY

      Le gros orteil du pied droit d’Easy s’apprêtait à toucher le sol du pallier, quand tout à coup, la lumière passa sous la porte, qui s’ouvrit… Qui s’ouvrit sur Armelle, cette foutue cuisinière ! Elle pouvait pas aller pisser avant de se coucher! Comme tout le monde.
      Izz jeta un bref regard à sa sœur, elle avait eu le temps de se planquer derrière un meuble, elle. La brunette se trouvait dans de sales draps, une conversation à voix haute en pleins milieu du couloir risquait de réveiller d’autre personnes dans la maison, et ce n’était pas le moment de rameuter toute la smala. Il fallait donc régler le problème, avec le moins de mot possible.
      Elle repris instantanément une attitude normale, pour commencer elle devait apparaitre neutre, et non pas telle l’acrobate en pleins milieu de la maison à trois heures du mat’.

      « Ah Armelle … Je … » Elle décida de mettre de côté ses habits étranges, préférant garder le sujet dans le cas où Armelle poserait la question. Elle s’appliqua au contraire à se donner un air mal en point un peu chancelant, « Je sui désolée de te réveiller maintenant je … J’ai un mal de tête affreux et … » Elle releva la tête pour regarder la pauvre femme dans les yeux, avec son regard sur d’elle et à la fois attendrissant qui la rendait invincible et terriblement convaincante. « Je sais que tu es la pro des potions magiques en tout genre, j’espérais que tu pourrais me donner une préparation de ton cru. »
      L’idée maintenant c’était d’éloigner Armelle du palier, suffisamment longtemps pour que Genius ait le temps d’aller récupérer la clef seule. Chacune des deux sœur avait une copie du code dans sa poche, encore une très bonne idée de sa sœur qui pensait à tout.

      La bonne femme, qui avait très envie d’aller aux toilettes mais qui ne pouvait décemment pas laisser cette pauvre enfant seule dans la détresse hochât la tête « Oui Mademoiselle Isabelle, j’ai peut être ce qu’il vous faut, suivez moi. » Depuis leur enfance c’était Armelle qui s’occupait de faire à manger, et il était bien connu dans la maison qu’elle avait parfois des préparations qui paraissaient presque magiques au vue de leur efficacité. Il n’était pas rare qu’elle soit sollicité pour une insomnie ou autre mal de crânes. Elle fit entrer Easy dans sa chambre, remettant à plus tard son passage aux toilettes. La voie était libre pour Genius.

      GENIUS a écrit:
      Le regard paniqué de Jeanne répondit à sa soeur qui, comme d'habitude ne tergiversa pas, elle. Easy, le plus naturellement du monde se dirigea vers Armelle comme si elle venait la voir et lui raconta un boniment facile et parfaitement efficace. Genius sourit en entendant la brave dame emmener Isabelle avec elle. Sans trainer, Jeanne se dirigea vers le boitier mystérieux en longeant le mur, là où le plancher grinçait le moins. Passant devant la chambre d'Armelle, elle entendit la conversation se dérouler entre les deux filles : En plus, Easy lui tenait la jambe ! Couvrant par son babillage les éventuels bruits de pas que pourrait faire sa soeur.

      Jeanne sourit et n'hésita pas plus longtemps. Sans plus de ménagement, elle alla à la boite et défroissa le papier : Quatre numéros : 24 combinaisons possibles ! Pas le temps de trainer ! Méthodiquement, la langue entre les dents, un oeil qui regardait régulièrement vers la porte, elle les essaya une par une : Ce serait vraiment de la malchance que ce soit la dernière ?! Mais non, au bout du sixième essai, un petit clic retentit, ouvrant la petite porte. Fébrile, Jeanne, du bout de l'index, la tira vers elle et sous sa petite lampe torche, la clef plate brilla. Elle s'en saisit et referma la porte.

      Au moins, la remettre serait plus facile ! A présent, il fallait repartir et vite. A pas mesurés sans prendre d'excessives précautions, elle repassa devant la chambre. A peine arrivée devant l'escalier, Isabelle en sortait suivie d'Armelle qui gardait son idée fixe. Plus question de flâner. Genius se mit à plat ventre sur la rampe, l'enfourcha et se laissa glisser dans l'obscurité du couloir au moment où la lumière s'illumina. Ayant peur d'être découverte, elle avisa la porte de la salle de bain et s'y glissa, laissant juste un entrefilet pour faire passer son oeil. Isabelle et Armelle lui passaient devant... Et une fois le danger passé, elle rejoignit sa chambre et sa soeur en montrant la clef.

      L'opération ne faisait que commencer mais elle avait une grosse envie de danser... Cela attendrait cependant. Il faudrait se lever le lendemain pour aller à l'école, mais surtout pour faire un double de la clef. Il faudrait aussi compter avec Armelle, donnée qu'elles avaient sous estimée pensant qu'elle dormirait. Sur ses pensées, Jeanne s'endormit.

      Il n'y eut aucun soucis à faire refaire la clef. Et la remettre en place fut un jeu d'enfant pendant le repas du soir, alors que tout le monde était à table et Armelle au service... A présent, il fallait convenir d'une nuit, voire plusieurs si le domaine se révélait passionnant...


    EASY

      La scène était toujours dans la chambre des deux filles ou ça papotait sévère, mais pas trop fort. Personne ne devait entendre le sujet de leur conversation. Le double de la clef posé entre les deux filles. La première, Easy, assise parterre, observait avec amusement sa sœur faire des allés et venue dans la pièce. Les deux filles sentaient le jour J arriver, elles avaient suffisamment préparé l‘assaut. Se perdant encore en études de terrains superflues. C’est Isabelle qui avait mis un stop à l’excès de précaution de sa sœur. « Hey ! J’en ai marre de poireauter la comme une quiche, on se bouge ma grande, sinon on n’y arriver jamais ! »
      Bien sur, le risque était grand, et si la clef ne fonctionnait pas ? Il y avait tellement d’impondérables, le père Mordread il devait en connaitre un bout dans le matériel de sécurité. Les deux filles avaient étudié l’entrée du bureau, cherchant des boîtiers suspects ou autre marques de protection.
      Mais rien, rien sauf une petite caméra qui heureusement n’avait rien pu prendre d’intéressant à leur sujet. Pour la caméra c’était pas trop difficile, suffisait de subtiliser l’enregistrement, et de le remplacer par un autre, tout net, que Mathias aurait bidouillé avec soin au préalable. Oui, Mathias, qui entre temps avait développé une passion pour l’informatique et qui s’était spécialisé dans les falsifications de documents numériques.

      Bref, le problème de la caméra était réglé, mais si Easy de contentait de cette apparente perfection de leur plan, Genius, elle, plus réfléchie angoissait face à toutes les possibilités qu’elles n’avaient peut être pas calculé.
      « Calm down. Je sais bien que le risque est trop grand pour prendre ça à la légère, mais là Jean, je pense VRAIMENT qu’on peut pas être plus rodées. On a tout anticipé! Les capteurs de mouvements, les caméras, tu nous as même fait déliré sur des rayons laser en mouvement sur le sol ! » Easy rigola suite à cette phrase! Quelle soirée… « Et puis Papa, OK il a un boulo important, mais c’est pas la CIA non plus hein ! Ici c’est chez lui, avec tout le matos qu’il y a pour protéger la maison, chui pas sur qu’il y ait vraiment besoins de blinder son bureau ! »

      De toute façon, Genius le savait, il était temps de passer à l’acte. Bientôt elles auraient le BAC et elles n’auraient plus vraiment le temps de tergiverser sur les loisirs. Le hack du Lycée AUSSI c’était sérieux.
      « On a tout pris en compte, ce soir c’est parfait. C’est le pont de mai alors Armelle rentre dans sa famille, Papa est en réunion jusqu’à facile 1-2h du mat’ et le reste pioncera comme d’habitude. Il faut saisir notre chance, le reste du temps papa passe ses soirées dans son bureau et on pourra jamais être sur qu’il en sera sortit. »

      Easy n’était pas la reine des démonstrations, mais il fallait lui reconnaitre un talent pour mettre les faits à plat, et ne pas s’emberlificoter dans tout un tas de considérations vaines. Elle lança ses « fringues d’expédition » à Genius, comme pour lui dire qu’il était trop tard pour discuter. Ecrasa sa clope dans le cendar et enfila elle-même son attirail.
      « Bon, prête ? »

      GENIUS a écrit:
      Jeanne soupira. " - Et oui ! Prête !" dit elle d'un ton résigné, persuadée qu'elles avaient oublié quelque chose. Quelque chose d'essentiel même ! Sans arriver à mettre le doigt dessus, mais Izz avait raison : C'était ce soir ou jamais. Il fallait donc y aller. Méphisto avait donc été enfermé plus tôt dans la soirée dans la chambre, Armelle avait bel et bien pris ses bagages pour le week end à rallonge, leur cher père était lui aussi à sa réunion. Leur mère dormait déjà probablement épuisée de sa journée, n'attendant plus son mari comme elle le faisait au début de leur mariage, habituée, et s'il restait quelques uns de leurs frères et soeurs devant la télé à cette heure tardive, ils seraient les premiers à se faufiler dans leur chambre sans vouloir être vus, l'occasion était donc maintenant et pas plus tard.

      Regardant sa montre, Jeanne calcula : " - On a une heure, deux au maximum avant le retour de papa... " Ceci dit, elle se faufila dans le couloir. Tout était silencieux. Elle fit un signe à Easy et continua vers le bout du couloir le coeur battant. Passant devant une fenêtre, elle recula précipitamment : elle avait vu une ombre... Le temps de réaliser que c'était la sienne à cause de la lune pleine ce jour là, sa soeur était à ses cotés. " - Rien... " souffla t-elle à la question muette de celle ci, en râlant intérieurement de tant de couardise.

      L'escalier fut plus aisé à passer sans la présence d'Armelle. Mais Jeanne tint à passer par la rampe cette fois là encore. Le couloir du bureau lui parut interminable tant elles avançaient avec précaution. Arrivée à la porte, camouflée dans leur capuche, Genius frissonna à l'idée de la caméra. Celle ci équipée d'un détecteur de mouvement se mit à bouger et à suivre ses mouvements : C'était la faille ! Ce n'était pas une caméra continuellement branchée, elle s'activait uniquement lorsqu'elle détectait du mouvement. La petite diode rouge sur le coté en était témoin : " - Merde !" se maudit Jeanne. " - On aurait du le deviner ! ça veut dire que l'enregistrement est inutile : Faut trafiquer la mémoire des mises en activité ! sinon la cassette va être louche et... " chuchotait elle à sa soeur un peu plus loin...

      " - Miaow... "

      " - Mephisto !" s'exclama Jeanne accueillant leur chat avec plus de chaleur qu'à son habitude ! Jouant parfaitement la comédie, elle se mit devant la caméra comme si elle essayait d'attraper le chat laissant l'opportunité à sa soeur d'entrer dans le sanctuaire sans être vue, cachée derrière la silhouette en gros plan de sa soeur tenant le gros chat dans ses bras et lui prodiguant des caresses tout en lui reprochant de l'avoir fait courir. Une fois la scène filmée, elle fit mine de s'en aller et puis revint sans le chat à la porte pour entrer à son tour : " - Voilà ! Y aura plus qu'à faire le raccord entre ce que je viens de montrer à la caméra et ce que Matthias nous a apporté... ça devrait aller. On coupera juste après mon départ."

      Mais la partie n'était pas finit. Alors que sous les faisceaux de leur torches la pièce rectangulaire se dessinait, avec son grand tableau derrière son fauteuil en velours représentant Alastor-Adamus Mordread, un ancêtre, son grand bureau ovale en bois de noyer sculpté et protégé par une plaque de verre, soutenant de nombreux dossiers en tas, un sous main en beau cuir, quelques pots à crayons en cuir également, plein de bic, de crayons à papier, de feutre de qualité et de quelques stylo-encre de marques, une lampe de chevet énorme à l'abat jour fait d'une peau étrange et veinée et son ordinateur d'où sortaient, tels des serpent étroits une multitudes de fils grisâtres, un boitier bizarre était collé au mur avec un petit clavier numérique.

      " - Easy ? N'avance pas... Il y a des détecteurs de mouvements dans la pièce... Tiens, prends ça... " Genius en action avait tout prévu : Si leur père avait pris la clef en touchant des touches pleines de colle, il devait rester des résidus de colle sur les claviers intérieurs. Elle passait à sa soeur, plus près du clavier, le fond de teint phosphorescent dont elles s'étaient servies à Halloween dernier avec son petit pinceau en poils de soie. " - Passe ça sur les touches... Avec la colle, voire simplement avec la transpiration des doigts de papa, ça devrait rester collé plus longtemps sur certaines touches... Restera plus qu'à essayer les diverses combinaisons..."


    EASY

      Easy avait enfoncé la clef dans la porte avec une fébrilité non dissimulée, une véritable excitation s’emparait d’elle, l’une de celle qu’elle n’avait plus ressentit depuis longtemps. On s’habitue avec une facilité déconcertante à défier les règles et à repousser l’interdit. Maintenant Easy sniffait par manque d’adrénaline, pourtant sa vie était bien plus palpitante que celle de la pluparts des jeunes de son âge. Mais non, forcée l’entrée du bureau de son père était l’une des entreprise les plus passionnante à laquelle elle avait pu s’adonner depuis ses premiers émois de lycéenne, en même temps, quel père!

      Forcément lorsqu’elle se trouva sur le seuil de la pièce elle voulu se précipiter à l’intérieur, à l’inverse de sa sœur qui savait garder l’esprit froid en toute circonstance, Easy, elle, se laissait souvent submergé par les émotions , malgré de bonnes capacités d’analyse.
      Sa sœur la retint de justesse par ses mots, et Izz repris vite son sérieux, oui, Genius avait raison, on ne pouvait pas y aller ainsi à l’aveuglette. Elle attrapa le poudrier et avec un savoir-faire qui lui venait autant de sa coquetterie que de son expérience en bidouillage du genre elle fit voler un peu de poudre sur les touches du clavier. Son geste était précis comme celui du dessinateur qui ombre son dessin, le poigné souple et retenu. Le problème ici, c’est qu’elle n’avait jamais vu son père faire, combien y avait il de chiffres ? La poudre s’arrêta sur cinq d’entre, eux, pas de chance, lesquels étaient les bons ? Le doute s’insinuait dans son esprit, si elle tapait une mauvaise combinaison, l’alarme ne risquait-elle pas de se déclencher instantanément ?
      Mais Isabelle Mordread savait avec l’expérience que son culot lui portait chance, qu’en y allant franchement elle avait plus souvent gagné que perdu. Et elle se lança dans l’enchainement le plus rapide possible et méthodique des combinaisons. En effet, Easy un jour Easy toujours, la combinaison gagnante du super-loto sortie après seulement quelques essais. La diode électroluminescente qui irradiai de sa lumière rouge passa au vert dans un bip faible, les lumière s’allumèrent en même temps comme pour indiquer au visiteur qu’il pouvait entrer.

      Easy avança doucement et avec prudence, aucun système d’alarme ne se déclencha et elle laissa sa sœur fermer la marche. Devant elles s’élevait un bureau qui différait un peu de ce qu’Isabelle c’était imaginé, notamment par son manque d’ordre. Bien sur ce n’était pas le foutoir, mais sur le bureau certains dossiers était encore éparpillés. Easy aurait bien mieux vu son père s’appliquer à les remettre à leur place après chacune (même la plus petite) de leur utilisation.
      Finalement, après s’être habitué au lieu, elle repris assez rapidement ses aises. Oui, elles avaient enfin déjoué tout les plans de leur père, il ne restait plus qu’a se repaitre de leur passage dans ce lieu merveilleux.
      Elle se tourna vers sa sœur, et lui décocha son sourire qui les faisait tous tomber,

      « La classe Genius, même le père Mordread nous résiste pas ! »

      Elle termina dans en un petit pas de danse avant de s’installer dans le fauteuil de son père avec une désinvolture insolente. Elle fit quelques petits tours par jeux, puis regarda les étagères pleines de dossiers, mais aussi d’objets étranges. Leur père était un fabriquant d’armes. Easy en connaissait un tas sur les armes, mais certaines d’entres elles n’avait rien de ces bons vieux automatiques ou encore du bon gros fusil à pompe qui fait tâche. L’une d’entre elle plus particulièrement attira son attention. Le canon de cet petit pistolet semblait comme fait de caoutchouc et avait l’air très extensible, alors qu’en dessous de la gâchette se trouvait comme un mini réservoir qui avait l’air tout aussi étirable. Elle le toucha du bout du doigt, mais eu comme un frisson devant cette arme presque organique. Elle fit un petit tour dans la pièce, puis se lassa vite d’un spectacle si sérieux et vint se rasseoir dans le fauteuil paternel. Elle posa les mains sur le bureau et pris un ton très sérieux,

      « Chère madame, j’ai le plaisir de vous annoncer le bon déroulement de notre projet. Les fournisseurs sont très optimistes quand à la conception de ce nouveau modèle. Cependant pour terminer notre collaboration j’ai besoins d’une signature en bas de ce dossier. » Elle attrapa l’un des dossiers qui trainait sur le bureau, et dans un clin d’œil complice le présenta à sa sœur, « A toi l’honneur soeurette. »

      GENIUS a écrit:
      Genius s'était elle aussi avancée à son tour dès que les lumières s'étaient allumées, mais avec plus de prudence encore que sa soeur. Ses yeux noirs parcouraient chaque détails de la pièce à la recherche de quelques systèmes de sécurité oubliés mais, il semblait que non, elles ne risquaient plus rien.

      Tandis qu'Isabelle se mettait à son aise dans le fauteuil de leur père, elle, allumait l'ordinateur songeant à leur couverture avant tout. Ses doigts pianotèrent un instant le clavier et s'arrêtèrent brusquement. Izzy lui faisait glisser un papier pour obtenir sa signature ou Dieu sait quoi. Jean la regarda et lui dit : " - Mot de passe !" dit elle avec sérieux en regardant sa soeur. " - Pas moyen de modifier quoi que ce soit dans sa banque de données si on a pas le mot de passe !"

      Jeanne connaissait bien son père. Un homme plutôt débonnaire mais strict. Disons qu'il fallait aller dans son sens. Elle savait aussi qu'il se reposait entièrement sur leur mère pour toute la gestion de la maison, des factures et même de ses bagages quand il devait partir... L'organisation n'était pas son fort. Il y avait donc de forte chance pour qu'il y ait.... **Ah ah ! cher papa, quand t'achèteras tu une tête ?!** pensa fortement Jean' en ouvrant quelques tiroirs et en sortant un petit carnet noir sur lequel était inscrit toutes sortes de renseignements utiles : Adresses de sites internet, login, ... mots de passe... Il ne lui fallut pas bien longtemps pour trouver celui qui permettait d'avoir accès à l'ordinateur.

      Elle le montra à sa soeur un sourire triomphant aux lèvres et s'attaqua aux enregistrements vidéo. D'abord, vérifier qu'on ne voyait pas Easy... Puis, vérifier la longueur totale d'une enregistrement normal, couper les images compromettantes, remettre celles de Matthias... Elle éjecta le CD de leur ami, le tour était joué ! " - Fastoch' !" dit elle en souriant.

      Il était temps d'explorer l'endroit. Elle vérifia les dossiers qui avaient eu droit à une première visite de sa soeur. " - Faudra penser à couper l'alimentation de la caméra le temps de sortir... " dit elle en lisant. Elle reposa le premier dossier et pris le suivant.... Puis un autre... et encore un autre... Et peu à peu son visage s'obscurcit. En posant le dernier dossier elle avait l'air franchement perplexe. " - Des commandes... Rien de plus... rien de secret, d'intéressant... Pas de prototypes, d'inventions de trucs top secret... C'est vrai quoi... On le sais déjà qu'il vend du matériel aux militaires, des mitraillettes, des bazookas des trucs du genre... "

      " - En fait le seul truc bizarre ici, c'est ce jouet !" Elle désignait l'étrange pistolet à eau que sa soeur avait légèrement touché. Elle s'affala à son tour sur le fauteuil et forcément sur sa soeur au passage. " - Y a un truc qui cloche, soeurette !" Elle attrapa le dossier que sa frangine lui avait filé pour jouer et le feuilleta à son tour en se redressant d'un coup, sous l'effet de la surprise. " - Non ?!" dit elle tout haut. « Faut trouver les dossiers sur l'ordi, je suis pas sûre de comprendre ce truc. » Elle fila alors le dossier à sa soeur. Sur la commande écrite avec pas mal d'abréviations comme A.P.O., et autres sigles incompréhensibles, il y a avait un terme bizarre dans la commande...

      Entre autre "K40-TI 560 semi-automatiques....................50 unit." et autres, il y avait écris "Dispens. Eau. Bén. 50 dl/sec................20 unit. " - Qu'est ce que c'est que ce truc là ?" Elle ne voyait qu'une possibilité : Trouver le prototype en question dans les dossiers informatiques de leur père !


    EASY

      Easy fit la moue lorsque Jean’ l’ignora superbement branchée sur l’ordinateur du papa. Izz resta attentive aux manipulation de sa sœur un instant, puis, assez peu patiente et réalisant que sa sœur n’aurait pas forcément besoins de son aide, elle repartie dans ses amusements futiles, et ouvrit un dossier qui trainait à côté de celui qu’elle avait tendu en premier et qui finalement n’avait pas su attirer l’attention des filles tout de suite
      Effectivement, comme Genius le nota plus tard, il ne s’agissait que de relevés de commendes, qui n’avaient franchement rien d’intéressant.
      N’étant pas quelqu’un doté d’une très grande concentration, Easy avait du mal à se fixer sur les dossier ennuyeux et les relégua à sa sœur, une fois que celle-ci eu finit de bidouiller la caméra, pour retourner à sa première découverte, le pistolet. Intrigant objet, Izz jurerais le voir respirer. Il avait tout du pistolet, à la base, sauf qu’il y avait toutes ses subtilité, il avait l’air d’être fait de peau, et d’être doté de propriété extensibles à faire pâlir le sac de Mary-Poppins. Elle le toucha une nouvelle fois du bout des doigts et observa ce qu’il y avait sur les côtés et derrière l’objet. Système de sécurité ? Alarme ? Non, rien du tout, elle le souleva, le soupesa, et finalement le pris dans ses mains. Excitée, elle retourna s’asseoir sur son gros fauteuil, en face de sa sœur qui râlait, et fronça les sourcils lorsque cette dernière traita « son précieux » de joué,

      « Tu ne sais pas de quel objet tu parle jeune Padawan, Tu aurais tord de … » Elle eu le souffle coupé avant la fin de sa phrase, car l’arrière-train de sa soeurette venait de s’asseoir sur elle. Easy ne broncha pas, mais faillit lâcher son trésors dans la secousse, et le posa alors précipitamment sur le bureau, « S’malin ! »
      Genius ne l’attendit pas, elle était déjà en proie à une sorte de fascination pour cette nouvelle commende. La rapidité de lecture de sa sœur épaterait toujours Easy, elle attrapa le dossier et le parcouru, elle aussi le plus rapidement possible, « putain ! Il travaille pour Buffy ou quoi ?! » Easy rigola faiblement, c’tait même pas drôle. Elle pensait forcément au vampire et autre créatures d’outre-tombe, puis elle pensa, un peu sombrement qu’il s’agissait peut être d’accessoires pour le cinéma.
      Elle amena l’ordinateur jusqu’à elles (puisque Genius était toujours assise sur elle, et qu’il hors de question qu’elle parte de ce siège.

      Le mot de passe d’entrée semblait être considéré comme suffisait par le paternel, et Easy ne mis pas longtemps à trouver les dossiers de prototypes. Elle parcouru des listes entières sans jamais trouver la référence souhaité, « Et meeerde ! Y’a rien la-dessus! S’pas vrai ! ». Elle remonta dans les dossiers, chercha un peu partout, beaucoup de codes qui auraient demandé un peu plus de temps pour être compris. Elle commença à se ronger les ongles, alors que les noms des fichiers commençaient à avoir une cohérence pour elle. Lorsqu’elle tomba sur le S000A.P.O elle fit le lien avec le dossier manuscrit et cliqua sans hésitation. D’autre dossier, sous-dossiers etc … Elle les écuma mais cherchait surtout celui qu’elles avaient repéré, pas le temps de s’étendre sur des découvertes annexes. « Ca y est ! Look ! »
      Un schéma précis, et un modèle 3D de l’arme se présentait devant les yeux des filles. Dessous une description furtive, et elle aussi codée de ses caractéristiques. Ce qui surpris le plus Easy se fut la ressemblant à son trésor à elle. L’objet n’était pas le même, mais ici encore on partait d’une arme normale : un sniper, avec une visière elle aussi tout ce qu’il y avait de plus normale, mais c’était son chargeur qui était différent. Sur le plan de coupe, on comprenait facilement que les cartouche était remplies d’un liquide et qu’elles prenaient la formes de petites seringues rudimentaires.
      En dessous il y avait un détail de la cartouche et malgré la difficulté pour lire l’écriture en abrégée, on comprenait que ce que contenait les cartouches n’était pas un simple liquide, mais bien de l’eau bénite.
      Son père ne ferait pas de dossier aussi complet pour un simple accessoire de cinéma. Non, ce truc c’était pas de la camelote.
      Easy pensa alors à sa trouvaille, et l’attrapa avec empressement, pour l’observer sur toute les couture. Ce qu’elle cherchait était écrit en relief sur la crosse: - P.TYPE PHTM3.5 - « Je crois qu’on a un prototype en … chair et en os , si j’ose dire, juste sous les yeux… »

      GENIUS a écrit:
      Genius regardait l'écran, suivant chaque recherche de sa soeur, se mordillant la lèvre au même rythme qu'Izz, ses ongles... Elle commençait à se demander si ce n'était pas une simple blague cette histoire... Et quand Easy lui commanda de regarder sa trouvaille, ce fut bien inutile : Elle fixait l'écran incrédule. Ce n'était pas une blague ! Elle fixa sa soeur avec cet air d'incompréhension qui lui était habituel. En général, quand elle était déstabilisée, il lui suffisait de se plonger dans les yeux noirs d'Izz pour se nourrir de leur complicité et retrouver ses repères mais cette fois, la jumelle de Genius fixait autre chose : Elle observait avec minutie le "jouet" qu'elle tenait jusqu'à ce qu'elle trouve son "nom".

      Il était temps de chercher le dossier de ce machin P.TYPE PHTM3.5 ! Ce fut le tour de Genius de chercher dans les dossiers bizarres de ce client étrange et inconnu appelé "A.P.O.". Entre deux touches, elle songeait malgré tout à leur sécurité et regarda sa montre vite fait... Dix minutes encore sûres, après cela, elles risquaient de tomber sur Papounet ! Genius n'en revenait pas. C'était quoi ce délire ? Le paranormal, oui, elle savait que ça existait. Leur grande soeur, Ethelreda, en avait fait son métier : Elle était "sorcière". Elle leur avait déjà montré quelques petites choses amusantes... et puis les deux soeurs avaient leurs entrées dans un "club" très fermé de mecs gothiques qui s'amusaient à appeler les morts, mais bon, de là à passer direct aux... Aux vampires ?!

      Quelque chose frissonna dans l'esprit de Jeanne... Quelque chose qui ressemblait à un frisson de plaisir. Du danger, du vrai, de l'inconnu... Ça pouvait exister ? Pour de vrai ? Elle regarda Easy pour voir ce qu'elle, elle en pensait. Sa soeur était grande gueule, mais ça lui réussissait toujours. Et d'un autre coté, elle avait cette même faim qu'elle : Qu'il n'y ait pas que de la gueule mais aussi de l'action ! C'est ce que Jeanne reprochait essentiellement au club gothique : C'était mignon leurs expériences, mais pas très probant et puis bon, quand on a vu un verre bouger tout seul une fois, on les a tous vu... Après il y avait bien les rituels de magie noire et le reste mais franchement, ils faisaient plus de cinéma qu'autre chose... Là, c'était leur père ! Un
      homme sérieux.

      Genius était tellement perturbée qu'elle n'arrivait à rien, elle avait même réussi à perdre les dossiers des prototypes. S'en rendant compte, elle grommela : " - Merde !" Qu'est ce que c'était que ce dossier même pas amusant dans lequel elle venait d'échouer ?

      **Ah ! APO ! Ça y est je l'ai retrouvé !** Raté, mais devant leurs yeux s'étalait de nouvelles informations pour la plupart cryptées à l'exception de "Chateau de Hafelstadt, Transylvanie." "- De mieux en mieux ! C'est pas Buffy ! C'est Dracula !" ricana t-elle. Puis regardant de nouveau sa montre : " - Trois minutes !" Ne retrouvant plus les dossiers importants à leurs yeux, elle se contenta de programmer un arrêt de l'alimentation de la caméra pour les cinq prochaines minutes et repassa l'ordi à sa soeur avec l'espoir qu'elle retrouve LE dossier rapidement puis se leva et commença à tout remettre en place. " - Dépêches !" chuchota t-elle comme si elle craignait que leur père ne les entende déjà...


    EASY

      Sa sœur levée, Easy se remis à pianoter sur le clavier, lançant recherches et mots clefs avec une efficacité redoutable. Elle retrouva vite le dossier, elle avait l’habitude des langages cryptés et à défaut de les comprendre réellement, elle les assimilait vite et savait se diriger à travers ces derniers comme par instinct. Elle imprima rapidement la feuille du prototype avec une fébrilité renouvelée.
      Exactement de la même manière que Genius, elle sentait bien plus que son adrénaline habituelle, pour la première fois depuis longtemps, à son excitation se mêlait la peur, la vraie.
      Si Jean’ et Izz n’avait pas la même attitude face au monde, elles percevaient généralement les choses de la même manière, comme une sorte d’empathie incontrôlable. Elles n’avaient pas toujours besoins, même d’un regard, pour savoir précisément ce que l’autre pensait, ou dans quel état elle était.
      Leur actions s’alliaient parfois dans un timing parfait, dans des situations de crises, telle que celle-ci par exemple.
      Dans cette pièce, Isabelle et Jeanne ne formaient qu’une seule et même personne, coordonnée, et fusionnelle tant l’aventure qui se présentait à elles était enivrante.

      La brunette rangea la feuille imprimée dans sa poche précipitamment et reposa le prototype avec une parfaite précision, regrettant de ne pas le prendre avec elle, mais pensant qu’il y en aurait pleins d’autres chez Dracula. « On décolle. » Lança-t-elle à Genius qui ouvrit la porte. Les deux filles sortirent l’une après l’autre, droite et victorieuses, laissant derrières elle une salle qui ne portait aucune trace ( en tout cas aucune qui ne les trahit jusqu‘a ce jour ) de leur passage.

      Easy, alaise dans le jeu d’actrice débordait d’excitation, mais son visage, à peine eu-t-il passé le seuil de la porte, n’en laissa plus rien paraitre. Hors du bureau, même si leur présence dans les couloirs pouvait paraitre louche, personne n’irait imaginer qu’elles sortaient du bureau de leur père. Mais mieux valait ne pas se donner un air coupable, c’était le B-A BA de la duperie. Comme pour rendre leur opération plus parfaite, après quelques pas dans le couloirs, elles purent entendre la porte claquer.
      Leur père était rentré, certainement exténué.
      Easy devant, descendait l’escalier avec un naturel déconcertant, elle lança même à son père, « Bonne nuit papounet! » Ce à quoi répondit très gentiment, puis les deux filles retournèrent dans leur chambre sans plus de difficulté.
      Inutile de préciser qu’Easy ne dormis pas de la nuit, imaginant dans sa tête le château du comte Dracula en Transylvanie. Voila de la motivation pour finalement obtenir son BAC, et partir en excursion chez les buveurs de sang.

      GENIUS a écrit:
      Dès qu'Izz eut décrété l'ordre de partir, Genius à la porte qui surveillait la progression de sa trotteuse, ouvrit la porte pour la laisser passer, refit le code du détecteur de mouvement et ferma fébrilement la porte et rejoignit rapidement sa soeur qui descendait l'escalier et saluait leur père d'un petit nom gentil, ce à quoi, en parfaite harmonie, Jeanne répondit en l'embrassant carrément et alla se coucher elle aussi, un petit sourire aux lèvres.

      Sa nuit non plus ne fut pas très reposante, tournant et virant sans trouver de position agréable, elle n'eut de cesse de repenser à leur aventure. Sans même se concerter, les deux jumelles avaient eu la même idée : Celle d'une excursion de grande à travers l'Europe pour aller voir ce fameux château. Mais pour obtenir une telle permission, elles n'avaient pas le choix : Obtenir leur BAC. Si pour JEanne c'était gagné d'avance... Pour Isabelle, il faudrait voir à trouver un subterfuge...



    Cela faisait longtemps qu'elles regardaient le bureau de leur père avec envie. Quand on est fabricant d'armes, forcément on est tenu à quelques mesures de sécurité...

    Finalement les filles élaborèrent un plan pour l'investir en parfaite discrétion. Mais si leur curiosité fut enfin satisfaite, elles en sortirent avec une étrange révélation : Leur père fabriquait d'étranges armes pour un insolite client. Intriguées les filles décidèrent d'aller voir sur place.

    Le BAC ne fut finalement pas une si grande épreuve. Les deux sœurs furent même déçues par le niveau de protection des données du rectorat. La paire s’en sortit avec une mention BIEN chacune. Elles gagnèrent alors haut la main le droit de rendre visite à nos cousins les vampires.

    Elles partirent donc en stop vers la Transylvanie. Elles poussèrent même le bouchon en avouant à leurs parents qu'elles souhaitaient aller voir le château de Dracula, sans dire bien sûr qu'il s'agissait d'un château autre, mais dont les mystères étaient bien plus grands que celui du Comte Dracula, ouvert aux touristes...

    Elles furent obligées cependant à donner des nouvelles chaque jour, ce qu'elle firent pour ne pas perdre cette chance unique. Mais arrivées au bout d'un mois, en Transylvanie, elle bifurquèrent pour s'approcher subrepticement du château de Hafelstadt. Là, elle installèrent leur campement et observèrent les allées et venues de ses habitants quelques temps, élaborèrent un nouveau plan et... Se jetèrent dans la gueule du loup. Ce n’était pourtant pas faute d’avoir tout peaufiner, la discrétion des opérations, l'entrainement physique, la précisions des observations. Elle créèrent même une sorte de confusion dans la base externe en détournant le système de sécurité à l'entrée, il sonnait à chaque fois qu'une personne dont le corps était constitué à un trop faible pourcentage d'eau passait devant. C'est de cette manière qu'elle purent se rendre compte du nombre de personnes dans ce château qui n'étaient pas totalement humaines. Elles étaient parfaitement rodées, mais le loup les dévora.


    En effet, n'ayant pas réalisé à quel point elle venaient de toucher un point sensible et hautement protégé de manière magique autant que de manière plus matérialiste, après avoir passé la première zone, elles furent cueillies par des sentinelles du château alertées magiquement qu'une intrusion venait d'avoir lieu. Évidemment, les filles ne se laissèrent pas faire, après avoir griffé, donné des coups de pieds et mordu, il fallut bien quatre sentinelles pour en venir à bout plus une dose de tranquillisant pour chacune. Enfermées dans une geôle de quarantaine, à l'écart de toute activité de l'A.P.O. leur cas attendait d'être traité... Elles n'avaient eu le temps de ne rien voir, ni de ne rien découvrir, mais si cela les faisait enrager, l'A.P.O., elle, se demandait jusqu'à quel point elles étaient au courant de leurs activités...

    » Autres informations :

    Jeanne aime les amphétamines. Elle n'en est pas dépendante, mais c'est tout juste. Elle aime se sentir vivre à cent à l'heure, et les cachets lui permettent ça. Elle en a régulièrement besoin pour se sentir vivante.

    Elle est dépendante du tabac et fume un paquet et demi par jour. Sa marque favorite : Benson&Hedges.

    Les deux jumelles pratiquent sans le vouloir une légère télépathie : Jeanne sent quand sa soeur est en danger. Elles finissent très souvent les phrases l'une de l'autre. Il n'est pas rare qu'elles aient les mêmes idées. Si ce pouvoir se révèle bel et bien existant, en revanche, elles ne le contrôlent pas du tout.

Données Complémentaires


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GENIUS