Age, date de naissance : 56 ans, né le 10 juillet 1953. Lieu de naissance (optionnel) : St Sulpice, en Suisse.
Situation sociale : Divorcé Activité professionnelle : Médecin Généraliste, à son compte à St Sulpice.
Données Personnelles
» Description physique : C'est un de ces hommes qui paraissent immenses parce qu'ils sont avant-tout longs. Les kilos semblent se loger uniquement dans son ventre qui alourdit sa silhouette, et pas du tout dans le reste de son corps. Il a de grands pieds, et de grandes mains, de ces mains particulières qui ne deviennent jamais moites, vous savez, comme si elles étaient trop lisses pour ça. Il déplace son corps dans des mouvements larges et lourds, pourtant très controlés et en général précis, mais pas du tout grâcieux. En bref, il est de ces hommes assurés, d'une autre époque, de ces hommes dont on a l'impression par leur attitude qu'ils sont, tout simplement, et non pas qu'ils se cherchent ou cherchent à être. Ses lunettes qu'il n'a pas changées depuis trente ans se posent sur son nez pour lui donner un air de sérieux qui lui manquerait si elles n'étaient pas là. Partie intégrante du personnage, elles donnent à ses yeux sombres une lueur de compréhension, ainsi qu'une attitude paternelle, de ces expressions qui vous font entrer en confiance, et qui ont sans doute expliqué pourquoi ses clients le choisissaient comme médecin de famille, détenteur de tous leurs secrets, plutôt que d'autres collègues tout aussi capables d'assurer de bons diagnostics. Sa bouche, au naturel large et fine, et légerement tombante, faisant penser a des babines de chien, sourit de ces vieux sourires de nostalgie, de ces sourires qui savent qu'on n'est jamais parfaitement heureux. Mais il s'en sert aussi pour donner conseils, informations et réprimandes de sa voix bourrue ou les syllabes ne sont jamais très articulées. Ses cheveux, toujours parfaitement peignés, dégarnissent lentement son front, et ils arborent une couleur gris foncé qui pourrait être bien plus claire, étant donné son âge.
» Style vestimentaire : Une chose est sûre, c'est que vous ne le verrez certainement pas en jean ou en t-shirt ! Adepte des chemises, des polos et des pullovers (toujours portés par-dessus une chemise, bien sûr), il assortit le tout à des pantalons de velours en hiver, des pantalons de tissu généralement beiges au printemps, et, s'il fait tres chaud et n'a pas à travailler ce jour-la, des shorts longs taillés dans ce même tissu beige. En haut, ses couleurs sont le rouge, le blanc, le bleu ou le vert foncé, et ses polos peuvent éventuellement avoir des rayures verticales. Ses chemises de fines rayures horizontales à peine visibles. Ses pull-overs, quant à eux, s'ils ne sont pas unis, arborent le plus souvent de jolis losanges. Ah oui, je vous parlais des shorts, tout à l'heure. Est-il besoin de préciser qu'en plus de ça, l'idée que porter chaussettes et sandales n'était que très moyennement élégant ne l'a jamais effleuré ?
» Personnalité : Bien sûr, il est délicieusement vieux-jeu. Réfléchissez, cinquante-six ans, ce n'est pas si vieux, pour beaucoup, ce n'est sans doute pas très éloigné de l'âge de vos parents, et vos parents ne sont pas comme ça. Non, ça fait juste partie de lui, comme l'entretien d'une certaine nostalgie. En homme très droit, il refuse en général d'agir contre la loi ou contre des préceptes simples : on ne vole pas, on ne tue pas, on respecte son pere et sa mere, etc, etc. Aussi a-t-il beaucoup de mal avec certains refus de l'autorité qu'il remarque chez les jeunes (ceux-la, en leur parlant, on arrive en général à leur faire entendre raison), mais surtout de plus en plus fréquemment chez des gens plus âgés. Ce n'est pas qu'il soit macho, ce mot lui sied peu, mais il a une idée bien précise de la place de l'homme et de la femme dans la société. Les tâches ménagères ne sont certainement pas pour lui, par exemple, et, depuis son divorce, sa femme de ménage s'occupe de tout chez lui (lessive et repassage inclus), et il prend en général ses repas dans des cafés qui servent à manger pour un prix qu'il juge raisonnable (d'ailleurs de l'argent, il en a, et même s'il n'en avait pas, il aurait honte de rechigner à payer pour sa nourriture). C'est un homme en général calme, patient, à l'écoute. Mais son ouverture d'esprit n'est qu'assez limitée. Elevé dans une famille traditionaliste, il s'est toujours montré sceptique envers l'église, mais en applique pourtant malgré lui les principes (il grimace toujours lorsqu'on vient lui demander une pillule du lendemain, et perd alors toute considération pour la jeune fille, ainsi que tous les airs de merveilleux papy qu'il avait pu lui offrir jusque-là). Paradoxalement, ses colères, lorsqu'elles arrivent, sont des ouragans, il beugle, il casse, il frappe de ses grandes mains brutes, et il n'est pas question d'espérer répondre a ses accusations. Enfin, il a beau être médecin, il possède certains défauts que les plus jeunes de sa profession mépriseraient : il fume la pipe depuis ses dix-sept ans et n'a pas l'intention d'arrêter. De plus, il a en général besoin d'un petit verre de cognac, le matin, avant de commencer la journée. Pourtant, rares sont ceux qui savent ceci, puisqu'on ne le voit jamais ivre ou dans un véritable état de manque.
» Compétences et domaines de prédilection : C'est un homme d'une grande psychologie, il écoute les gens avec une grande patience, et a comme le pouvoir de s'attirer leur confiance, vous ne savez pas pourquoi, il y a des gens comme ça. Et puis bon, il s'y connait aussi tres bien en médecine, en botanique, etc, de par son métier, évidemment (cependant, il n'est pas chirurgien, et même s'il connait un peu de théorie niveau opération, il n'a jamais découpé personne, comme il le dit en plaisantant).
» Histoire : Le petit garçon devait avoir à peu près sept ans. L'âge qu'avait Lucile, sa fille, quand Claire, son ex-femme, et lui avaient divorcé, douze ans plus tôt. Mais Lucile n'avait pas posé de problème. Elle était partie vivre en France, avec sa mère, bien sûr, dans l'appartement luxueux dont il payait lui-même le loyer, selon l'arrangement conclu au préalable, et ensuite, tous les étés jusqu'à sa majorité, elle les avait passés a St Sulpice, malgré la perte de ses amis d'enfance, malgré l'ennui qui régnait au village. Toujours très sage, Lucile. Elle avait tout de suite compris, lui semblait-il, mais peut-être n'était-ce que sa façon à lui de ne pas se sentir coupable, que les choses étaient mieux ainsi. Que Claire, qui n'avait pas encore trente ans, ne pouvait pas vivre avec un homme comme lui, tellement vieux, même pour ses quarante-cinq ans a peine. Elle l'avait aimé, comme une petite fille aime son médecin de famille, si tranquille, si posé, elle avait eu l'impression qu'il pouvait tout comprendre d'elle, elle avait eu la curiosité de voir ce qu'était le mariage, la vie à deux, elle ne savait pas qu'elle était trop jeune pour ça, qu'il n'était pas le bon, qu'il était le premier à vraiment, sérieusement s'intéresser a elle, mais que ça ne voulait pas dire qu'il serait le seul. De son côté, a l'époque ou ils s'étaient fréquentés sans sérieux, il s'était senti rajeunir a son contact. Emerveillé que cette petite fée puisse s'intéresser a lui, vieux ronchon qu'il était déjà, il s'était laissé pousser des ailes un temps, avant de retourner inévitablement à son vieux tabac à pipe et à son fauteuil moelleux, à côté de la cheminée. Bref, ça n'avait pas marché, inutile de vous faire un dessin. Ils ne s'étaient remariés ni l'un, ni l'autre, et, malgré la gêne qui les habitait encore chaque fois qu'ils se voyaient, ils étaient restés en bons termes.
Pas comme les parents du petit garçon, apparemment. Ceux-là ne cessaient de se disputer. Habiter le même village n'arrangeait rien, et devait rendre la séparation peu claire aux yeux de l'enfant. La mère était d'avis qu'il fallait qu'il voit un psychologue. Le père ruminait à cette idée : son fils n'était certainement pas un cinglé qui avait besoin d'un psy, hors de question. Cependant, il semblait avoir décidé que d'aller voir Parmentier ne lui ferait pas de mal. Celui-ci, à contre-coeur, osculta le petit. Cinquante-six ans à vivre dans ce village, et trente ans à y être médecin, il avait bien compris que la plupart des maladies - en l'occurence, le manque d'appétit et l'affaiblissement - avaient un rapport avec le mental. Cependant, il ne donna pas l'adresse de son amie psychologue. Ça ne servirait a rien. Elle serait aussitôt oubliée. Et il aurait bien essayé de discuter avec l'enfant, de faire lui-même le travail, mais jamais le petit ne se confierait si son père restait dans la piece. Et son père ne semblait pas avoir l'intention de quitter la piece.
"Bon, eh bien, je pense qu'il faut avant tout du repos et je vais vous prescrire [placez ici le nom d'un médicament placebo], au cas où", fit-il en rédigeant l'ordonnance à la main. Il refusait de se servir d'un ordinateur. Le système l'exigeait, désormais, mais il ne toucherait pas à cette machine. Aussi sa secrétaire était-elle chargée de transmettre tous ses papiers à l'ecran, en plus de son travail habituel.
"Si ça peut lui faire lacher sa trousse à maquillage !" grommela le père.
"Une trousse à maquillage... Elle est à ta maman ?", devina le médecin. Le petit garçon fit oui de la tête. Il prit son inspiration, comme pour dire quelque chose. Puis se ravisa. Son pere était déjà en train de signer un chèque. Les trois personnes se levèrent et se dirigèrent vers la porte, le médecin les enveloppant de ses au revoirs sympathiques et protecteurs.
"En fait", fit l'enfant d'une petite voix juste comme il s'apprêtait a franchir la porte "Il y a quelqu'un, dans la trousse à maquillage."
"Elle sent comme ta maman, c'est ce que tu veux dire.", fit Parmentier.
"Oui. Mais il y a aussi vraiment quelqu'un."
Sans attendre de réponse, il bascula son petit sac à dos de son épaule et en sortit une trousse blanche, en forme de demi-disque, qu'il ouvrit assez pour laisser voir son contenu : des fards, des bâtons de rouge, des mouchoirs, des dosettes de colire. Parmentier ne dit rien, se contentant d'observer. Devant son manque de réaction, le petit garçon sembla s'énerver.
"Là", dit-il en indiquant un miroir cousu a l'intérieur de la trousse. Eh bien oui, il y avait quelquún. Il y a toujours quelqu'un, dans les miroirs, et c'est en général la personne qui s'y regarde. Alors pourquoi Parmentier avait-il l'impression que ça ne collait pas, qu'il y avait effectivement quelque chose d'autre ?
"Quand je lui parle, il répond, et il me calme.", dit l'enfant.
Le médecin se reprit et adressa au petit ce sourire paternel et faux, que l'on adresse aux enfants qui vous racontent avoir réussi à voir le pere Noël, cette année. Les amis imaginaires n'étaient pas des inventions rares, chez les enfants de cet âge, après tout. Et il avait vite compris qu'il fallait leur laisser passer ça. Sans rien dire, il serra donc la main des deux, et les laissa partir, avant de prendre sa consultation suivante. Mais ça lui trottait dans la tête, tout de même. N'avait-il pas vu, dans ce miroir, quelque chose qui n'aurait pas dû y être ?
» Autres informations : Vous l'aurez compris, il ne sera sans doute pas très utile dans les missions nécessitant une agilité exceptionnelle. Néanmoins, ce n'est pas un vieillard : il est grand et plutôt costaud, et, même s'il ne fait pas le poids par rapport a des types super-entraînés, il peut sans doute maîtriser quelqu'un de carrure moyenne assez facilement.
Données Complémentaires(optionnel)
Thème musical : Ce que je vois qui se rapproche le plus serait le générique de Maigret (dont je me suis inspirée pour certaines parties du personnage).
Informations pour l'administration
Image représentative :
Signature :
Dernière édition par Jade le Ven 11 Sep 2009 15:30, édité 1 fois.
Je ne suis pas le genre de patiente qu'il doit avoir l'habitude de voir. Il doit être plus axé sur les personnes âgées et vêtues de blouses. Il faut dire qu'un médecin qui fait aussi vieux ça ne court pas les rues. Et heureusement d'ailleurs.
Cependant dès que je le vois j'ai l'impression d'être bien tombée, c'est exactement l'homme que j'ai vu. Oui c'est l'inconvénient d'emprunter les miroirs en général c'est discret mais parfois on se retrouve à deux et là on se fait repérer. Ce n'était pas de ma faute s'il était habité, je ne pouvais pas le deviner. En tout cas, pauvre petit garçon, il a eu un peu peur quand le miroir s'est mis à m'insulter en arabe. Mais quelle idée de hanter un miroir pour un esprit arabe aussi !
Je vois le médecin et j'attends. Si je suis là c'est pour une raison, autant qu'il me dise de quoi je souffre, on va voir s'il est bon ! Par contre je pense que je risque de le reprendre parce qu'il a une tendance forte à oublier les accents grave et c'est très mal, les pauvres ils ne lui ont rien fait !
Quelques points de ce que j'ai lu sur lui m'ont également paru étrange surtout quand il parle de sa fille qui serait partie vivre seule à sept ans, mais j'ai peut-être mal lu. En tout cas, j'attends qu'il me dise quelle est ma maladie tout en le toisant.
Où sont les accents graves ? Et quelques points à revoir dans l'histoire, j'ai eu parfois du mal à suivre qui était qui au départ.
[Comme dit dans la partie "présentation", je venais de passer au clavier international quand j'ai rédigé cette fiche, et n'avais donc pas encore trouvé toutes les fonctionnalités. Maintenant, c'est bon, je maîtrise tous les accents et autre c cédille.
Désolée pour le côté pas très clair, c'est l'inconvénient de vouloir faire des fiches "en situation". Je vais tenter d'arranger ça.]
Parmentier s'assit à son bureau, en face d'une patiente qu'il n'avait jamais vue, dans un craquement de genoux, suivi d'un soupir, un soupir de lassitude quant à ses vieilles articulations, peut-être, peut-être un peu de douleur, aussi. Les jambes tendues sous la table, croisées au niveau des chevilles, les doigts de la main gauche s'entremêlant avec ceux de sa main droite, sur son ventre. Qu'est-ce qui pouvait bien l'amener, celle-là ? Pas le genre de la maison. Quoique... Il n'aurait trop su dire pourquoi, il avait une impression de déjà vu, tandis qu'il l'observait, comme ça, à travers ses imposantes lunettes.
Il inspira pour prendre la parole, et, en même temps, ses babines jusque-là abaissées se parèrent d'un sourire inattendu, comme si la visite de la petite dame était le rayon de soleil de sa journée. Comme s'il allait lui offrir un thé et des gâteaux secs. Comme si elle pouvait parler, en somme, de tout ce qu'elle voulait, puisqu'ils étaient entre amis.
"Eh bien", commença-t-il de sa voix basse, avec une sorte d'arrière-soupir dans ses mots, comme toujours lorsqu'il prenait la parole, en général. "Qu'est-ce qui vous amène, dites-moi ? Ce n'est pas l'épidémie de grippe, au moins, je ne compte plus les cas de soudaine hypcohondrie, de ce côté..."
Il savait bien que ça ne devait pas être ça. La petite ne toussait pas, ne se mouchait pas, ne reniflait pas. Elle n'avait pas non plus l'air d'avoir un membre cassé, de ce qu'il pouvait en juger. Pas de trouble alimentaire visible, mais on ne savait jamais, avec ces bestioles-là, elles étaient en général très douées pour se couvrir, se dissimuler, et finalement ne rien laisser soupçonner.
Il en savait quelque chose. Lorsqu'elle devait avoir douze ou treize ans, sa fille Lucile, qui vivait donc à l'époque avec sa mère à elle, et avec son ex-femme à lui, enfin, qui vivait avec Claire, pour résumer, avait proposé à une de ses camarades françaises de partager avec elle quelques semaines d'ennui estival en Suisse, chez son vieux père. Il avait fallu trois semaines, trois semaines avant qu'il ne se rende compte que tous ses plats amoureusement préparés n'avaient jamais transité dans l'estomac de l'amie en question, et que la nourriture finissait en général vomie dans les toilettes au papier peint bleu, à l'étage. Trois semaines. Il avait toujours considéré ça comme un échec professionel de sa part, de ne pas s'en être aperçu plus tôt. D'autant que lorsqu'il l'avait oscultée, à voir son corps, un corps même adolescent, aussi maigrelet, il s'était dit qu'il aurait vraiment, vraiment dû s'en douter. Mais avec des vêtements, on ne savait jamais.
Bref. Report d'attention sur le cas qu'il avait en face de lui. Il haussa un sourcil, attendant qu'elle lui décrive les symptômes. On verrait en fonction de ça si un examen rapide (ou non, d'ailleurs), était nécessaire.
Désolé j'avais zappé l'info... Je te réponds après la validation puisque tu poses une question à Chléo.
Je le regarde un peu mieux et je m'interroge, est-ce qu'il est vraiment médecin ou pas ? D'un autre côté, moi les médecins je n'en ai jamais réellement vu. Oui, je suis malade parfois comme tout le monde, mais je préfères voir d'autres personnes, des gens plus ... enfin moi ... enfin qui sont plus réceptifs aux énergies. Là, il devrait voir directement que je n'ai rien, enfin presque rien.
J'ai une toute petite allergie aux airelles mais ça m'étonnerait qu'il le trouve comme ça. Surtout que pour l'instant, je n'en ai pas côtoyé donc il est strictement impossible que le moindre signe ne le trahisse. Je vais tout de même lui parler un peu.
- Docteur, vous devriez le savoir ce que j'ai, à moins que vous ne soyez pas médecin ?
Mon ton est simplement interrogatif, il marque que je ne comprends pas et que je pense ne jamais comprendre ceux qui ont besoin des symptômes pour guérir. Je sais que la guérison passe surtout par l'énergie et par la réflexion. Je suis certaine qu'on peut tout soigner de cette manière. Mais ce n'est pas une notion très répandue malheureusement.
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