Nom : Sergueïevna Karamazovna Prénom(s) : Thalie Iekaterina Erzébeth
Sexe : Féminin Statut : Melle
Age, date de naissance : 25 ans, née le 17 janvier 1984 Lieu de naissance: Saint Pétersbourg
Situation sociale : Célibataire Activité professionnelle : Accumule les petits boulots: femme de ménage, serveuse...
Données Personnelles
» Description physique : Thalie est plutôt mignonne dans son genre, pour peu qu'on aime les nanas pleines de piercings et de tatouages, maquillées à la truelle; elle n'est pas grande, un peu rondelette, les yeux bleus et les cheveux de diverses couleurs et de diverses coupes, au gré de ses humeurs fantasques. Pour le moment, coiffés dans tous les sens, ils vaguent entre le noir passé et le rouge violacé. Elle a le visage rond et le teint pâle, qui la feraient ressembler à une poupée de porcelaine si on lui enlevait ses piercings et ses tatouages, et si elle prenait un peu plus soin d'elle; toujours assez négligée, elle dégage l'impression poussiéreuse d'une poupée de chiffon oubliée dans un grenier, et qui aurait soudain décidé de se mettre à la mode punk. Point notable: s'étant brûlé le front à la suite d'une affaire aussi floue qu'alcoolisée, Thalie a rasé ses sourcils et les redessine au crayon, de préférence avec des motifs hallucinogènes; pas seulement par coquetterie, mais surtout parce que sinon ça faisait fuir le client.
» Style vestimentaire :(optionnel) Toujours en noir, elle affectionne les gros godillots, les jeans usés et les vêtements de préférence larges et confortables. Sa seule folie vestimentaire notable, elle porte souvent des corsets et raffole des chaussettes psychédéliques.
» Personnalité : Thalie a toujours connu la solitude, et l'indépendance par la force des choses; elle n'est pas d'un caractère facile, grincheuse, désenchantée, sarcastique et insolente; froide au premier abord, elle fait souvent preuve d'une nonchalance qui peut passer pour du je m'en foutisme, mais qui n'est que l'illustration de son éternel adage: fais ce que tu veux tant que tu n'emmerdes pas le monde. En réalité, elle se fout de tout, sauf de ce qu'elle juge important, et garde un esprit ouvert, sans préjugés. Les dernières années qu'elle a vécu n'ont pas été pour adoucir son caractère; elle est devenue encore plus sombre et désenchantée, se perdant dans l'alcool pour un oublier un peu de sa misère. Malgré les apparences, c'est une jeune femme intelligente et cultivée. Elle a une mémoire excellente, parle trois langues et a même des rudiments de latin et de japonais.
» Compétences et domaines de prédilection : Thalie a vite apprit à être débrouillarde et indépendante; ses petits boulots successifs lui ont permit d'avoir de nombreuses cordes à son arc: cuisine, compétences en informatique, bricolages en tous genres, et j'en passe. Après avoir travaillé dans des endroits aussi peu râgoutants qu'une morgue, des abattoirs et autres usines à tripaille, Thalie a le cœur très bien accroché, et plus grand chose ne la débecte. Déjà, durant ses années de médecine, elle avait trouvé un petit boulot chez le légiste de la faculté, et nettoyait les bacs, vidait les poubelles et s'occupait en général de tout ce dont les médecins ne voulaient pas se charger.
» Histoire : Thalie Iekaterina Erzébeth Sergueïevna Karamazovna est née le 17 janvier 1984 à Leningrad (St Pétersbourg), dans une triste banlieue ouvrière louée par le gouvernement aux travailleurs des usines de métallurgie. Cadette d'une famille de quatre enfants, elle a très tôt dû apprendre à se débrouiller seule; ses parents travaillaient tous les deux à des cadences infernales, et ses frères et sœurs, déjà grands, étaient déjà partis, qui pour se marier, qui pour étudier ou travailler. La chute du mur se fit pour elle sans heurts notables, puisqu'elle ne comprenait pas vraiment ce qui se passait; le changement se produisit surtout à table, avec une affluence de produits de consommation occidentaux. La vie ne changea guère, pour eux, sinon en mal. Le loyer grimpa, puisque l'immeuble fut revendu à des particuliers; les salaires fluctuèrent dangereusement, mais à force de débrouilles et de travail, la famille parvint à se faire au capitalisme. Thalie passa de paisibles années de collège, puis de lycée, dans son quartier; intelligent et dotée d'une mémoire impressionnante, elle aimait les études et espérait plus que tout pouvoir entrer en faculté. Solitaire de nature, elle avait plutôt tendance à fuir la compagnie des autres, qui, somme toute, ne lui prêtaient pas grande attention.
Elle passa une enfance solitaire, au milieu des livres et dans le silence des bibliothèques où elle aimait se réfugier. Silencieuse, elle se fit peu d'amis, et ceux-ci lui semblaient tellement étrangers qu'elle les délaissait bien vite, préférant le calme de se ouvrages au tumulte des cours de récréation.
Thalie sortit brillamment diplômée du lycée, et enchaîna joyeusement sur des études médecines dans une faculté de Moscou; pour arrondir ses fins de mois, elle accumula alors les petits boulots en tous genres, cumulant parfois plusieurs emplois dans les morgues ou les services d'autopsie de l'hôpital voisin. Ses premières années d'étude se déroulèrent plutôt bien, et Thalie se sentait dans son élément, surchargée de travail, partageant son temps entre les cours et ses boulots. Hélas, elle n'eut pas le temps de terminer ses études et dût rentrer de toute urgence à St Pétersbourg: ses parents, victimes d'un accident de voiture, vivaient, selon les médecins, leurs derniers jours. Ultime réunion de famille autour des corps encore tièdes. Thalie n'était pas là quand ils moururent, et ce fut un choc pour elle. Elle abandonna ses études, refusant même l'aide de ses frères et soeurs. Bien que n'ayant connu ses parents qu'aux abonnés absents, Thalie y était restée très attachée; leur mort soudaine, sans qu'elle ait pu les revoir, la bouleversa au point de la faire plonger dans une profonde dépression.
Pendant plusieurs mois, elle ne sortit pas de son appartement; ce ne fut que lorsqu'elle se retrouva menacée d'être mise à la rue qu'elle recommença à travailler, morose, comme si elle avait perdu le goût de vivre. Serveuse, ouvrière dans un abattoir ou dans un atelier de découpe de viande, femme de ménage, nurse, vendeuse dans un magasin d'informatique, elle passa par un nombre incalculable de professions diverses, et se fit virer avec une régularité déprimante, pour des raisons extrêmement variées. Le fait qu'elle arrive souvent en retard, et sa nonchalance naturelle, que beaucoup prenaient pour de l'insolence, étaient les principaux motifs de licenciement.
Il fallut une visite de sa sœur aînée, mariée à un riche français, pour qu'elle acceptât enfin de changer de vie.
Thalie déménagea à Paris, sa soeur lui trouva un appartement confortable, un boulot tranquille dans une librairie, et lui fourni le nécessaire pour vivre en paix. Tout alla bien pendant quelques mois, puis Thalie recommença sa vie de bâton de chaise. Car ce que sa soeur n'avait pas saisi, c'était qu'il ne lui manquait ni un logement agréable ni un boulot sympa. Ce qui lui manquait, c'était une raison de vivre.
Sortir pour acheter un livre ? Non mais vous y croyez vous ? Et bien moi je n'y crois pas. Ok, cette librairie est tenue par un gars sous surveillance de l'APO pour cause de semi-vampirisme. Oh, ce n'est pas un mauvais bougre dans l'ensemble d'après ce qu'on m'a dit, mais c'est au moins un suceur de grenadine. Car oui, je n'ai jamais compris pourquoi il préfère la grenadine au sang. D'un autre côté, ça évite des problèmes. Il semble qu'il ait trouvé ce substitut au liquide vital et qu'en cas de manque il peut devenir dangereux. C'est certainement pour ça que j'ai été envoyé cette semaine.
J'entre dans la boutique et je ne vois pas le patron, à la place il y a une fille avec trois pixels de trop. Oui je cause en pixels et alors ! Ce n'est pas de ma faute tout de même ! Bon, et bien puisque je suis là, autant lui parler un peu.
- Salut ! Je cherche un livre de science fiction pour pouvoir me détendre un petit peu. Alors je vous préviens tout de suite je ne veux pas de ces inepties qu'on refile aux mioches, alors inutile de me parler de vampire ou de choses pareilles, c'est en général totalement faux et donc inutile pour moi. Si possible un truc futuriste assez cool, je pense que vous devriez pouvoir me trouver ça non ? Votre patron est là ou pas ? Oh ! Ils sont cools vos sourcils, vous croyez que je peux me faire les mêmes ? Non, je blague mais c'est quoi comme motif ? Ca me fait presque halluciner ! C'est quoi le bon mot, pas hallucinogène mais je retrouve pas.
Tout en parlant j'ai ouvert un ordinateur et j'ai cherché des infos sur elle. Oui, j'aime chercher des informations ça me passe le temps. Oh tient, ils avaient quel âge ses pareils ? C'est rare d'avoir une fille alors qu'on est si vieux, un garçon aussi d'ailleurs. Parce que 18 ans d'écart entre deux enfants c'est énorme je trouve ! Sinon elle est presque banale, je me demande ce que je vais faire si le patron n'est pas là.
Trois points : pourquoi l'APO en veut ? Sourcils hallucinogènes ? Des frères et soeurs avec autant de différence d'âge. Mais sinon c'est tout bon... ah non ! Avatar 150 de large pas 153 ^^
[hj: premièrement, je tiens à m'excuser auprès de tous les utilisateurs auxquels j'ai envoyé ce mp, ce qui était une monumentesque erreur de ma part; deuxièmement, je cherchais juste à savoir s'il y avait un souci avec ma fiche, rien de plus, j'espère ne pas avoir paru trop insistante.
Et troisièmement, je renouvelle mes plus plates excuses auprès de l'ensemble des membres. Désolée les gens, je ferais un peu plus attention la prochaine fois, et je regarderai un peu plus comment marche le site avant de refaire une connerie plus grosse que moi.
edit: j'ai remplacé l'avatar, avec les fameux trois pixels de moins ^^]
Victime d'une gueule de bois si solide qu'on aurait pu y tordre de l'acier, Thalie ouvrit un oeil embrumé lorsqu'elle entendit le client entrer. Allons bon. Quelle idée de se prendre une cuite en semaine... Se grattant la tête, elle jeta un oeil à la pendule qui n'avançait pas. Dieux. Un petit lutin maléfique s'amusait donc à retarder les aiguilles... La pause semblait elle-même rechigner à arriver. Tout l'espace-temps était donc liguée contre elle?
La cuite avait été sévère, pour que même le lendemain matin elle ait encore des pensées pareilles.
La jeune femme se redressa, se composa une attitude digne et accueillante pour sourire vaguement au nouveau venu, clignant de ses yeux trop maquillées, comme une chouette en plein midi. Elle hocha la tête lorsque le client débuta son monologue sur le bouquin qu'il désirait, et continua, comme un chien de banquette arrière, à osciller du chef d'un air vacant.
Il lui fallut un bon moment pour digérer le flot d'informations qu'il avait débitées; au bout d'un moment, elle parvint enfin à articuler une réponse audible, pendant que le gosse s'intéressait au gros pc poussif qui trônait sur un bureau, en libre accès. Thalie pianota sur le sien, dissimulé sous le rebord du comptoir, et faillit en avaler son piercing. Un petit génie, ce môme.
-Monsieur Alazarro est parti faire une course,répondit-elle d'un ton absent, fascinée par le flot d'informations qu'elle espionnait grâce à une série de virus et de logiciels astucieusement installés sur l'ordinateur.
D'habitude, c'était des recherches de livres, de recettes de cuisine et autres choses du même tonneau, intéressantes comme des cours de macramé en serbo-croate. Parfois elle voyait passer des choses autrement plus passionnante. Comme aujourd'hui. Cela dit, voir sa vie défiler en petites fenêtres et en lettres noires sur blanc lui collait des frissons. Elle referma les pages avec un brin de nervosité et se redressa. Il était là pour quoi, au juste? Ce n'était qu'un gosse, quinze ans à vue de nez...
La jeune femme se leva, et attrapa le catalogue du magasin. Elle le feuilleta en long en large et en travers, puis piocha un livre au hasard et le tendit au client.
-ça pourrait vous plaire, ça; dit-elle en brandissant un obscur opuscule d'un auteur que personne ne connaissait, et dont la libraire possédait un des rares exemplaires sur le marché.
*et arrête d'espionner ma vie, marmot!*
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Tiens, elle sait utiliser un ordinateur c'est drôle ça. Bon, c'est vrai que j'ai été particulièrement négligeant en utilisant ce portable non sécurisé, mais je ne pensais pas que quelqu'un tenterait de me pirater. Ah ! Quelle invention amusante que ces petits programmes automatiques, même si je ne comprends pas pourquoi elle ne cherche pas à me couper l'accès. Ce n'a pas l'air de lui plaire ce que je fais ici.
Tiens, si je laissais passer un message sur l'APO, oh non ! Mieux, je vais le lui envoyer directement sur son écran avec un beau bip bien sonore. Mais pourquoi elle me tends un livre ? Ah oui ! Mince, c'est ce que j'ai demandé. Oups, il faut que je me surveille, si je commence déjà à oublier des choses ...
- Merci Thalie, c'est bien aimable. Il parle de quoi ce livre ? Oh ! C'est votre ordinateur qui bipe tout seul ? Ou bien alors un micro-ondes peut-être...
[C'est tout bon pour moi, tu peux continuer le jeu si tu veux ou bien commencer directement dans le RP proprement dit.]
[on peut continuer sur ce topic? ça me fait un peu short comme entrée en matière ^^" et je sais pas trop où commencer le rp ^^"]
-Le micro-ondes? Thalie haussa un sourcil perplexe, son neurone encore noyé de vapeurs d'éthanol. Elle jeta un oeil par-dessus le comptoir, et aperçut une page bizarre, qu'elle aurait juré ne jamais avoir ouverte.
La jeune femme déballa une série de juron en russe, et ouvrit des yeux ronds en parcourant les quelques lignes du message, regardant alternativement le gosse et son écran. Quelque chose clochait, avec ce môme; un petit génie de l'informatique? Il devait encore être au lycée.
-Nomdedieunomdedieunomdedieu.... C'est une blague, c'est ça? Pas vrai?
Thalie se redressa au moment même où la tocante sonnait laborieusement dix heures du matin. Comme par réflexe, la jeune femme attrapa son manteau, enfonça sa casquette sur ses cheveux en bataille, avant de sortir de sa poche un paquet de cigarette et un vieux zippo frappé d'une étoile rouge. Il ne lui fallut qu'un instant pour pousser le gosse à la porte, fermer celle-ci en laissant la clef sous le paillasson, et se laisser tomber sur le trottoir pour prendre sa dose de nicotine. Il faisait un temps maussade, dehors; le vent froid charriait des feuilles morts et des effluves de gazoil, et un marteau-piqueur s'attaquait vaillamment à tout ce qui restait d'intact entre les oreilles de Thalie.
-Bon. Expliquez-moi clairement ce qui se passe, d'accord?
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