» Description physique : Yskino est grand (1m88) mais fluet, et ne pèse pas bien lourd (60 kilos tout mouillé). Il a de plus une tête assez jeune. Il donne donc parfois l'impression d'être un adolescent ayant juste eu une poussée de croissance et n'ayant pas encore pris un peu de largeur d'épaule. Raté ! C'est sa physionomie, et pour tout dire, il se fiche un peu de son apparence... Cheveux noirs, yeux bleus, petit nez, et surtout, une infirmité de naissance: il est né avec une malformation à l'oeil gauche.Ce dernier est complètement laiteux, comme s'il n'était composé que de vitrée, et ne peut rien voir. Ce n'est heureusement pas douloureux. Il le cache généralement sous un bandeau, ou s'il ne peut pas le garder, derrière des lunettes. Il ne fait vraiment pas son âge, et on le sous-estime parfois pour ça. A Dublin, il doit toujours sortir sa carte de majorité pour prouver qu'il a plus de 21 ans et qu'il peut acheter de l'alcool, mais on refuse encore parfois de le servir en arguant que c'est une fausse carte...
» Style vestimentaire :(optionnel) Yskino n'a pas vraiment de préférence vestimentaires, hormis le fait d'éviter des habits trop voyants. Les teintes pastels, claires, le blanc et le noir suffisent à son bonheur. Il est assez frileux et porte toujours une veste ou un manteau, avec plein de poche pour mettre dedans toute sortes d'objets, notamment des livres de poche... Il porte enfin deux petits bracelets en or (ne valant pas grand chose, mais quand même) au poignet gauche, cadeau de son frère.
» Personnalité : Élevé en Irlande dans une famille catholique pratiquante, et né avec une infirmité, il a un haut sentiment moral et pense que toute chose néfaste est compensé par une autre bénéfique. Il a appris à toujours positiver et à supporter les brimades, lors d'affrontements (heureusement peu virulents) avec des croyants protestants. Il reste assez souvent calme. Trop calme même, son flegme est souvent qualifié de passivité, voire de couardise, et il est vrai que s'il a un certain courage, il est bien loin d'être téméraire... Il est en revanche assez modeste et effacé. Il a tendance à rechigner dès lors qu'il doit faire des efforts... Sa devise ? Ne remet jamais au lendemain ce que tu peux remettre au sur-lendemain.
» Compétences et domaines de prédilection : Malgré son physique peu impressionnant, Yskino est un excellent coureur d'endurance. Il pratique depuis longtemps le trail dans les collines d'Irlande, et depuis quelques années dans les Pyrénées et les Alpes. Il a aussi une bonne vitesse de pointe, mais bien plus proche de la norme. Sa passion, c'est la lecture. Il adore dévorer les livres, quel qu'ils soient. Il en a toujours au moins un sur lui. On pense de lui qu'il est très intelligent, lui, somme toute, ne sais pas s'il l'est ou non, et ça ne l'intéresse pas. Négligeant ses études, il s'est engagé comme bibliothécaire pour vivre au milieu des livres. Malgré cela, il adore parcourir livres d'histoires, de géographies, de sciences, d'astronomies... Même des très poussé. Ses connaissances sont donc assez vastes dans la plupart des domaines, malgré des études courtes. Mais les connaissances théoriques sans la pratique sont inutiles... S'il est ainsi capable de citer les effets permettant de reconnaître une maladie, il serait incapable de les diagnostiquer s'il voyait un malade devant lui. Ceci n'étant qu'un exemple... En revanche, il a un instinct assez poussé, qui le trompe assez rarement.
» Histoire : Yskino est né à Dalkey, en banlieue de Dublin, dans une petite maison ou habitait ses parents (quelle surprise), son frère aîné de trois ans, Liam, et deux de ses grands-parents, les autres ayant quittés ce monde. Son enfance fut délicate. De nature accommodante, il ne s'entendait pas trop mal avec les autres enfants, mais sans en être très proche, ceux-ci se moquant de son infirmité ou jalousant ses facilités à l'école. Afin de ne pas se faire remarquer, Yskino appris à ne pas prendre la parole en classe tant qu'on ne lui posait pas de question... Il s'entendait très bien en revanche avec son frère. Ils "exploraient" souvent ensemble une petite île en face de leur maison. S'il faut moins de 10 minutes pour en faire le tour, il y a une ou deux ruines et une tour bien conservée, construite il y a quelque centaines d'années pour faire le guet au cas ou Napoléon aurait voulu envahir l'Irlande...
A l'adolescence, il s'affirma un peu plus, et se fit quelques bons amis. Il brilla au collège et au lycée, et surprit son monde (tout en désespérant ses parents) en ne poursuivant pas ses études mais en choisissant de travailler dans la bibliothèque de Dublin. Son frère lui s'oriente vers la médecine.
Il finit par perdre tous ses amis de vue, mais apprécie son travail. Remarqué pour le soin qu'il apporte aux livres et ses connaissances, il fut même embauché au Trinity College, dans la "Old library", pour aider à trier des documents. Il y va donc de temps en temps quand on le demande, la bibliothèque le déchargeant gracieusement de son travail dans ces (rares) occasions. Il habite désormais un petit appartement à Dublin mais continue à voir régulièrement ses parents et son frère, devenu psychologue.
» Autres informations : Aziz, lumière !! (désolé, c'était facile...)
Je pense que c'est assez complet pour un début, si j'ai oublié quelque chose, vous me le signalerez de toute façon non ? ^^
Ah oui !! Yskino adore les échecs et autres jeux de sociétés, sans être fan des jeux vidéo ou de rôle. Il mange surtout de la viande, des légumes ou des fruits, il n'aime pas le sucré. Cette fois c'est tout.
Données Complémentaires(optionnel)
Thème musical : "Everybody's changing", de Keane
Informations pour l'administration
Image représentative :
Signature : Et sur le piédestal apparaissent ces mots: "Je suis Ozymandias, le roi des rois. Contemplez mes œuvres, Ô Puissants, et désespérez !"
_________________ Et sur le piédestal apparaissent ces mots: "Je suis Ozymandias, le roi des rois. Contemplez mes œuvres, Ô Puissants, et désespérez !"
C'est à moi de jouer d'après ce que l'on m'a dit. Enfin, j'ai un peu forcé le destin pour que ce soit à moi mais ce n'est pas trop grave.
J'arrive à Dublin pour étudier le cas d'un dossier qui est arrivé on ne sait comment sur le bureau des secrétaires. Il n'est pas mauvais, peut-être un peu court en ce qui concerne le passé du candidat mais sinon tout se passe comme l'on pourrait le souhaiter. Mais le gros point noir c'est l'utilité de l'homme. Aussi, j'ai eu le droit d'emporter un petit truc avec moi pour le tester.
Le livre est tout à fait normal sauf qu'il change à chaque fois qu'on le lit, c'est assez amusant mais je ne sais pas comment il va réagir. En tout cas un bibliothécaire peut nous aider, avec la somme de travail qu'il y a à faire.
Je dépose le livre devant lui et j'attends sans dire un mot. Que va-t-il faire ?
Je ne sais pas quelle va être le rôle de ton personnage, ce petit RP est destiné à le voir.
[HRP]Désolé, j'ai vraiment fait le minimum syndical au niveau de la taille du post (tout juste 3 pages, ma limite, je refuse de poster si je fais moins ^^), mais j'ai des exams dans les deux semaines qui viennent, donc je devrais même pas faire de Rp... Enfin, bonne lecture.[/HRP]
Début d’après-midi. Pas grand-chose à faire. Dehors, le ciel est gris clair. Parfois, une trouée dans les nuages laisse filtrer un rayon de soleil. Et à d’autres moments, les nuages s’épaississent et prennent une teinte plus sombre. Il pleuvra peut–être… Un petit groupe d’oiseau passe, au loin. Je les observe un instant, puis mon regard tombe sur la ville. Voitures, passants, maisons tristes et bars animés.
Les carreaux sont sales, il faudrait les laver… J’ai la flemme de le faire, et puis, après tout, ce n’est pas mon boulot. Je ne sais même pas ou sont rangés les produits pour les vitres ici… Il faudra juste que je le signale. Quoique ce n’est pas non plus horripilant, il y a assez de luminosité pour lire, c’est bien suffisant…
Je retourne à mon livre, ouvert sur le bureau. « Magician », de Raymond Feist. J’aime bien, mais j’ai déjà lu mieux. Et il semblerait que même la fantasy ne me passionne pas aujourd’hui. Je ferais sans doute mieux d’arrêter et d’essayer de trouver quelque chose à faire… Poussant un léger soupir, je note mon numéro de page et ferme mon livre, puis jette un œil aux alentours de mon bureau. Rien. Ni personne. En général, c’est une situation que j’apprécie, mais je suis dans un de ces rares moments ou je me sens trop inactif. Je décide donc de me lever et de laisser un instant l’accueil. Ryan, le responsable de la bibliothèque, me trouvera bien une occupation. Rangement, classement, demande de fond pour de nouveaux ouvrages… Peu importe. J’en ai assez d’attendre à ne rien faire. En théorie, je devais lire rapidement et classer de nouveaux livres et les ranger dans leurs catégories respectives. Sauf que la livraison n’a toujours pas eu lieu.
Je sors de mon petit bureau, et me dirige vers les autres. Je m’arrête une fraction de seconde pour frapper à la porte orné d’une plaque dorée gravée du nom de Ryan, et pose la main sur la poignée, pour ouvrir. Echec. La porte est fermée à clé, il n’est pas là. Il semblerait que l’ennui ait décidé de me terrasser aujourd’hui… Etouffant un bâillement, je repars. Il n’y a personne dans les bureaux. En même temps, on n’est pas très nombreux en temps normal, on doit donc faire chacun de nombreuses tâches, et nos bureaux on donc une fâcheuse tendance à prendre la poussière.
Bon, ou peut être Ryan ? Soit il est sorti une raison quelconque (Demander plus de fond à la mairie ? Une commande ? Un travail urgent ? Une Guinness avec des amis ? La dernière option est somme toute peut-être la plus probable…), soit il est quelque part dans la bibliothèque… Autant en faire un tour, ça me fera passer le temps. Et s’il n’est pas là, je trouverais peut-être un truc à faire ou l’envie de lire me reviendra, comme souvent.
Ayant fait mon choix, je me dirigeai entre les rayonnages. N’étant pas masochiste au point de faire le tour de la bibliothèque rayon par rayon, je me contentai de jeter un œil dans ceux-ci, sur le chemin de la salle de lecture. J’arrivai finalement dans cette dernière sans avoir vu personne (Oh, après-midi glauque, même pas un étudiant paumé entre deux rayons afin de trouver de quoi enrichir sa thèse…). Là, heureusement, il y avait du monde. Quelques personnes lisaient sur les petites tables, éclairées par les lampes de bureau basses à néon, qu’on voit toujours dans les films à grand budget illustrant les bibliothèques privées des belles et fameuses académies américaines. En pratique, ça éclaire trop et la blancheur des pages fait mal aux yeux, en plus, ça prend une place monstre sur la table. Enfin, ce n’est que mon avis…
Je regardais les alentours. Aucun membre du personnel, 27 personnes en train de lire. C’est peu, pour la bibliothèque de la capitale, mais bon… Les Irlandais doivent entretenir leurs réputations d’alcooliques et fréquenter les pubs plutôt que les livres, n’est-ce pas ? Là, encore, en pratique, je voyais autant de touristes ou d’étudiants étrangers dans les pubs que de locaux, comme quoi, se bourrer la gueule et faire la fête est inscrit dans les gènes, pas dans les traditions.
Quelques tables étaient vides, lampes éteintes, mais avec des livres posés dessus. Des gens étant partis donc. Et bien voilà, du boulot !! Je passais à ces tables et ramassais les magazines et les livres. Je m’aperçus aussitôt que j’avais été trop ambitieux et que je n’arriverais jamais à porter cette pile jusque dans mon bureau pour les retrier sans en flanquer la moitié par terre. Mais faire deux allers-retours était contre ma déontologie : la flemme du moment prime toujours sur tout ce qui n’est pas vital !!
Après tout, autant faire le tri ici… Certes, les employés ne sont pas censés prendre les tables et donc empêcher les gens de s’assoir, mais il y a plus de trois cent places ici, et les neuf dixièmes sont inoccupés… Le règlement peut donc aller se faire voir, ne soyons pas à cheval sur des principes ridicules…
Je commençais à trier. Trois magazines du Time étaient sortis, ayant pour point commun les soucis économiques mondiaux. Bizarrement, les gens, n’ayant plus foi dans les banquiers et les traders, se tournaient vers les journalistes afin de savoir où et comment placer leur argent. Car les journalistes sont des professionnels de la finance, ils en connaissent toutes les arcanes et en maitrisent tout les rouages, tout le monde sait ça… Ah, cette chose si désuète et démodé qu’est le bon sens… Vivement qu’elle revienne à la mode.
Je notai sur mon calepin qu’il faudrait ranger les magazines (numéro d’octobre 2008, et de janvier et mars 2009) dans la section E-12, puis je passais aux livres. Le premier me tombant sous la main s’intitulait : « Dinosaurs », et en dessous, en sous-titre : « All species from Triassic to Cretaceous ». Le titre m’arracha un sourire, qui se figea un peu lorsque je m’aperçus que quelqu’un se tenait devant moi. Je me redressais, découvrant une jeune femme aux yeux noirs, cheveux tout aussi sombres et coupés courts, et la peau pâle. Elle déposa un livre devant moi, sans un mot.
Et resta là.
"Bonjour, je peux vous aider ?" (Yskino)
Curieux, si elle voulait juste me donner un livre de plus à ranger, comme je l’avais pensé de prime abord, pourquoi restait-elle là ? A moins qu’elle ne veuille un avis ? Mais pourquoi ne rien me dire ? Car elle restait obstinément muette. Elle se contentait de me regarder, puis de regarder le livre qu’elle avait posé devant moi, puis elle me regardait à nouveau, en une lente boucle. Au moins, elle ne semblait pas gênée par mon bandeau. La plupart des gens ne regardaient que ça ou au contraire essayaient de ne pas le voir lorsqu’il me dévisageait, tandis qu’elle me regardait… hé bien normalement ?
"Qu’est-ce que ce livre ? Vous l’avez emprunté ? Ou vous l’avez amené ?" (Yskino)
Toujours aucune réponse. Je suis un peu désorienté. J’attrape le livre et l’approche de moi. Il n’a pas de titre. Une couverture noire en cuir, assez banale. Je l’ouvre, vers le début, mais pas les premières pages non plus, espérant sauter le bla-bla inutile de l’auteur auquel on a le droit habituellement dans les romans.
Raté. Ce n’est pas un roman, mais un genre d’encyclopédie du fantastique. Page 36, on me parle de vampires, de leurs origines, nés de la légende du prince de Valachie (une ancienne région de Roumanie, d’après le livre), surnommé Vlad Tepes, ou plus sinistrement Dracula. Je vois aussi le nom de Nosferatu en bas de page. Je feuillettes un peu plus loin, une histoire de feu-follet et de comment ils sont apparus pour la première fois en Irlande, ou en Ecosse. Les traductions de textes anciens ne sont pas surs, mais on parle plutôt de l’Irlande…
"Vous vous intéressez aux légendes et aux mythes ? Ca à l’air d’une encyclopédie recensant les créatures fantastiques connut… Quoique je n’ai rien vu de la Grèce antique ou des civilisations non-occidentales, mais ça doit être plus loin. Ou ça doit pouvoir se trouver. C’est pour ça que vous êtes venus me voir ?" (Yskino)
Toujours pas un mot. Je jette un coup d’œil à mon torse, j’ai bien le petit badge « staff » attaché, donc elle sait que je travaille ici. Alors quoi ? Elle a l’air d’attendre que je fasse la discute… Baaa, pourquoi pas après tout, ça la fera peut-être parler au bout d’un moment. Si elle est fana de ce genre de chose, si je leur envois une attaque en règle (et mérité), elle devrait réagir, non ?
"Alors vous croyez aux légendes fantastiques ?" (Yskino) "…" "Personnellement, j’en trouve certaines amusantes, ou plaisantes, mais aucune n’est crédible. L’inconnu effraie l’homme, et les grands actes, qu’ils soient bons ou mauvais, finissent par sombrer dans la légende et sont donc incroyablement déformés lorsqu’ils se transmettent uniquement par support oral. On trouve donc des explications à tout, et chaque époque à ses héros et ses boucs-émissaires. Ou ses démons, comme on les appelle…" (Yskino) "…" "Tenez, prenez ce livre. Le titre en soi-même est incroyablement pompeux : Toutes les espèces de dinosaures du Trias au Crétacé. Ca comprend donc aussi le Jurassique, pour faire au finale toute l’ère Mesozoïque, soit environ 180 millions d’années. Il y a sans doute eu des milliards d’espèces sur la planète durant cet intervalle, et on veut nous faire croire qu’on les connaît toutes… Plus amusants encore, on nous fait avaler certaines choses comme certaines, alors que c’est du n’importe quoi. Par exemple, l’aspect reptilien des dinosaures. Du grand n’importe quoi. On ne sait pas quel aspect ils avaient, vu qu’il ne reste que leurs os, et quelques fossiles d’une ou deux espèces. Et qu’est-ce qu’indiquent ces fossiles ? Les vélociraptors avaient des plumes, et leurs bras, si courts et ridicules dans les films, étaient en fait tout en hauteur, formant une sorte de poche de chair. Et ils s’en servaient pour s’orienter quand ils courraient, les pattes arrière les propulsant à une bonne vitesse de pointe, un peu comme les poissons s’orientent avec les nageoires dorsales ou costales tout en se propulsant avec leur queue. Et donc, les oiseaux descendent sans doute de ces espèces de dinosaures là… Pas en tout cas de ptérodactyles !! Eux avaient des ailes composés d’os et d’une membrane, pas d’os et de plumes… Comme les chauves-souris en fait." (Yskino) "…" "Tout ça pour dire qu’on aime se gaver de situation fantastique et de prédateur redoutable, quand la vérité est moins… Gracieuse pour l’esprit. On remarque ainsi, dans toutes les civilisations, partout dans le monde, comment les mêmes mythes, légèrement déformés, sont apparus, à partir de situation complètement banales… Et on hurle au surnaturel quand tout est explicable. Les fantômes, des illusions d’optique du à des effets de lumière ou de la fatigue, les méfaits des feux-follets, la foudre en boule ou les combustions spontanées, et ainsi de suite…" (Yskino)
Je feuilletais à présent le livre à l’envers. Il parlait des loups-garoux. Page 40, page 38, page 37… Curieux… Page 36 ? Mais…
Tout à l’heure, page 36, il parlait de vampires, il me semble… Et ensuite, page 87, de feu-follets. Je tournais les pages jusqu’à arrivé à la 87, et vis un texte parlant de gobelins. Un peu interloqué, et ne comprenant plus rien, je refermais le livre. Puis le rouvrit, à la première page. Blanche. Aucun titre. Puis page 1, 2, rien… Page 3, ça commençait, une description du Léviathan, la légendaire créature marine annonciatrice de l’apocalypse. J’ouvris page 36, et tombais sur une description, images à l’appui, des différences internes entre un humain et un zombie afin d’éviter que les organes ne pourrissent, deux options étant proposé, la version égyptienne (momification et enlèvement des organes, justement, mis à part dans les vases canopes), ou la version plus récentes : remplacement des organes par des machines artificielles.
A présent complètement déboussolé et commençant à paniquer, je relevais la tête, et vis que la jeune femme me dévisageait, légèrement souriante. Et si ?
Et si j’avais tout faux ? Et si ce n’était pas de l’inconnu que l’homme avait le plus peur, mais de la différence ? Et si on se voilait la face pour préserver les faux-semblants ? Et si, et si… Avec autant de si… Mais ce livre, ce livre est bizarre. Soit je suis fou, soit il change entre deux lectures. Et si le monde du fantastique existait, avec ses périls, ses menaces, ses merveilles et son histoire ? Ce serait sans doute magnifique. Un monde entier à découvrir, à explorer, à analyser…
Je ne tournais plus les pages, à présent, et avait les yeux (ou plutôt l’œil) perdu dans le vague… La jeune femme dû s’en apercevoir, car elle se pencha en avant, mouvement qui me rappela à la réalité, et je la regardais. Alors, elle prit la parole pour la première fois.
"Etes-vous vraiment sur, Yskino Haynell, que le paranormal soit toujours entièrement explicable ?"
Un monde entier à découvrir ? Comme c’est tentant… Je sentis en moi ce sentiment grisant qui me prenait lorsque je lisais un bon livre, ce plaisir de la nouveauté, de savourer chaque instant, d’imaginer chaque moment… Oui, la découverte, c’était tentant…
"Dites m’en plus." (Yskino)
_________________ Et sur le piédestal apparaissent ces mots: "Je suis Ozymandias, le roi des rois. Contemplez mes œuvres, Ô Puissants, et désespérez !"
[Moi je vais faire plus court ... est à la bourre sur les autres forums]
Au secours ! Pourquoi a-t-il besoin de parler autant pour combler le silence ? Je sais que cela peut l'angoisser mais tout de même, il faudra qu'il s'habitue car je ne parle jamais quand les autres peuvent se confier. Mais là il ne se confie pas, il me raconte le contenu de livres qui ne me sont d'aucun intérêt.
En plus, je dois prononcer LA phrase et je ne comprends pas pourquoi ils y tiennent. Mais bon, je vais le faire et tenter d'y mettre un peu de mystère.
"Etes-vous vraiment sur, Yskino Haynell, que le paranormal soit toujours entièrement explicable ?"
Et voila qu'il veut en savoir plus. Je n'ai pas les réponses et même si je les avais, je ne les lui donnerait pas, il peut chercher tout seul, c'est un bibliothécaire ... Je me contente donc de lui laisser le livre et une carte de l'APO. Il viendra s'il veut.
Remarque en passant, il est inutile de remettre le nom de ton perso à chaque fois qu'il parle, on le comprend bien je trouve.
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