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 A la Recherche du Lapin Blanc 
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Messages : 556
Joueur : 'Christa

Points de Destin : 63
Message A la Recherche du Lapin Blanc
- Comment ça, vous avez perdu Alice ?
- Comme ça. Il fallait ouvrir l'accès à la salle des archives n°7 pour un de nos agents, et visiblement elle en a profité pour s'enfuir.
- Et vous ne pouviez pas surveiller mieux que ça ?
- Hé bien, les Archives sont remplies d'artefacts tous plus bruyants les uns que les autres, certains tentent carrément de sauter sur les gens quand on les libère, d'autres lancent tellement de malédictions que l'air en est saturé. Quand on ouvre, il faut s'assurer que les protections restent bien en place, ça demande beaucoup d'attention.
- Vous ne voulez pas plutôt avouer que vous avez laissé la charge d'ouvrir cette pièce à un de vos subordonnés ?
- Je...
- Sous le prétexte familier que vous en étiez à un moment passionnant de votre roman et que par conséquent il était hors de question que vous bougiez de votre siège ?
- Mais...
- Bref, Vayne Tuesli, vous avez merdé.

L'Italien cligne des yeux, deux fois, avant de baisser la tête en signe de reddition. Oui, en effet, il n'a pas voulu ouvrir la salle des archives n°7 parce qu'il était en train de lire, et oui, il a pris un de ses hommes au hasard pour le faire à sa place, omettant de ce fait la question de la formation professionnelle nécessaire pour prendre en charge certaines tâches du département des Archives.

- D'accord, d'accord, c'est ma faute. Mais le problème est qu'Alice s'est sauvée et Diable sait où elle peut se trouver maintenant.
- On l'a repérée au niveau des sous sols.
- Oh ! Tant mieux, il n'y a plus qu'à envoyer une équipe la récupérer...
- Une équipe dont vous ferez partie.
- Pardon ?
- Vous êtes responsable de sa fuite, il faut bien que vous assumiez d'une façon ou d'une autre.
- Mais...
- Vous avez les aptitudes physiques et spirituelles adéquates pour ce genre de mission...
- Oui, mais...
- Et de plus, vous connaissez bien Alice et ses Merveilles. Bref, vous serez absolument indispensable. Et peu m'importe le roman que vous étiez en train de lire, il ne se terminera pas sans vous.
- C'est vous qui le dites, murmure Vayne, qui sait à quel point les livres ont un comportement parfois perturbant dans les Archives.
- Bien, maintenant que nous sommes d'accord, veuillez vous préparer à l'opération. Et avec un peu plus de professionnalisme, je vous prie.
- Bien, monsieur.

Un peu plus tard

- Excusez moi, monsieur, mais c'est bien vous qui avez affiché cette demande ?

Vayne lève les yeux de son roman et pose un regard d'une neutralité presque pas étudiée sur l'affichette qu'on l'a forcé à coller sur le panneau des petites annonces et un peu partout dans le château.

C'est bien sa veine, il avait pourtant pris bien soin de ne pas mettre la moindre indication sur comment prendre la mission. Les agents de l'APO sont trop débrouillards.

Dans son bureau des Archives, les candidats se sont réunis, l'air pour moitié très amusés, l'autre moitié très excités. Inutile de bluffer, donc, ils le verront aussitôt. Et ses supérieurs hiérarchiques le feront rôtir s'il s'esquive.

- Malheureusement, oui...

Instructions de jeu
Les personnages participants à la mission sont Chléo Dei Centro (Twi n'aura pas forcément le temps de la jouer, vous êtes invités à la pnjiser), Joker, Archelaus Gorgegrise, Catherine Desrochelles et Teews, sans oublier Vayne évidemment. Avec votre équipe, il y a des PNJs, essentiellement militaires, n'hésitez pas à leur donner des noms et une personnalité marrante.

Je ne vous oblige pas à vous pnjiser entre vous, mais essayez quand même de vous mettre d'accord sur des dialogues à plusieurs. Personnellement, je n'hésiterai pas à pnjiser actions et paroles (en respectant vos fiches au plus près) si je trouve que c'est une bonne occasion (mais vous pourrez toujours me corriger par MP, ou bien je vous demanderai avant).

Concernant les consignes de jeu, vous pouvez reprendre ce que vous avez déjà posté dans la demande de recrutement, et rédiger la suite. Le mieux, c'est par exemple que vous discutiez entre vous (par MP) pour un truc collectif, histoire que chaque personnage n'ait pas eu tout seul l'idée miraculeuse d'aller voir l'archiviste de l'APO, et s'y soit rendu sans problèmes (peu réaliste ^^)

Ne vous arrêtez pas à mon "malheureusement, oui", essayez d'aller plus loin, n'hésitez pas à m'envoyer des messages pour me demander quoi faire pour la suite. Vous pouvez pnjiser Vayne sans problème (en respectant sa fiche, ne faites pas de lui un hystérique hyperexcité alors qu'il est d'un flegme inébranlable XD), je ne mords pas, je m'adapte XD

Je distribuerai des points de Destin à tous ceux qui me feront des PNJs sympas et arriveront à faire un peu de pnjisage des autres personnages dans leurs messages, de même pour ceux qui sauront aller au delà des consignes.

Bon jeu à tous !

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Dim 10 Jan 2010 16:05
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Joueur : Gretchen Krauze

Points de Destin : 10
Message Re: A la Recherche du Lapin Blanc
Catherine était dans la pièce avec les autres volontaires, droite comme un I, le grimoire serré contre sa poitrine arrogante. L'homme qui sembait diriger la mission n'avait pas l'air très emballé. Peut-être y était-il impliqué personnellement, peut-être que c'était sa punition pour une faute quelconque.

Catherine n'écouta pas tout ce qui se disait, elle était trop occupée à scruter chaque détail du bureau. La décoration était presque inexistante et les rares objets se voulant décoratifs n'apportaient aucune réelle harmonie. Avec un lieu de travail aussi triste, pas étonnant que cet homme tire une tête de fossoyeur. Si seulement elle pouvait l'aider... Une seconde ! Elle pouvait l'aider !

Avec un sourire de sphinx, la jeune femme se mis discrètement à parcourir les pages de son manuscrit. Arrivée à la page souhaitée, elle lut la formule à voix basse. il yeut soudain comme une aura lumineuse qui passa sur les murs, le plafond, le sol et les meubles, surprenant les personnes présentes.

Quand la lumière fut dissipée, tout était bleu. Les murs, le sol, le plafond, les meubles, et même les objets présents sur le bureau étaient bleu comme un ciel d'été. Il y avait même ici et là des taches blanches figurant des nuages qui bougeaient réélement comme guidées par un vent imaginaire.

"Voilà ! Avec ça il devrait se sentir plus relax." pensa-t-elle, satisfaite.

Mais elle douta quelque peu quand elle vit que monsieur Tuesli faisait la même tête que quelqu'un qui aurait avalé toute une bouteille d'huile de foie de morue.

"Bon...là il intériorise un peu, mais il devrait s'y faire... Moi je trouve ça joli." se dit-elle en refermant son grimoire et en se cachant derrière l'agent le plus proche.


Jeu 14 Jan 2010 18:04
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Joueur : Nathaniel

Points de Destin : 28
Message Re: A la Recherche du Lapin Blanc
Archelaus venait de se cogner…
Bon, il est vrai que ce n’était pas la première fois que ça lui arrivait. En revanche c’était la première fois qu’il se cognait contre un être organique, voir même pluricellulaire… Oserais-je dire humain ? Et contondant de surcroît au vu de la sensation de froideur diffuse et solide que Archelaus sentait sur sa joue… Mais piquant également…
Archelaus fit un rapide inventaire du nombre de créatures probantes pour une telle description. Aucun doute il venait de brutaliser un échidné punk à tendance fer.

-Mais bon sang quel est l’idiot qui... ?

Un échidné qui parle ! Une vraie grande découverte ! De quoi la faire breveter ! Archelaus s’imaginait déjà à des séminaires exposant à des savants assoiffés de nouvelles connaissances… Le faisant faire le beau ou lever la patte… Ou pourquoi pas chanter du pornogrind… Une carrière toute prête pour un échidné en phase de devenir l’artiste le plus poilu ! Et Archelaus en manager !

-Oh ! Tu m’entends ?

Oui Monsieur l’échidné, je vous entends très bien. Je peaufine juste les derniers détails de mon futur appartement à Los Angeles… Oui ! Le Louis XIV, mettez-le ici, oui là parfait…

La personne qui se tient en face de Teews a à ses yeux, de sacrés problèmes. Soit post traumatique dus au choc. Soit, il était déjà atrophié du bulbe avant qu’ils ne s’emboutissent. Toujours est-il que le personnage, aussi rachitique que lui d’ailleurs regarde dans le vide depuis une éternité, un sourire béat coincé sur les lèvres, et le nez toujours aplati au sol. Une sorte d’idiot dormant à terre à la mode Gandalf, pour l’aspect mirettes ouvertes…

Archelaus entendait un claquement de doigts incessant. Il atteignit le monde réel après le quatrième… Et refit surface.
La plupart des gens posent la question prototypique du lieu où ils sont quand ils reviennent à la réalité… Malheureusement, après avoir passé quelques années dans un asile, Archelaus était tout sauf normal…

- Monsieur l’échidné ! Je ne savais que vous saviez également faire des claquettes ! Je
vous prédestine à une grande, très grande carrière dans le show business ! Signez-là s’il vous plaît, ajouta-t-il en montrant sa mitaine comme s’il s’agissait d’un contrat à durée indéterminée…

Ensuite il ressentit une douleur cuisante sur la joue avant de se sentir entrer en contact avec la rigidité froide d’un des murs d’un des couloirs de l’APO… D’accord, on oublie le contrat à durée indéterminée…
Et on oublie les facéties. Il était temps de retourner dans ses baskets et les caler contre son esprit. Il n’y avait pas d’échidné, et encore moins de meubles Louis XIV. Archelaus sentait qu’il reprenait peu à peu conscience de l’endroit où il se trouvait… Et de la personne qu’il côtoyait… Mais bien sûr ! C’était le punk qui avait laissé la porte ouverte, permettant ainsi à une bestiole des sous-sols d’échapper à la vigilance des petits bleus durant le fameux bizutage de l’autre fois… Archelaus sentit son échine se glacer à ce souvenir… Heureusement qu’il s’était évanoui dans un coin avant de connaître le fin mot de l’histoire. Éreinté par sa rencontre avec le vieux fantôme Arthurol… Un soudain frisson d’angoisse. Oublier ! Oublier… Revenir dans le présent…

Voilà ! Campé dans ses baskets ! Nous y sommes. Détendre l’atmosphère… Montrer qu’on a bien reprit conscience… Ce qui par la même occasion nous évitera de nous reprendre un coup !

- Salut Teews ! ça faisait un bail dit-il en souriant, encore à moitié sonné par le coup reçu. Tu ne saurais pas où se trouve le bureau des archives ? Parce que y a une mission qui se prépare et je voudrais à tout prix en être !

En entrant dans le bureau, il comprît que tomber sur le punk jovial avait été le meilleur moyen de lui garantir la localisation de la mission.
Mais soudain, Archelaus se pétrifia… Il reconnaissait un autre visage ami. Il s'approcha de lui et le héla sous les yeux médusés de tous les autres comparses rassemblés ici.

- Salut Kinley ! Alors tu deviens quoi ? T’as beaucoup changé depuis notre dernière rencontre !

Tout le monde avait les yeux fixés sur Archelaus, qui tapotait amicalement le dos d’un des agents qui avait été recruté pour la mission. L’intéressé se retourna donc et son visage passa de la surprise à un rictus de bonheur mièvre.

- Cette bonne vieille goyave ! Alors pomme, quelles oranges t’arpentent ?
Ah oui, aurais-je omis de préciser que la personne avec qui Archelaus venait d’entamer une conversation était un ancien camarade de l’asile ? Mais Archelaus ne lui connaissait pas encore cette sémantique si… Particulière.

-C’est suite à une mission impliquant des sorcières qui auraient invoqués l’âme de cannibales des temps jadis dans des condiments de toute sorte que la recrue Kinley O’Harem a commencé à parler en « fruit ». Les fruits sont la seule sorte de nourriture en laquelle il a encore confiance car ce sont les seules à ne pas avoir essayer de le dévorer…

La personne qui venait de répondre à la question muette d’Archelaus était un jeune homme aux cheveux noirs de jais et aux lunettes fumées opaques, assis avec une nonchalance marquée sur son bureau. Il avait fournit l’explication à Archelaus sur un ton d’un monocorde pétrifiant, sans une once d’énergie… Uniquement de la flegme.
Il ajouta :
- D’ailleurs si tu pouvais nous fournir une traduction, ça m’arrangerait. J’ai beau travaillé aux archives et lire tous ce qui me tombe sous la main, pour peu que ce soit intéressant, je ne sais pas encore parler le fruit.

Archelaus prît une pose importante. Malgré son inertie étendue, Il avait vite compris que c’était lui là accoudé à son bureau qui serait le chef des opérations, et qu’il venait donc, officiellement de se voir attribuer un poste de traducteur au sein de la mission.

- Je crois qu’il vient de dire Monsieur : « Cette vieille branche ! Alors Archelaus, qu’est-ce qui t’amènes ici ? »

Il se rendit soudain compte qu’il n’avait toujours pas répondu à la question de Kinley. Il se tourna donc vers O'Harem pour lui répondre.

- Eh bien mon cher, je viens postuler pour la mission ! Et je…

Archelaus ne finit pas sa phrase. La tête dans les étoiles il regardait la pièce qui venait de changer de couleur et de troquer ses couleurs sobres pour un bleu ciel qui ne pouvait qu’éveiller l’émerveillement. Il joignit les mains, la bouche grande ouverte, en immersion totale avec des méditations métaphysiques indescriptibles…


Mar 19 Jan 2010 01:00
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Points de Destin : 18
Message Re: A la Recherche du Lapin Blanc
Après moult péripéties, stratagèmes des plus complexes, Teews avait réussit à garder le contrôle des évènements et surtout de sa vie. La fin de sa corvée de nettoyage c’était achevé avec un allé simple vers l’infirmerie. Oh, en soi ce n’était pas ce qui le dérangeait, au contraire. Le seul souci venait du fait que c’était le pôle scientifique et parascientifique qui souhaitait s’occuper de son cas. Une simple morsure certes, mais la créature qui lui avait fait n’était pas « simple ». Ce monstre ne l’avait boulotté qu’en surface mais il devait tout de même recevoir des soins, faire des test (une petite mutation n’est jamais bien loin) et cætera. Cependant il avait réussit à échapper au niveau -3. On ne savait pas ce que ces pseudo-médecins pouvaient faire pour « s’amuser » ou le rendre plus « intéressant ». Au final, Emma l’avait appuyé dans son refus, soulignant que ce n’était pas une chochotte et qu’un agent du niveau -2 n’avait que faire de test. Le jeune punk avait donc évité les scientifiques et il se rendait compte de l’importance d’Emma au sein de sa nouvelle affectation. Certes, elle était le chef du pôle technique et militaire mais il sentait aussi une sorte de relation… étrange avec elle. D’un certain côté, il était possible qu’Emma l’aima bien à sa façon. Tout ceci restant bien sûr strictement platonique.

Cependant, chaque chose à ses raisons. Quelques straps et une semaine plus tard, Teews se retrouvait propulsé de nouveau au front. C’est en forgeant qu’on devient forgeron et c’est en missionnant qu’on devient missionnaire. De toute façon, de nouveau, sa boss ne lui avait pas laissé le choix et contredire un ordre d’Emma n’était que peu recommandé. Il prit juste le temps d’aller se chercher des affaires propres puis partis. En costard cravate, il ne craignait rien ni personne. Il respira un grand coup et marcha vers son destin: le bureau des archives. Il entra et vit qu’une demi-douzaine d’agent était déjà là. On ne prenait décidemment pas cette mission à la légère. Il reconnu la petite nouvelle, Catheux ou autre chose. Il avait reçut un petit message disant qu’il fallait être prévenant et sympathique avec elle. Ceci devait venir d’une gentille petite secrétaire attentionné. En tout cas, il lui aurait montré comment on accueil les nouveaux au niveau -2 si il n’y avait pas tout ce monde. Le reste de la petite pièce était majoritairement empli par un groupe d’homme en noir et rouge. Quatre soldats entourant leur chef… Javid, un ancien commandant du pôle stratégique. De son corps saillait des muscles noueux sur lesquels tombaient des cheveux argentés. Il se faisait vieux mais sa prestance n’en était que plus renforcé. De plus, chacun des membres de son unité semblaient prêt à mourir pour lui, ce qui allait certainement arrivé. Teews l’avait déjà surpris en pleine conversation avec Emma et pour la première fois il avait eut l’impression que sa cheftaine considérait quelqu’un d’autre comme son égal. D’un hochement de la tête, le jeune punk le salua.

La pièce était remplie d’effluves divers et il s’apprêtait à humer l’air lorsque le choc survint. Le bonhomme tout en os le percuta et Teews crut sentir les côtes de son comparse bouger étrangement alors qu’il tombait. Se remettant debout, il analysa l’étrange bonhomme qu’il ne mit pas de temps à identifier Archeux… [Il apprécie les « eux » en ce moment.]. Il est vrai que sa mémoire n’était pas très performante aujourd’hui mais il fallait tenir compte du fait qu’il n’avait que très peu vu ces agents et aussi du contexte. Enfin, peu importait, Archeux semblait divaguer. Un choc? Possible, mais il croyait se souvenir que c’était plus ou moins sont état normal. Oui! C’était cela, un agent quelque peu « spéciale » ou tout du moins atypique. Teews reprit son sérieux, en mission il faut avoir l’air classe, et tapota les joues squelettiques du crâne vivant avant de claquer des doigts devant ses yeux afin de la faire réagir. Il sembla aller mieux et la foule amassée s’écarta afin de le laisser errer de droite à gauche en direction de deux hommes jusqu’à présent masqué par la populace. Une conversation délirante commença entre le fou et… l’autre fou (*fruit-man*). Teews l’ignora et se rapprocha de Javid qui avait gardé son air fermé qui le caractérisé. La rudesse de ses traits appelait le respect. C’est alors que la pièce devint bleue… .

Le silence ce fit. Après la stupéfaction vint le dégoût. Sans un regard l’un vers l’autre, Teews et Javid sortir suivit par l’escorte rapproché de ce dernier. Il furent bientôt rejoins par Vayne, le chef présumé des opérations, tenant à la main un livre bleu. Son air d’habitude détaché laissait place à un visage décomposé par une de ses sautes d‘humeurs qu‘il semblait contenir difficilement. Cet éternelle blasé avait été touché par la dégradation de son livre et sa main tremblait. La porte s’ouvrit délicatement et la tête d’Archeux passa par l’entrebâillement avec au-dessus de lui fruit-man. Vayne prit alors la parole:

« Allons aux sous-sols. Plus vite cette mission sera finie, plus vite je trouverais un nouveau livre à lire. » 

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Mer 20 Jan 2010 19:00
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Joueur : 'Christa

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Message Re: A la Recherche du Lapin Blanc
- Mon... mes... mon...

Vayne regarde la coloration bleue qui a envahi la pièce et donc son roman sans prévenir auparavant. Non, c'est pas possible, il ne peut pas avoir récolté en plus d'une mission foireuse, un groupe hétéroclite de volontaires totalement allumés.

Mentalement, il compte les individus dont il a hérité suite à son annonce. Catherine Desrochelles, une jeune femme insouciante qui a trouvé le moyen de s'expédier par accident 80 ans dans son futur. Archelaus Gorgegrise, individu irrémédiablement et incontestablement dérangé, peu importe son dossier. Il s'entendra probablement très bien avec les Merveilles, celui là. Teews Silent, un jeune punk qui a le don pour se trouver au mauvais endroit au mauvais moment, et qui se prend pour un super héros en herbe. Chléo Dei Centro, dont le regard donne toujours l'impression qu'elle voit au travers des gens. Kinley O’Harem [hrp : oui, je ressence les PNJs sinon je vais les oublier], autre individu avec une case en moins et une passion envahissante pour les fruits. Scott Charles McNamee, alias le Joker, un clown acrobate dont Vayne se permet de douter fortement de l'utilité. Javid, ancien résident du niveau -1 ayant migré vers le -2. Et la liste n'en finit pas, en fait.

L'Italien a beau savoir que l'APO constitue un ramassis hétéroclite de tout ce que la planète peut rassembler de loosers, excentriques, cas désespérés et autres créatures biologiquement pas très humaines, mais il a un peu peur que la situation ne tourne au désastre si l'assemblée ne se montre pas un peu plus dissipée.

Tout ce bleu l'écœure.

Il voit Teews et Javis quitter la pièce avant de virer au bleu eux aussi, et se lève en tâchant de garder un minimum de contenance.

- Agent Gorgegrise, faites moi le plaisir de revenir sur Terre. Agent Desrochelles, veuillez garder vos petits tours de magie pour des situations qui l'exigent. Agent Dei Centro, arrêtez de regarder l'agent Desrochelles comme ça, vous allez finir par l'user.

Il quitte la pièce en grinçant les dents, s'efforçant de montrer bonne figure alors même qu'il trouve particulièrement contrariant l'état de son bureau et surtout de son livre. Il est temps de changer d'environnement avant que la situation ne dégringole encore plus bas sur l'échelle du grotesque.

- Allons aux sous-sols. Plus vite cette mission sera finie, plus vite je trouverai un nouveau livre à lire et le calme dont j'ai besoin.

Avant qu'Archelaus de l'ouvre, Vayne le foudroie du regard.

- Je viens de parler de calme. Vous me suivez au niveau -3, et le prochain qui s'amuse à jouer avec les couleurs naturelles de l'environnement aura droit à une entrevue avec Jango Karn.

Malgré celà, le chemin qui les sépare jusqu'au niveau -3 s'avère plus agité que prévu, mais Vayne parvient à conserver son flegme - très britannique - inébranlable jusqu'au sas d'accès aux sous sols [hrp : lequel se trouve au niveau -3, si vous avez bien suivi]. Entre temps, ils se sont arrêtés au -2 pour que l'équipe militaire récupère l'armement nécessaire.

Devant la porte des sous sols l'attendent quelques autres hommes un peu plus disciplinés que les comiques dont il a été précédemment question, et surtout - L'italien ne peut s'empêcher de pousser un profond soupir à cette vue - quelques scientifiques, alchimistes, magiciens et autres botanistes venus admirer la nouvelle expédition.

- Bien, marmonne l'archiviste d'un ton blasé, nous n'y échapperons pas. Messieurs, mesdemoiselles, j'ose espérer que la plupart d'entre vous possédez un minimum de connaissances en auto défense avant de vous engager dans cette aventure. Néanmoins, pour le cas où ça ne serait pas exactement le cas, nos équipes parascientifiques ont quelques équipements à vous fournir...

Voyant l'agent Teews se précipiter avec force cris d'enthousiasme sur les "armes de super héros", Vayne renonce à expliquer les choses et attend que tout le monde soit prêt.

Des consignes, des consignes !
Pour les retardataires, il s'agit encore de décrire l'arrivée dans le bureau, la réaction aux évènements précédemment décrits. Pour les autres, le chemin jusqu'au niveau -3, avec une pause au -2.

L'équipe scientifique et parascientifique se trouve aux portes avec divers gadgets à fournir aux agents (lesquels sont donc des "cobayes", la majorité desdits gadgets n'ayant pas été testés sur le terrain). J'ose espérer que vous saurez en inventer quelques uns ^^' Ils n'ont d'ailleurs pas besoin d'être utiles XD

L'intégralité de l'équipe a droit à un uniforme renforcé contre la magie noire, à des lunettes de vision spirituelle, des armes de tir pour ceux qui sont sensés savoir s'en servir, des objets d'exorcisme (eau bénite et autres trucs louches) pour les autres.

A noter que quand Eris aura posté (et potentiellement Twilight, ou tout autre joueur se sentant la motivation de participer ^^') je lancerai la mission pour de bon XD Préparez vous à chasser le lapin blanc...

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Mer 20 Jan 2010 21:33
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Joueur : Eris

Points de Destin : 8
Message Re: A la Recherche du Lapin Blanc
[Désolée u_u J'avais pas vu T_T]

"Whâââ ! Le clown ! Je savais bien que c'était pas une hallucination !"

Joker leva les yeux, qu'il avait ensommeillés, étant donné qu'il avait fini par s'endormir. Devant lui, une ravissante jeune fille. D'un bond, il fut sur ses pieds et fit mine d'ôter son couvre-chef pour la saluer à la manière d'un gentleman. Le temps qu'il se redresse, elle s'était éloignée. Jugeant que c'était d'une impolitesse rare, il la suivit en quelques sauts légers.

« Mademoiselle, je ne suis pas un clown ! »

Quoique, il dut reconnaître que c'était une raison de plus pour le fuir. Bah, il commençait à avoir l'habitude. Il décida donc de la suivre en silence. Sachant qu'étant donné son couvre-chef à clochettes, le silence pour lui n'en était pas un pour les autres. Étrangement, la jeune fille ne sembla pas tiquer. Ça tombait bien, parce que les conversations avec l'acrobate étaient sans queue ni tête et il valait mieux épargner une discussion semblable à Catherine si on voulait qu'elle conserve sa santé mentale. Enfin, si elle en avait une.

Là-dessus, elle entra dans un bureau, et Joker se glissa par la porte avant qu'elle ne la ferme. L'endroit avait l'air terriblement sévère, sans parler de la tête du type au bureau là, qui faisait magistralement la gueule. Le jeune homme secoua la tête, très dépréciatif de l'ambiance, ce qui fit résonner ses clochettes d'une manière quelque peu bruyante. Là-dessus, il s'assit, décidant qu'on était décidément mieux assis quand il y avait des gens qui faisaient la gueule. Ça avait le don d'ennuyer Joker quand les gens étaient de mauvaise humeur, et l'atmosphère sévère de la salle ne donnait aucune envie au jeune homme de faire rire les gens.

Surtout qu'il y en avaient qui se débrouillaient très bien. Comme le type là, qui rentra dans un autre. Et l'autre qui parlait en fruits. Ça, c'était intéressant. Ça pouvait être tout à fait déstabilisant ! Il fallait qu'il s'en rappelle de cette manière de parler, ça pourrait être pratique. Surtout s'il tombait nez-à-nez avec les fleurs d'Alice. Quoique, parler un langage de fruits aux fleurs pourrait être pris comme une grossière insulte. Oh, et puis, il n'avait rien à perdre, il pourrait toujours rattraper le coup d'une manière ou d'une autre. À moins qu'il ne prenne la fuite, parce que pour ça, il était très doué.

Il jeta un oeil aux autres. Il connaissait déjà la jeune fille qui l'avait traité de clown – et guidé ici. Pour ça, il était redevable, parce qu'il se demandait bien comment faire. Elle devait être très intelligente pour avoir deviné ! Là elle trifouillait quelque chose dans un gros grimoire. Quant à savoir quoi, on s'en fichait. Sinon, y avait un type qui avait l'air dérangé, c'était le type qu'en avait renversé un autre. L'autre était un type tout plein de piquants, comme un hérisson. Et puis y avait celui qui parlait en fruits. Après y avait le monsieur qui faisait la gueule et quelques types guindés et qui avaient l'air intimidant. Quoique, rien ne pouvait vraiment intimider Joker. C'est bien oour ça qu'on a dit qu'ils avaient l'air intimidant.

Tout à coup, tout devint bleu. L'acrobate en sauta à pieds joints, et bondit par-derrière au cou de la jeune fille, qui refermait son grimoire avec un sourire satisfait.

« Bravo ! Super idée ! Je trouvais aussi qu'il faisait morose ici. T'as tout arrangé ! »

Là-dessus il lui tendit la main, avec un grand sourire aux lèvres.

« J'suis Joker et toi ? »

Une armoire à glace empêcha le jeune homme de finir sa phrase. Une armoire à glace. Oui, tout à fait. On qualifie d'armoire à glace les types super bien baraqués. Mais à vrai dire on devrait dire « un » armoire à glace, parce que quand il s'agit d'une fille, c'est plus embêtant.

« Miniiii ! » s'écria l'acrobate, qui en profita pour sauter sur les épaules de la seule personne qu'il connaissait ici, à savoir l'armoire à glace en question, ironiquement surnommée Mini par tout le monde. La jeune fille dévoila une dentition quelque peu abîmée et salua son ami.

« Joker, comment allez-vous, très cher ? Je suis ravie de constater que vous serez des nôtres lors de cette délicieuse mission. »

Oui, oui, Mini, avec ses deux mètres de hauteur et son mètre de largeur, ne s'en départissait pas pour autant d'un langage très soutenu. Le plus étonnant était tout de même sa voix de soprano légère.

« J'vais bien, Mini-chou ! J'espère qu'on va s'amuser ! »
répondit l'acrobate, sans descendre de son perchoir.

Voyant que le type qui faisait la gueule allait sortir pour échapper à tout ce bleu, Mini, et son ami perché sortirent eux aussi. Ne me demandez pas comment ils ont réussi à passer la porte.

« Mon cher et tendre Rex n'a pu encore me communiquer de ses nouvelles. » annonça Mini tandis qu'elle descendait les escalier à la suite du chef de groupe. À chacun de ses pas pesants, les petites clochettes de Joker tintaient joyeusement. Le Rex dont elle parlait, un agent de l'APO gringalet et binoclard, le rat de bibliothèque par essence, qui sortait avec la géante s'était enfoncé trop profondément dans la bibliothèque. On craignait pour sa vie, mais les livres avaient tendance à l'apprécier. Il en sortirait sûrement vivant. Quant à savoir quand...

Tout à coup, panne d'électricité. Non, en fait, Joker, avisant un interrupteur n'avait pu résister à l'envie d'appuyer dessus, ce qui avait plongé l'assistance dans l'obscurité. Le jeune homme quitta le dos de son amie et s'approcha de la plus proche personne, à savoir le dingue, Archelaus, et lui cria brusquement dans l'oreille un « BOUH ! » retentissant. Il devina que le jeune homme n'avait pas été le seul à sursauter. Et regretta que ses clochettes l'aient quelque peu trahi. Si peu...

Là-dessus, la lumière revint. C'était le type qui faisait la gueule. Joker fit un sourire de Chat Potté (ou de Chat de Cheshire, au choix) au commandant, puis détala pour se retrouver à nouveau sur les épaules de Mini, qui souriait largement, amusé par les facéties gamines du jongleur.

Après quelques autres facéties et aventures, l'équipée arriva au -3. Joker ne tenait plus en place. Il descendit des épaules de Mini d'un léger bond, manqua renverser le dingue aux fruits, et se précipita vers les gens et leurs armes géniales. Il se saisit d'instinct de l'objet qui lui correspondait le plus : la machine à bulles. En cinq secondes top chrono, le souterrain fut envahi de bulles. C'est alors que Joker réalisa qu'il y avait un mode d'emploi. Ahaaa, il disait que les bulles roses explosaient dès qu'on les touchait, et que les bulles bleues se collaient à ce qu'elles touchaient, afin d'attirer les roses qui exploseraient alors.

Un grand sourire aux lèvres, Joker articula un : « Oups... » un peu tardif.

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Jeu 21 Jan 2010 21:51
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Joueur : Gretchen Krauze

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Message Re: A la Recherche du Lapin Blanc
Le clown semblait sympathique, en tout cas il semblait bien être le seul à apprécier la décoration. Oui, le bleu était une couleur à la fois gaie et relaxante, mais bizarrement ça ne semblait pas faire l'unanimité. Catherine aimait bien ce type, il lui rappellait le jongleur de cirque avec qui elle était sortie pendant un mois.
Mais son sourire diminua quand elle vit que la couleur bleue se répandait partout, y compris sur les vêtements des personnes présentes. Préférant garder sa robe violette dans l'état d'origine, elle esquissa quelques pas vers la sortie. Elle fut vite rejointe par le reste des agents présents et par monsieur Tuesli. Ce dernier demanda à tous de le suivre au niveau -3, après l'avoir menacée de l'emmener voir un certain Jango Kharn. Qui était-ce ? Aucune idée. Mais peu importe, mieux valait être discrète.
Le chemin se fit dans un silence PRESQUE complet jusqu'au niveau -2. Là, un groupe de personnes en blouses blanches les attendaient. Derrière eux, sur des tables, tout un tas d'objets étranges. Interessée, elle sortit de sa cachette (derrière un agent assez large d'épaules) et s'approcha, curieuse comme un chaton. Les scientifiques voulurent d'abord lui faire passer une sorte de combinaison d'ouvrier noire.

"Ah non ! Cela froisserait ma robe. Et puis honnêtement, ça m'étonnerait que cette...chose m'aille."

Puis elle contourna le savant en face et se jeta sur la table la plus proche. Il y avait des objets qu'elle pouvait identifier comme étant des armes du 21ème siècle, mais il y avait surtout des objets qui ne ressemblaient à rien. Elle prit un revolver de 38. dont elle saurait à peu près se servir (elle avait déjà couché avec un soldat en permission). Quant au reste, elle fouilla au petit bonheur la chance. Elle essaya une paire de lunettes de moto aux verres bizarres et eut la surprise de voir que toutes les personnes autour d'elle étaient en sous-vêtements. Surprise, elle retira les lunettes, et leurs vêtements réapparurent. Quand elle les remis, ils étaient à nouveau en sous-vêtements. Incroyable ! Ils avaient réussi à réaliser un des plus grands rêves de Catherine : des lunettes qui déshabillent. Les larmes aux yeux, un grand sourire béat, elle glissa les lunettes dans son sac à main, ça pouvait toujours servir.
Elle trouva aussi un flacon de parfum et quelque chose qui ressemblait à une lime à ongles toute simple. Difficile de savoir si ça servirait pour la mission, mais au moins elle pourrait toujours se refaire une beauté. Mais elle n'eut pas le temps de les tester. Le clown avait attrappé une machine étrange et s'en était servi pour remplir le souterrain de bulles roses et bleues. Un des scientifiques se mit à hurler. "Attention ! Ces bulles vont exploser !"
Juste à ce moment-là, Catherine vit une bulle bleue se coller sur sa robe. En voyant alors les bulles roses se rapprocher d'elle, elle réalisa alors le caractère aléatoire de son espérance de vie. Elle ouvrit en grand son grimoire et tout en courant à travers le couloir, feuilleta les pages qu'elle avait marquées. Elle trouva enfin sa page et lut la formule aussi vite que possible en se jetant à terre. Aussitôt, une énorme bulle violette l'enveloppa, ainsi que deux ou trois autres agents. Sauf que celle-ci ne risquerait pas d'exploser. C'était une bulle de protection qui, lorsqu'elle était bien effectuée, pouvait même résister aux balles.
Quelques bulles roses vinrent se poser sur la bulle où elles explosèrent de façon étouffée pour les occupants de la bulle. Catherine essuya la sueur sur son front.

"Ouf ! Cette fois-ci je l'ai vraiment échappée belle, comme la fois où j'ai voulu faire du saut en parachute en oubliant mon parachute. C'était..."

Elle s'arrêta net en sentant quelque chose de velu lui caresser la jambe. Elle se retourna et...

"Oh non ! Pas encore !"

Une longue queue jaune et rayée dépassait de sa jupe et se balançait dans le bas de son dos. La raison elle la connaissait, en récitant la formule de la bulle de protection elle avait aussi lu la ligne du dessus qui appartenait à une toute autre formule. Quand la bulle se dissipa, elle resta paralysée, sa queue entre les mains.

"Noooon ! Ne regardez pas !"


Mer 3 Fév 2010 11:16
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Joueur : Nathaniel

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Message Re: A la Recherche du Lapin Blanc
Assit sur ses fesses et sur les lambeaux de dignité lui restant, Archelaus luttait tant bien que mal contre la force d’apesanteur, une main emprisonnant son cœur tambourinant encore aux barreaux de sa poigne ferme.
Maudit sois l’idiot qui lui avait fait peur de la sorte ! Cette artiste gesticulant. Dommage qu’Archelaus éprouve tant de sympathie pour les personnes se démarquant de la monotonie. Alors lui, avec son look extravagant et son aire faussement débonnaire… Aucune chance de le détester. Et puis, même s’il avait joué le rôle du dindon, il avait apprécié la farce.

Kinley s’approcha d’un pas chaloupé et lui tendit une main pour qu’il se relève. Archelaus lui fit signe d’une main qu’il n’était pas encore complètement remit de ses émotions. Oui, il est possible d’exprimer cela en un seul geste…
Haussant les épaules, Kinley fit volte-face et repartit avec les autres.
A l’annonce du « BOUH ! » Archelaus avait fait un bond de chat, atterrissant sur… Un inconnu car quand il reprit conscience il n’y avait personne étendu à ses côtés. Il ignorait toujours l’identité de celui à qui il avait présenté ses fesses de manière un peu trop intime. Il espérait juste que ce ne soit pas Teews, s’il lui retombait dessus, le jeune héros le détesterait à vie c’est certain.

Il épousseta sa veste devenue bleue et se releva enfin prêt à reprendre la route.
Pourquoi le Joker – car il se souvenait de l’appellation dont il s’était affublé en approchant la demoiselle au grimmoire… Apparemment nomée Desrochelles ou un nom du même genre – lui avait-il fait peur à lui ? se demandait-il en essayant de rattraper les autres. Et tant qu’on en était aux cases mystères, qu’est-ce qui avait motivé le chef de l’expédition à lui crier dessus ? Il voulait juste lui faire un conseil littéraire…

Un foisonnement d’explosions à n’en plus finir le ramena brutalement à la réalité. Intrigué par l’ampleur du bruit, il accéléra le pas… Et se retrouva nez-à-nez avec un chewing gum titanesque qu’il n’eut pas le temps d’éviter.
Mais cette bulle n’avait de chewing gum que la couleur apparemment. Il décola son front et tout son visage, dans un bruit de succion, de la surface bizarre de la bulle translucide et fit un rapide inventaire de ce qui l’entourait : toute l’équipe se tenait dans un coin, serrés les uns contres les autres. L’un d’entre eux, la fille avec le grimoire hurlait d’effroi en psalmodiant des paroles inintelligibles aux oreilles d’Archelaus. Aucun intérêt à première vue. Et enfin, une longue table avec des assistants et des armes de toutes les tailles et de tous les genres se dressait sur tout un côté du niveau.

Oswald MacKourgan, inventeur de génie attendait, scannant la tête de chacune des recrues et les classant selon des critères ésotériques… Il fallait trouver le pigeon idéal pour tester les armes les moins fiables, les certifiées « douteuses » désignées par vote… Celles qui n’aurait jamais le droit d’être commercialisées tellement elles étaient peu fiables ou dangereuses…
Il les scruta un à un… Il avisa d’abord une ou deux personnes d’apparence normale qu’il écarta d’emblée. Même chose pour Tuesli, pas la peine d’essayer de lui refourger un de ces armes. Il fut ensuite attiré par le punk pour son côté certainement anarchiste, mais se ravisa au dernier moment. Son regard se porta alors sur un type juché sur un gorille modèle Gargantua, et habillé comme un clown. Mais il n’eut même pas le temps de lui faire signe que celui-ci s’emparait déjà du pistolet à bulles explosives… Il entendit un de ses collègues hurler « Attention ! Ces bulles vont exploser ! » et s’accroupit derrière la table. Quand il se releva, le type à l’apparence étrange était déjà loin.

Puis arriva enfin le pigeon idéal, à l’air candide et vêtu d’un bleu de travail. L’inconnu s’encastra dans la bulle de protection invoquée par l’un des agents, dans un bruit hilarant. Un peu comme dans les dessins animés. MacKourgan ressasserait plus tard ses vieux souvenirs. Pour l’instant, il fallait héler le pigeon… Magnifique, celui-ci s’approchait par lui-même, attiré par les formes et les tailles des armes qu’il proposait, ainsi que tous les autres gadgets étalés ça et là sur la table de manière à former un chaos de couleurs avenant.

- Bonjour cher agent. Puis-je vous recommander…
- Une veste noire ? Merci c’est ce que je m’apprêtais à vous demander.

MacKourgan conserva son sourire… Toujours rester souriant en toute circonstance. Et puis, avec les armes qu’il s’apprêtait à lui refourguer, il aurait bien l’occasion de se venger d’une certaine façon.

- Je m’apprêtais à vous le dire. Tenez, prenez celle-ci plutôt. Il lui sortit une superbe veste noire que Archelaus s’empressa d’enfiler.
- Vous trouverez dans la poche une ceinture avec trois étuis pour couteaux à attacher en bandoulière. Sur la manche gauche vous remarquez également un petit appareil qui mesurera votre taille en fonction de la longueur de votre bras. Tous les agents ont normalement été muni de cet appareil.

Il vérifia le bien fondé de cette information en pianotant sur le petit clavier entourant son poignet et relié au petit écran rectangulaire. Il afficha « 1m76 ». Il décida que l’appareil fonctionnait correctement et remit sa manche correctement, dissimulant le petit écran.
MacKourgan lui montra alors un présentoir de vingt couteaux en lui demandant d’en choisir trois. Il opta pour le normal à lame droite, Le double lame rétractable et étirable grâce à une sorte de chaîne –il lirait le mode d’emploi plus tard- et enfin un dernier d’apparence normal si ce n’est que le pommeau se terminait en une sorte de sifflet.

- C’est un appeau. Il est sensé attirer les aigles répondit le scientifique à la question muette d’Archelaus. Il acquiesça, attiré par le concept et plaça les trois couteaux dans leurs étuis respectifs.
- Prenez ça aussi. Vous savez vous en servir ?

Il lui montrait un pistolet à l’allure étrange. Archelaus l’attrapa d’une main experte, le fit tourner autour de son index et le lança en l’air. Il atterrit, ajusté à la perfection dans le holster situé à l’arrière de son pantalon. Malgré les apparences, Archelaus maniait à la perfection les armes blanches et les armes à feux, de petite taille. MacKourgan, nullement impressionné par la prestation, lui tendit enfin deux autres canons pour changer les effets du pistolet, un étui de 7 fléchettes aux effets variés et enfin un lanceur de fusées de détresse. Il informa Archelaus qu’il était réglé sur « modèle fête nationale asiatique ».
Et enfin pour clôturer son accoutrement évoquant un mercenaire, deux paires de goggles : une modèle kaléidoscope et une vision infrableu (plus d’infrarouge en stock).
Archelaus subtilisa également un des flacons disposés bien en évidence sur l’étalage, remercia Oswald et rejoignit enfin les autres, beaucoup mieux équipé qu’auparavant.

- Melon ! Tomate comme ça, tu framboises à un citron !
-Merci Kinley répondit-il machinalement, traduisant ses paroles sans même s'en rendre compte.


Mer 3 Fév 2010 15:55
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Message Re: A la Recherche du Lapin Blanc
[HRP : vous avez de la chance, j'ai eu de l'inspiration … pour tout problème de pnjisation, MP moi ^^]

Je ne sais pas trop pourquoi j'ai tenu à accompagner Chléo, certainement tout bêtement parce qu'elle me l'a demandé, mais je n'en suis même pas certain. En tout cas c'est intéressant de marcher à ses côtés, elle ne semble jamais se tromper de direction et évite avec une aisance assez inhabituelle l'ensemble des obstacles présents sur sa route. Et quand je parle d'obstacles, je parle de mur, de portes, de créatures bizarres et de gens tout aussi étranges. Quand on m'avait dit que Chléo était spéciale, je ne pensais pas qu'elle l'était autant.

En tout cas, on arrive devant la porte du bureau de l'archiviste alors qu'il semble étonné par la présence d'un aussi grand nombre d'agents.

- Il n'est pas étonné, il est énervé.

Pas la peine de demander qui est responsable de ce commentaire impersonnel, c'est ma compagne et je me demande comment elle …

- Aie !

Elle m'a giflé sans bouger la main ! C'est quoi son truc là, je ne comprends pas, en tout cas elle ne semble pas avoir apprécié quelque chose à laquelle je ne saisis rien. Ce n'est pas important parce que le bureau devient tout bleu. C'est bizarre ça aussi, je sens que je ne vais pas rester bien longtemps, juste le temps qu'on me demande si j'ai les compétences requises et je vais filer.

D'ailleurs, qu'est-ce qui m'a prit d'accepter la demande de cette folle ? Et pourquoi son regard est porté sur une fille qui semble sortie d'un film des années vingt ? L'archiviste le remarque et fait un commentaire, et avant que je puisse dire un mot, il nous demande de le suivre. Alors c'est ça, pas de moment pour étudier nos dossiers et savoir donc que je ne peux pas venir !

- Oh, je t'ai oublié, tu viens.

Tout autre personne que Chléo aurait posé une question et alors que je me tourne vers ses yeux pour lui répondre que non, il est hors de question que je vienne avec une telle bande de fous, je cligne des yeux deux fois et je m'entends répondre « Oui bien sur. » Parce que oui, c'est bien d'accompagner les agents en mission.

Je les suis tous au niveau -2 dans le silence qui nous enveloppe Chléo et moi et je me retrouve entouré de bulles de couleurs différentes. C'est quoi ça ? Curieux, j'approche mon doigt de l'une d'entre elles quand … qu'est-ce que je fais là ?

J'éloigne mon doigt rapidement de la bulle en entendant quelques explosions et surtout une mise en garde et je me jette sous la table la plus proche. Au moins pendant ce temps là je ne vais pas avoir des envies idiotes. C'est quand même étrange que j'ai accompagné quelqu'un en mission, je déteste aller en mission, c'est toujours dangereux et surtout ça ne m'apporte rien en définitive.

En tout cas, je suis très bien sous ma table pendant que ça explose un peu partout à côté de moi. Et pendant que je me terre sous ma table, j'entends de moins en moins d'explosions et de plus en plus de coups de plateau. Ca me vient d'où ce savoir que c'est un plateau qui amortit les bulles ? Il y a quelque chose d'inhabituel là dessous et je n'aime pas ça. Oui je suis un agent de l'APO et alors ? C'est pas pour autant que je dois aimer l'inhabituel. Donnez moi un bon loup-garou bien normal et je pourrais m'enfuir à toutes jambes !

Je me cogne contre la table quand une main se pose sur mon épaule et j'entends une voix déclarer d'une manière posée horripilante :

- C'est terminé, mais le plateau est cassé, le pauvre.

Comment ça le pauvre ? Je sors de mon abri, je refuse qu'on nomme cela une cachette et je me tourne vers Chléo (oui qui d'autre) avant de bredouiller quelques mots.

- Oh oui le pauvre plateau.

Il est tout cabossé, c'est terrible ça ! Il faut que je trouve un moyen de le redresser sans quoi on va me … enfin on va lui faire une remarque. C'est vraiment étonnant cette impression que je suis l'homme de la situation d'un seul coup. Ca ne m'était jamais arrivé et c'est peut-être une bonne chose non ?

- Oui.

Merci de ce commentaire hautement informatif Chléo. Et alors qu'elle me tend un beau gilet noir (tout de même ils ont compris que seul le noir va avec le noir ?) et que je l'enfile en tentant de regarder s'il ne me grossit pas un petit peu – alors que je ne me trouve pas gros, un homme me donne un crayon.

- Heu oui ? C'est pour quoi faire ? Je dois signer quelque part ?

L'homme hausse les épaules et désigne Chléo du menton. C'est elle qui a décidé que je devais être armé en tout et pour tout d'un crayon ?

- Chléo ? Je peux savoir pourquoi tu …
- Réfléchis et ne te sauve pas je dois avoir une conversation avec certains.

Pourquoi me sauver alors que je ne suis pas du tout à ma place et que je n'ai qu'une envie c'est de quitter les lieux ? Il y a un problème dans mes pensées, il va falloir que je me trouve un moyen de m'en sortir parce que là ça ne va pas du tout. Je m'approche de la sortie discrètement quand j'entends les paroles de Chléo envers un garçon maquillé à tête de clown.

- Joker, tuer les agents n'est pas dans nos attributions.
- J'ai dit oups pourtant ! Je me suis excusé en quelque sorte. Et c'était amusant en plus !
- Je sais.

Et elle le laisse planté là comme s'il n'y avait rien d'autre à dire, il a tout de même failli tous nous exterminer de la surface du globe et nous forcer à nous réincarner dans un corps moins agréable ! Je sais bien, j'ai déjà vu ça une fois ! Un magnifique petit biiip de fille qui s'est retrouvé plante en pot au premier sous-sol ! Je m'égare là, je dois me sortir de cet étage sans qu'on ne me repère et … je retombe sur Chléo en train de parler avec l'actrice des années trente.

- Intéressante queue, très féline. Oui posez votre question.
- Vous avez utilisé quel sort pour repousser les bulles avec un simple plateau ? Ce n'était pas dans mon grimoire.
- Un sort, non, bien sur que non. J'espère que personne ne voudra tirer la queue du chat aujourd'hui.
- Ce n'est pas amusant, en plus ça m'est déjà arrivé une fois et …

Il est inutile que j'écoute la fille qui raconte sa vie à Chléo comme si cette dernière lui avait posé une question. Alors que j'ai tout entendu, elle n'a pas posé une seule question.

Je me retrouve comme un fait exprès parmi les agents qui sont déjà prêts et je m'apprête à sortir avec la discrétion d'une petite souris quand on m'attrape la manche.

- Tu vas où ? On doit attendre le signal du départ.

Je regarde le jeune punk en haussant les sourcils, il ne connait pas l'APO comme moi, je sais que ça va être dangereux et je dois filer avant que mon envie de rester ne me reprenne je ne sais pas comment.

- Je ne suis pas avec vous...

Je me retourne pour croiser le regard de Chléo et pour terminer ma phrase.

- … mais je reste bien entendu.

Elle hoche la tête d'un air satisfait derrière moi et elle fixe le punk avec ce qui pourrait s'appeler une grande intensité.

- Teews, tu veux bien garder un oeil sur Alister pendant que je vais prévenir l'archiviste que le livre pourrait être modifié ?

Elle s'éloigne en me laissant là pendant que le gosse me toise comme si j'étais une créature à surveiller. Je ne comprends pas … et ça m'énerve. Mais par contre j'entends très bien Chléo proposer à l'archiviste :

- Alister au pays des Merveilles ça changerait trop l'histoire, dommage.
- Agent Dei Cento, je pensais que la participation à une telle mission était volontaire.
- Au fond de lui il l'est.

Comment ça au fond de moi, non non, au fond de moi je suis mort de trouille !

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Avatar par yuyanxiansheng


Sam 6 Fév 2010 21:37
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Message Re: A la Recherche du Lapin Blanc
Aucune tenue. Aucune classe, aucun savoir vivre. Le charisme leurs manquaient et pourtant jamais ils n’arrêtaient. Ces agents faisaient la honte de l’A.P.O. et la sienne par la même occasion. Ils se comportaient tous comme des attardés et semblaient trouver cela « drôle ». Oui, Teews avait honte. Il comprenait parfaitement qu’on puisse s’amuser lors de ces temps libres, cependant, en mission, ils devaient savoir se tenir. Après tout, ne représentaient-ils pas l’organisation? Le jeune punk se devait de montrer l’exemple, il serait un modèle de sobriété et de charisme. Sans y penser, il réajusta son costume et masqua son sourire derrière un masque qu’il jugeait impénétrable. Il avait remarqué que Vayne semblait tout aussi dépité que lui… . Si un chef de service voyait à quel point on pouvait compter sur notre jeune ami, il ne serait pas remis en question une petite montée en grade. Ah, que tout ceci s’annonçait sous de merveilleux hospices. Avant de passer à la suite, il nota mentalement, toutes les personnes qu’il jugeait apte à se tenir à ses côtés: il y avait bien sur Vayne ainsi que Chloé (une de ses rares connaissances concrètes à l’organisation). Ce semblait être les deux seuls agents convenable ici (sans compter bien sûr Javid mais pour celui-ci, c’était le cas inverse, Teews n’osait pas se présenter à ses côtés de peur de le gêner ou de paraître incompétent). Tout le reste n’était qu’un ramassis de vermine, tout juste bon à faire les pitres et à afficher un air ahurit. En particulier cette… fille. Cependant, un accident était si vite arrivé en mission… . Dans tous les cas, un mystère subsistait en la personne d’Archeux. Il n’arrivait vraiment pas à le cerner et cela le gênait au plus au point étant donné qu’il ne savait qu’elle genre d’attitude adopter à son égard.

Quelques étages plus bas, un véritable cortège de monstres les attendaient. Ils étaient tous là, guettant leurs proies. En quelques enjambés ils furent sur eux… c’était la fin. Les « scientifiques » du niveau moins trois ne manquaient jamais leurs proies. Chacun des services qu’ils vous rendaient pouvait se retourner contre vous. Ils étaient pires que les génies des contes modernes, bien plus sadique et avec bien moins de morale. Cependant, comment refuser leurs présents quand ceux-ci étaient si alléchants? A croire qu’ils connaissaient tous leurs désirs les plus secrets. Peut-être avaient-ils d’ailleurs des moyens de les savoir… . Il faudrait enquêter dessus. Enquêter dessus! Mener une investigation au sein même de l’organisation! Des idées vraiment saugrenues vous traversaient l’esprit dans ces moments de stress. Le sourire des scientifiques s‘agrandirent. Peut-être pas… .

Tout comme les autres agents, le jeune punk se fit engloutir par la masse de ceux qu’il considérait comme ses opposants. Sous cette véritable marée humaine, il ressentit toute la folie de l’esprit humain. La plupart des gadgets semblaient en toc et n’avoir pour autre utilité que d’enfoncer un peu plus le clou dans des moments périlleux. Compter sur un objet défectueux en pleine mission pouvait s’avérer fatal… mais c’était si tentant. Finalement, il prit une jeune scientifique par le bras et l’emmena un peu à l’écart. Il n’avait aucune honte à avouer qu’il ne comprenait pas tous les outils exposés et expliqua calmement ce que lui désirait:

« Tout d’abord, je ne veux pas de vos gadget à deux balles. Je ne suis pas intéressé par des objets qui me lâcheront dans des moments critiques. J’exige des valeurs sûr ou, tout du moins, je veux connaître les risques de chaque chose dont vous allez m’équiper. A noter que je ne veux aucune modification corporelle ou armes pouvant en entraîner sur moi-même. C’est un coup à finir en cobaye… d’ailleurs, tout ceci ressemble fortement à cela. Vous testez vos gadget et êtes impatient de voir les résultats n’est-ce pas? Les causes et les conséquences des échecs et cætera. Enfin, que me proposez vous donc très chère? »

La femme sourit et encore une fois, Teews trouva qu’il y avait quelque chose de « changé » en elle. Cette petite scientifique ne semblait pas avoir tout son corps d’origine et certainement pas toute sa tête.

« Nous avons appris, par le plus grand des hasards, que vous vous intéressiez aux combats au corps à corps et plus particulièrement au close combat. J’imagine donc que vous refuserez toutes armes « classiques » ou qui ne correspondent pas à votre style. Heureusement pour vous (le « et pour nous » étant largement sous entendu) nous avons quelques «objets » qui pourraient vous être utile. Tout d’abord, voici l’une de nos créations les moins sûres. »

D’un coin de la pièce, elle emmena un porte vêtement sur lequel reposait une petite dizaine de costumes de héros en tous genres.

« Nous savons que vous avez une grande culture hérotesque et un certain penchant pour les super-héros. Ceux-ci sont… . »

« Je suis désolé de vous le dire, mais vous vous méprenez sur certains points. Tout d’abord, bien que je sois « fan » de différents comics, il est important de comprendre que je suis en mission. Le second point, et certainement le plus important, je ne suis pas comme ces… gens que vous voyez s’agiter (à ce moment le clown utilisa « malencontreusement » l’une des armes). J’ai encore un minimum d’inhibition et ne souhaite pas particulièrement me couvrir de ridicule comme eux. On peut, bien sûr, savoir plaisanter, mais il ne faut pas pousser le bouchon trop loin. Je… . »

« Bien entendu, nous comprenons parfaitement. Cependant, ce ne sont pas de simples costumes, tout comme ces gens ne sont pas de simples attardés. En tous cas, pas tous. Ces costumes sont conçus de manière à augmenter vos capacités. Ils sont en quelques sortes des stimulateurs qui augmentent la vitesse des informations entre les nerfs et tous votre corps. Vous n’êtes pas sans savoir que tout ceci fonctionne à l’état normal grâce à des impulsions électriques. Grâce à ces costumes, elles iront plus vite. Ceci en particulier dans le cas de ce costume. En effet, chaque costume à ses propres caractéristiques. Le jaune semble le plus adapté, j’espère que vous avez remarqué à qui il fait référence. Vous pouvez le mettre sous vos vêtements mais lors de son utilisation vous devrez le laissé à l’air libre et dire son nom. Passons maintenant, aux inconvénients, puisque vous tenez à les connaître. Premièrement, il peut il y avoir des troubles du comportement, plus ou moins importants (*après tous, les cobayes c’est vous, nous saurons tout cela après que vous l’ayez utilisé*). Vous aurez aussi des douleurs plus ou moins fulgurantes après sont utilisation. Pour finir, il peut il y avoir des risques de lésions internes. N’oubliez pas que tout cela peut aussi ne pas ce produire! »

Teews n’avait guère confiance en ces approximations plutôt vagues.

« Je pense prendre le jaune en effet. Il se combinera parfaitement avec mes capacités. Avez-vous des médumineuses en stock? »

D’un bond, la scientifique sortit de la pièce et revint avec une boîte transparente qu’elle ouvrit.

« Nous avons même mieux. Voici l’un de nos tous derniers tests. La médumineuse classique c’est vu ajouter un viddie. Là où réside la difficulté est que nous avons réussit à faire tenir sur le viddie un petit casque. Certes le viddie qui surmonte la medumineuse n’est d’aucune utilité pratique mais c’est un très bon divertissement. Et quel progrès! »

N’ayant que peu de choix face à l’enthousiasme de la scientifique, Teews accepta. Dire non à une femme est si compliqué. Il sortit de la salle afin d’enfiler le costume qu’il comptait garder tel une arme secrète. Cinq minutes plus tard, il était de retour et se cogna dans un petit homme qui tentait de partir. Décidemment, c’était devenu une habitude. Tout le monde devait vraiment bien l’aimé pour ce cogner ainsi contre lui.

« Tu vas où ? On doit attendre le signal du départ. »

Le petit homme ne semblait pas vraiment à sa place dans ce lieu. Il émanait de lui des sentiments qui ne correspondaient pas du tout au registre habituel de l’A.P.O.. C’était étrangement plaisant. Chléo arriva et lui demanda de garder un œil sur Alister. Quel drôle de prénom. Il lui rappelait ces hommes qui, assis dans des salons cosys, discutaient de mystères à la Lovecraft. En tout cas, si Chléo demandait, il allait obéir. Il l’aimait vraiment bien. Elle était si… différente… mais dans le bon sens du terme. Tous les agents semblaient maintenant équipé pour partir. Il demanda à Alister de bien vouloir rester à ses côtés et alla voir Vayne qui discutait avec Archeux afin de lui demander si on pouvait enfin commencer.

« Je sais qu’Alice ne va pas partir, enfin je crois, mais l’inactivité est la pire des choses. Nous devrions y aller. »

Et c’est ainsi, cher ami lecteur, que l’une des missions les plus meurtrières que connu l’A.P.O. commença.

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Mer 17 Fév 2010 19:30
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Message Re: A la Recherche du Lapin Blanc
Joker était outré. Enfin, aussi outré qu'un clown puisse être. Ils s'étaient protégé des bulles ! Non mais franchement, c'était vraiment la meilleure ça ! Se protéger de ces jolies bulles multicolores. Elles étaient féériques (°O°), il ne fallait pas s'en protéger, il fallait accepter son sort, et se faire exploser par une bulle, quel joli jeu de mots. Mais non, ils avaient un sens de la survie. Quel dommage, vraiment, quel dommage. Quel outrage, même ! Se refuser à ces si charmantes bulles gluantes, mortelles, à la consistance particulièrement dégueulasse... quel mauvais goût (de s'y refuser) !

Il répondit quand même à la fille qui le regardait comme si son père avait été vitrier qu'il avait dit « Oups ! » et que cela le dispensait de toute poursuite judiciaire intempestive et inutile puisqu'il s'en tirerait d'une cabriole (au sens propre du terme). Elle se contenta d'acquiescer et de poursuivre son chemin comme s'il n'existait déjà plus. Il était probable que tout ce qui n'avait pas ou plus d'intérêt pour elle n'avait plus d'existence, disparaissait, pour ne réapparaître que quand elle en aurait besoin. Joker la suivit des yeux, amusé.

Mini se pencha vers lui et lui demanda si tout allait bien, ce à quoi Joker répondit qu'il n'attendait plus que de serrer la hallebarde à la Reine de Cœur et de demander l'heure au Lapin Blanc. En attendant, un tas de trucs se passaient à côté, sans aucun intérêt pour Joker, ce qui lui fit réaliser que malgré leurs autres différences, il avait ça en commun avec Chléo. Décidant soudain, comme le punk vert là-bas, qu'il était temps de se mettre en route, le clown, à nouveau à cheval sur la colossale Mini, lança un « En avant ! » enthousiaste, avant de se faire dépasser par un flegmatique Vayne, qui voulait quand même rester devant.

« Nous risquons de nous retrouver confrontés à des phénomènes anormaux, comme par exemple tomber vers le haut, changer de taille et autres facéties alicesques... » articula-t-il, comme ennuyé par ses propres paroles. Il tentait probablement de se remémorer de tout ce qui arrivait à la pauvre Alice au cours de son périple au Pays des Merveilles.

Joker lui, enfila les lunettes infrarouge qu'il avait pris sur le bureau, et regarda autour de lui, dans ce couloir parfaitement identique, si ce n'est quelque peu plus sombre que le précédent. Heureusement que Mini, elle, regardait où elle allait, et plutôt, ou plus exactement où Vayne allait, parce qu'à deux centimètres près, elle serait tombée derrière celui-ci dans un trou étrange qui bouffait tout le sol du couloir.

« Il me semble que cet orifice béant pourrait correspondre l'antre du lapin blanc. » supposa Mini.

Joker, lui, un grand sourire aux lèvres, n'en pouvait plus d'excitation et de jubilation, et avant même que son amie ne puisse poursuivre, il fit un double salto et tomba droit dans le trou, à la suite du commandant, tenant son chapeau à grelot d'une main, faisait un signe d'au revoir aux autres.

« Aouf. » grogna le truc en-dessous de lui. Sauf erreur de sa part, le truc qui lui avait servi de coussin amortisseur devait être le chef de l'équipe, à savoir Vayne. Gagné, il s'agissait bien de lui. Compatissant et prévoyant, Joker sauta un peu plus loin, entraînant l'homme avec lui, afin d'éviter que les potentiels suivants ne lui tombent aussi dessus.

Il observa l'endroit, à peine surpris que le trou d'où il venait ressemble à un énorme trou dans un ciel sans nuage. Il faisait très clair, l'air fleurait bon le foin coupé, et la forêt à deux pas semblait terrifiante à souhait. Il s'en détourna et s'éloigna en bondissant un peu, imitant le lapin blanc, quand tout à coup une voix outrée l'interpella de haut.

« Voulez-vous bien arrêter de causer des tremblements au sol ? Cela chatouille ignoblement mes délicates racines ! » le grondait un lys lisse haut de trois mètres.
« Je trouve ça au contraire délicieux. » gloussa un bégonia bégayant.
« Je préfèrerais pour ma part qu'il cesse. » bailla un minuscule myosotis.

« Veuillez m'excuser, Mesdemoiselles. » répondit le clown, se fendant un en grand salut à la manière des lords, après s'être découvert, ce qui permit à ses cheveux roux de rebiquer, lui donnant des airs de hérisson. « Il n'était aucunement dans mes intentions de vous heurter. »

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Lun 22 Fév 2010 20:49
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Message Re: A la Recherche du Lapin Blanc
Catherine contemplait sa queue, déçue. Un jour il faudrait bien qu'elle teste la formule de la page suivante. La dernière fois que c'était arrivé elle avait réussi à s'en débarasser en lisant une page au hasard. Sauf qu'elle avait perdu le marque-page qu'elle y avait mis avec l'explication de la formule. Et ça allait lui prendre un moment pour retrouver cette fichue page, au risque de souffrir des effets déplaisants de certaines formules encore non-testées. Au trement dit : ça allait devoir attendre qu'elle trouve un gogo pour l'aider. Peut-être bien le clown, il avait l'air d'une proie facile et ça le dérangerait peut-être moins que Catherine de se retrouver violet de la tête aux pieds.
La jeune femme referma son grimoire et suivit le groupe après avoir glissé dans son sac à main les lunettes, le parfum, la lime à ongles et le revolver. Monsieur Vayne marchait devant en briefant vaguement les agents sur les risques qu'ils courraient. Il était en train d'expliquer savament les dangers qui les guettaient s'ils ne regardaient pas où ils mettaient les pieds quand soudain il disparut.
Intriguée, Catherine se fraya un chemin à coups de coudes à travers le groupe pour voir de quel sortilège avait été victime le chef de groupe. Avait-il été désintégré, réduit à une taille microscopique, aspiré dans une autre dimension, ou même rayé de l'histoire comme s'il n'avait jamais existé ? Elle fut déçue en voyant qu'il était simplement tombé dans un trou.

« Il me semble que cet orifice béant pourrait correspondre l'antre du lapin blanc. » suggéra la lutteuse qui accompagnait le clown.
"ça ne veut tout de même pas dire qu'on va devoir descendre là-dedans ? La pente est très très pentue. Le chef est tombé et on ne l'a même pas encore entendu toucher le fond..."

Elle fut interrompue par un "Oumf !" qui devait vouloir dire que Vayne avait enfin touché ledit fond.

"Ah ben voilà. ça doit vouloir dire qu'on peut y aller. Par contre, je sais pas qui va descendre le premier mais moi j'avoue que la perspective de me casser les deux jambes..."

Elle n'eut pas l'occasion d'en dire plus que le clown effectua un magnifique salto avant pour disparaître dans le trou.

"Bon ben dans ce cas je n'ai plus d'excuse pour ne pas y aller. S'il survit pourquoi pas moi ? On devrait toujours avoir un clown avec soi. J'espère qu'il sera là si jamais on doit traverser un champ de mines. Allez ! C'est reparti comme en 24 !"

Elle retroussa sa jupe, ce qui dût faire rougir plus d'un homme dans la salle, et sauta à son tour dans le trou. Elle tomba pendant un temps interminable avant d'atterir sans mal sur un truc mou.

"Tiens ! C'est génial, ils ont même prévu un coussin pour qu'on ne se fasse pas mal. Je ne sais pas ce que c'est mais c'est confortable."

Elle s'arrêta net en se rendant compte qu'elle était assise sur Vayne. Par chance il semblait inconscient. Elle se leva donc avant qu'il ne s'éveille.

"Vous pouvez y aller. Par contre, essayer de viser un peu plus sur la gauche en sautant." cria-t-elle à l'intention des autres agents restés en haut.

Elle commença alors son exploration en suivant les pas (ou les bonds) du clown qui s'était déjà éloigné au mépris de toute précaution. Il faisait sombre ici, on se serait cru dans une grotte de yéti. Elle regrettait de ne pas avoir une torche électrique dans son sac. Mais en même temps, dans les années 20 une torche électrique de qualité était plus grosse que sa petite pochette de soie violette.
Ayant déjà lu le roman de Lewis Caroll alors que les gens de cette époque n'en connaissaient que le dessin animé de Walt Disney, elle avait une idée de ce qui les attendait. Le gros trou c'était le terrier du lapin blanc, lequel de devait pas être bien loin.
Au fur et à mesure qu'elle avançait, elle y voyait de mieux en mieux. Et pour cause, le terrier ceusé sous terre avait soudain laissé place à une plaine sous un beau ciel bleu. Seule réflexion à cet étrangeté : "S'il fait assez clair pour que les autres me voient ça veut dire que je dois être bien maquillée !"
Elle sortit donc son poudrier et se refit une beauté. Mais quand elle surprit le reflet de ses yeux elle blêmit. Ils étaient jaunes avec des pupilles fendues. ça, par contre, ça n'était jamais arrivé. Elle rangea son poudrier et s'élança pour retrouver le clown. Ce n'étais pas facile, car ses talons s'enfonçaient dans la terre humide et si elle essayait d'aller trop vite elle risquait de jouer les Cendrillon. Sauf que là ce n'était pas le bon conte et il lui faudrait attendre qu'un autre livre soit ensorcelé pour que ça lui permette de rencontrer un prince charmant.

"Hé ! Le clown ! Attends !" cria-t-elle à l'intention de Joker.

Il s'était arrêté et faisait des révérences. mais à qui donc ?

"SILENCE !" l'apostropha soudain une magnifique voix de femme qui cependant lui perçait les tympans tant elle était forte.

Catherine leva les yeux.

"Weuâh ! Des baobabs qui parlent !"


Mer 24 Fév 2010 11:28
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Message Re: A la Recherche du Lapin Blanc
[Post très très long en perspective... Si si je vous assure O.o. Un post où il est question de trahison, d'alcool, de flegme, de carottes, de marins et de baliveaux]

Vayne fit un signe bref au cartographe qui les accompagnaient pour l’autoriser à distribuer les plans des tunnels dans lesquels tous les agents inscrits à la mission de récupération du livre Alice au Pays des Merveilles s’apprêtaient à s’élancer. Avançant d'un pas légèrement titubant, le cartographe remercia l'archiviste du regard -légèrement embué d'ailleurs- et lui sourit chaleureuseument. Vayne haussa légèrement les épaules en guise de réponse. Blasé jusqu'à la moelle...

- Tenez ! s’écria le cartographe en posant une carte dans chaque main d’un geste vif. Prenez ces cartes, elles vous aideront à vous y retrouver dans le sous-sol. Eh ! Vous avez soif aussi peut-être, un petit remontant avant de faire le grand saut ? Enfin bon, il est logique que les cartes ne soient pas 100% fidèles à ce que vous verrez en franchissant ces portes étant donné que le livre risque de cracher une partie de son décor dans les couloirs sombres. Je vous déconseille le rhum, annonça-t-il en sortant une fiole de sa poche de pardessus. Il est un peu râpeux et légèrement insipide poursuivit-il en en glissant une foutue gorgée au fond de son œsophage.

Il rota bruyamment, balançant ses effluves alcoolisées à la personne à laquelle il était entrain de donner une carte, en l’occurrence, la sorcière Chléo Dei Ciento. Il n’entendit même pas ce qu’elle lui répondit en retour, trop concentré sur le mouvement de ses jambes. Se dirigeant de manière approximativement droite vers la prochaine recrue, il tentait de classer ses pensées de manière plus claire... L'alcool lui embrouillait tellement le cerveau. Ah voilà ! Il y était. C’était Alice qui était au fond de sa poche et un livre au sujet du rhum blanc s’était échappé des archives. Ou le contraire.

Terry Baldungsroman sentit à peine qu’on l’attrapait par l’épaule. Se sentant tiré en arrière, il serra étroitement les cartes en trop qui lui restaient après distrubution, sans même se rendre compte qui les avait toutes distribuées. C’est un fait, il avait l’air ridicule avec son bras arrondi autour d’un objet inexistant, mais il était malheureusement trop éméché pour s’en rendre compte.

D’un geste nonchalant, son collègue -qui attendait en arrière plan- le tira contre le mur où il alla mollement rebondir et s’affaler à terre comme un pantin désarticulé. Lordwick l’observa avec une moue de dégout et le nez pincé. Terry avait fait à ses yeux assez de dégats pour aujourd'hui. Contrairement à son collègue, lui était un exemple de rigidité, de droiture, de stoïcisme, de perfectionnisme, de placidité, en bref une statue de l'époque réaliste dotée de parole... Et un peu moins blanchie au plâtre.

- Tenez. dit-il sans une once d’émotion en s’adressant aux agents. Voici une lampe torche pour chacun d’entre vous. Vous l’allumez ici… Pour le rayon laser en revanche vous devez appuyer…
Mais à peine avait-il commencé à parler que tout le monde avait détourné son intérêt des lampes torche, chacun à la recherche d’une chose un tant soit peu plus intéressante que ce monologue au tendance narcotique qui s’échappait des lèvres du nouveau venu, coincé dans un costard-cravate à la propreté exemplaire.
Seule touche de frivolité s’il en est, les vaches dansant un slow dessinées sur sa cravate. Certains regardaient avec pitié le pauvre Terry, d’autres observaient déjà la carte, Archelaus de son côté refusait la lampe torche qu’on lui tendait en exhibant la sienne.

- Mademoiselle ! Revenez ici je vous prie. Vous n’irez pas bien loin sans lampe torche.

Catherine se retourna avec superbe, jeta un regard à la lampe torche et montra son petit sac en levant les yeux au ciel comme pour dire « ne soyez pas ridicule, elle n’entrera jamais dedans ».

Au final, voyant que personne ne se souciait de lui, il soupira et s’effaça dans un coin, courbant l’échine devant sa suprême impuissance ou quelque chose du genre.
Devant l’incapacité des deux précédents, Vayne prit la parole.

- Quand vous aurez fini, on pourra peut-être commencer la mission ? Plus vite ce sera fait, plus vite je pourrai reprendre mon livre là où j'en étais resté. Bien, vous me capturez rapidement ce livre et revenez-ici.

Tous les agents, y comprit les plus subversifs et anticonformistes adoptèrent le pas de Vayne, le suivant en silence.
Vayne reprit un air blasé, s’assurant au passage que tout le monde le suivait désormais.

- Inutile de vous préciser au fait que vous serez sans doute confronté à des phénomènes anormaux, changer de taille, tomber vers le haut, marcher pour rester sur place, danser en rond dans l’eau pour se sécher, enfin bref vous avez lu les livres non ?

Les étincelles dans les yeux d’Archelaus ne cessaient de grandir au fur et à mesure des descriptions de Mr Tuesli. Les mains jointes comme en dévotion, on aurait juré un prêtre entrant en contact avec le saint suaire de Turin.

- D’autre part, vous serez également confronté aux personnages du livre tel…

Mais les agents ne surent jamais qui était le personnage d’Alice au pays des Merveilles auquel Vayne pensait en premier avant de s’endormir le soir car il disparut tout bêtement de la vue de tous. Le temps d’un battement de cil, et le négligeant archiviste avait disparu purement et simplement.
On l’entendait murmurer d’on ne sait où des imprécations sur les idiots ensorcelant les bouquins, ignorant d’où pouvait bien provenir le son de sa voix.

Chacun y alla de son pronostic en accélérant le pas pour voir de quoi il en retournait vraiment.Archelaus avait finalement opté pour un trou de ver apparut ici à cet endroit précis des infinis locaux de l’APO. Trou de ver qui l’avait certainement emporté dans un monde parallèle ou dans le temps. Il l’imagina attablé devant un sanglier rôti à la poêle en bois, dans une version très analogique au Moyen-âge mais sur fond de délire personnel.

Il était toujours penché dans un monde composé de dragons, de princesse et de tigres bleus (ça c’est la touche perso) quand il entra pour ainsi dire, dans le trou. Le fait de tomber au ralenti ne lui permit pas directement de se rendre compte qu’il tombait à proprement parler.

***
L’ombre mouchetée d’un valeureux pin protégeait tendrement le lapin blanc du soleil qui tapait dru. Le pin bailla longuement, coordonnant son réveil avec celui du lapin qui remua faiblement de l’oreille gauche. Son museau tressauta ensuite tandis qu’une goutte de bave s’infiltrait dans le col de son gilet. L’esprit encore aussi embrouillé que le regard, le petit lapin émergeait doucement du sommeil. Etirant ses pattes loin au dessus de lui, il secoua ses petites pattes du bas pour les dégourdir. Il remua enfin sa petite queue touffue.

- Vous avez fait agréable kief mon bon ami ? s’enquit-il en se tournant vers le tronc de l’arbre compagnon.
- Bien sûr mon petit. Mais j’avoue que la fin de ma sieste fut un peu écourtée par l’animation en efflorescence ici.

Le pin tendit une branche en direction du ciel. Le lapin, intrigué, suivit la branche et son regard croisa celui d’un énorme trou dans le ciel. A priori, il n’y avait aucune différence par rapport à d’habitude. Le trou était toujours au même endroit. Rien de changé. Si ce n’est…

Le lapin plissa les yeux, sa main en visière pour lutter contre la luminescence excessive du soleil. Il semblait apercevoir un « quelque chose » tomber du trou. Un quelque chose avec des bras, des jambes et un chapeau extravagant. Le lapin descendit de quelques centimètres et distingua plus bas une autre personne. Les bras croisés de l’individu semblait signifier qu’il s’ennuyait profondément, aussi étrange que cela puisse paraître.
En les regardant chuter lentement, le lapin se dit :
-Eh bien. Allons accueillir nos hôtes comme il se doit.

Et il descendit la petite colline au sommet de laquelle il s’était endormi.
Quand il parvint enfin au bas de la colline, les arbres le mitraillèrent de questions. Le lapin leur intima le silence de ses deux pattes levées. Les arbres remarquèrent qu’il semblait très concentré, calculant on ne sait quoi, les yeux profondément plissés.

Il les rouvrit enfin, un sourire charmant peint sur ses lèvres. Les arbres les plus proches du point d’atterrissage pointaient déjà un curieux personnage qui semblait avancer vers eux d’un pas sautillant, pétillant et euphorique. Tout ça à la fois.
Un arbre tapota gentiment l’épaule du lapin pour attirer son attention.
Il lui désignait un pauvre bougre qui chutait la tête la première. Il était pétrifié dans une pose étrange, comme s’il semblait plonger dans une intense réflexion, une main caressant son menton. Bien qu’inconscient, il changea soudain de position et plaça son bras droit devant ses yeux, la tête toujours en bas.

- Bien je vous laisse deviser avec ceux-ci. dit-il en désignant le garçon au pas souple et la jeune fille qui tentait tant bien que mal de le suivre. Je vais essayer de sauver le gentleman du dessus en dessous. Il va se fracasser la tête en tombant dans cette position.
***

Lorsqu’il refit surface, il atterrissait délicatement sur le sol. Oui… Sauf qu’il n’avait toujours pas atterri.
Il ouvrit soudain les yeux et son regard entra en contact avec… Rien. Voilà, en gros, il était dans le noir le plus complet.
Aussi noir que dans dans…

- Dans l’intimité d’un lapin ! S’exclama-t-il à haute voix tout en levant un index triomphant vers le haut.

Index qui entra en contact avec ce qui s’avérait plus tard être identifié comme de la terre… Plus tard étant le moment où il songea à passer sa main droite sur ses yeux, pour découvrir qu’un objet non identifié obstruait sa vue. L’objet en question étant… Sa main gauche.
Apparemment, son corps était passé en mode « survie » et c’était servi de son bras gauche pour protéger sa vision d’un impact et pourquoi pas aussi pour amortir une chute qui semblait imminente, mais qui n’avait au final pas eu lieu.
Bien… Première question, faite.

Seconde question : pourquoi diable était-il pendu en l’air à quelques centimètres du sol. Il remarqua alors une pression sur ses jambes et leva la tête.
Un minuscule membre blanc semblait attaché à ses jambes au niveau du tibia. Il suivit le prolongement dudit machin qui se terminait sur un…
Archelaus en cria de surprise.

C’était un lapin qui le tenait ainsi la tête en bas. Au pelage blanc comme de bien entendu et vêtu d’un gilet en tweed vert sombre évidemment et de gants blancs. Mais là s’arrêtait toute similitude avec le lapin que Archelaus s’était imagine en se plongeant corps & âmes dans le romans de Lewis (lui et le dérangé à la coupe grisonnante étant assez intimes pour s’appeler par leurs prénoms respectifs). La version du lapin blanc qui se tenait devant lui semblait avoir pris des cours particuliers avec Van Damme.

En effet, bien qu’Archelaus ignora toujours ses compétences en matière d’affabulateur, il était intimement persuadé que ce « lapin » était du à soulever deux tonnes de carottes chaque soir avant d’aller dormir. Il avait le buste gonflé et en relief, des abdos creusés, et bien que le bout de ses pattes soit resté mince, passé le coude, ils devenaient aussi épais qu’un gros drapeau de pirate roulé comme un sac de couchage (les analogies viennent d’Archelaus, je ne fais que retranscrire) mais en plus résistant.

En revanche, bien qu’il serrait Archelaus d’une poigne ferme, il gardait ses airs de gentleman qu’on lui connaissait si bien. Autre grande différence, celui-là ne semblait pas du tout pressé.
Archelaus se mit à réfléchir. D’après Vayne, les personnages ici seraient de nature plus méchante que ceux du livre. Prudence et pacifisme étaient donc ici les maîtres mots.

- Salut dit-il je m’appelle…
- Excusez-vous tout de suite je vous prie.
Archelaus marqua un temps d’arrêt. Quel air raffiné et distingué trônait au sommet de l’intonation de ce lapin. Archelaus décida, par respect pour la boule de poil, d'adapter son dialecte au sien.

- Plaît-il ?
- Oui certes. Quelle outrecuidance habitait vos propos ? J’exige des excuses séans !
Archelaus soupçonnait qu’il était mal élevé de répéter sans cesse la même phrase. Il opta donc pour le silence. Le lapin le prit comme une offense personnelle.
- Parfait. Cracha-t-il. Et bien je suppose que vos rodomontades vous rendent fiers n’est-il pas. Dans ce cas. Permettez-moi de me laisser emporter par une vengeance velléitaire.

Sur ces mots, quelques peu maladroits comme si le lapin venait de perdre son calme, il secoua Archelaus comme un roseau un soir d’ouragan.
Sa panoplie complète d’armes tomba à terre, au pied du lapin. D’une clé de bras bien serrée, il ligatura Archelaus au sol, et de sa patte valide, fourragea dans tout son brol.
- Oho s’exclama-t-il soudain. C’est une bien belle montre que vous avez là. Dit-il en brandissant devant un Archelaus tétanisé sa chère et tendre Ludivine.

Le lapin fourra rapidement la montre dans sa poche de devant, lâcha Archelaus puis s’élança à travers la riante terre et les hautes herbes à une vitesse hallucinante, hilare, Archelaus, sur ses talons.

Il ne lui avait fallu que deux secondes en tout pour se remettre de la prise du lapin, pour ramasser les objets les plus importants tombés à terre et les remettre dans leurs étuis propres (les couteaux et les canons du pistolet n’étant pas tombé, il n’y avait eu que les deux paires de goggles, le flacon mystérieux volé sur le comptoir et les quelques fléchettes qu’il avait) et pour se décider enfin à traquer le voleur de Ludivine. Aveuglé par la haine –il imaginait déjà toutes les façons de torturer un lapin- il avalait la distance le séparant du gentleman cambrioleur à une allure démesurément plus grande que la vitesse à laquelle il s’était habituée lui-même. Il ne sentait même pas ses jambes fouler la terre meuble.

Soudain, un arbrisseau lui barra le chemin.
- Et où il va comme ça l'arbuste rachitique ? L’apostropha-t-il avec un air de vieux marin et une voix grave digne de Frankenstein dans la version diffusée dans les séries B.

Archelaus ne lui prêta aucune attention. L’équation pour lui était simple : sa cible, le lapin. L’arbrisseau, un obstacle. Qu’est-ce qu’on fait quand un obstacle vous barre la route ? On le brise.

Archelaus s’empara de la tige, futur tronc sans doute dans quelques siècles, et la brisa en deux. Se servant du dessus de l’arbre tel un fléau, il repartit à la chasse. Il n’avait perdu que deux secondes à disloquer l’arbre, laissant une mini souche derrière lui.
L’arbrisseau hurla :
- A l’aide ! A moi compagnons feuillus ! tonna-t-il
- Silence ! Rugit Archelaus. Je vais en faire du gibet de ce chapardeur aux longues oreilles ! Reviens ici cleptomane à grandes dents !

Dans la plaine le mécontentement des arbres commençait à se faire ressentir. Ils mumuraient l’un dans l’oreille de l’autre en éructant méchamment. Au grand dam du Joker et de Desrochelles, ou pour leur plus grand bonheur à eux et aux suivants selon les valeurs et les idéaux que ceux-ci cultivaient.


Jeu 25 Fév 2010 02:52
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Message Re: A la Recherche du Lapin Blanc
Le temps passait et il fallait maintenant se dépêcher. Le groupe d’agent se mit en branle sous la direction d’un Vayne Tuesli de plus en plus absent. La joie semblait régner et le voyage se fit sans heurt particulier. Une tierce personne se mit à distribuer des lampes torches (chose inutile pour qui possédait une Médumineuse boosté au viddie), ainsi que des cartes des sous-sols. Les choses commençaient peu à peu à prendre leurs places et ceci ressemblait de plus en plus à une vraie mission. Du danger, de l’action, de l’amitié et de l’animosité… . Un beau spectacle en perspective. En parlant de mission… il serait bon qu’il ne s’éloigne pas trop de son protégé: Alister. Le petit homme ne semblait pas particulièrement à l’aise parmi ces couloirs sombres. Les zones de lumière se succédaient à l’obscurité dans l’enchaînement sans fin des spots mis ici ou là dans le bâtiment. Alister… Teews le dévisagea quelques secondes et réfléchit. Certes, il devait le protéger mais en cas de danger immédiat que faire? Le punk était-il prêt à risquer sa vie pour autrui? Au fond de lui, la réponse était une évidence… .

Préservant le silence afin de laisser son compagnon à ses réflexions, Teews ralentit le pas doucement. Inconsciemment, Alister fit de même, le regard plongé dans la contemplation de ses pieds, il semblait être dans un auto-examen complet du plus profond de son être. La petite troupe menée par Javid arriva enfin à leur hauteur. L’agent de l’A.P.O. se plaça dans leur sillage fermant ainsi la marche de la petite procession. Ainsi placé, il n’était pas à douter qu’il pourrait voir venir les dangers et serait aux premières loges en cas d’attaques dans le dos. Ce contraste était délicieusement intéressant. Alister releva alors la tête et ouvrit la bouche, mais avant qu’aucun son ne sorte de son orifice, il l’avait déjà refermé.

Étrange petit homme.

Le gouffre apparut, sombre, sans fond et dégageant une aura magique. Tous se penchèrent au-dessus afin de mieux l’observer. Aucun courant d’air n’en montait, ni odeur ni bruit. Le trou aurait aussi bien put n’exister que dans leurs imaginations. Les parts de rêve et de réalité se mélangeaient indistinctement. Vayne ayant disparut, il ne pouvait plus les gratifier de ses commentaires plus ou moins acerbes mais pourtant toujours utiles. N’ayant aucun moyen de contourner le gouffre, leurs possibilités étaient limitées et un à un, les agents se laissèrent tomber dedans. Teews attendit quelques instant que tous soient arrivés à destination puis se laissa choir en même temps qu’Alister. Quelques pas plus loin, Javid et sa troupe faisaient de même. La chute fut longue mais il ne fut pas sûr de tomber toujours de la même façon. Les repères étaient changés et il ne savait plus vraiment où il était. Une lumière apparut devant lui, ceci ne pouvait signifier qu’une seule chose: il se trouvait la tête en bas. D’un mouvement il se remit droit. La petite tâche blanche s’agrandit et alors qu’il s’apprêtait à entrer en contact avec mère nature, le haut devint bas et le bas devint haut. Ceci ne dura qu’un instant avant que tout ne revienne à ça place, mais suffit à ralentir sa chute. Il heurta le sol avec un petit gémissement et le punk groggy resta à contempler son environnement.

Le lieu n’était plus celui de l’A.P.O. tel qu’il l’avait connu. Un soleil brillait alors qu’ils se trouvaient sous terre! De l’herbe à foison et un paysage gigantesque. Une seul explication: Alice avait matérialisé une partie de son histoire ici. Dans ce lieu où la nature régnait en maître, le bruit était pourtant assourdissant. Le clown et Catheux étaient en pleine discussion avec des plantes parlantes! En parlant de plante, l’homme qui avait écrit cette histoire avait dut en consommer certaines… . De l’autre côté, Archeux était aux prises avec un lapin géant bodybuilder. Avant que Teews ait bien comprit la situation, le léporidé prit la fuite bientôt suivit par Archeux. Le groupe commençait à se disperser. Ceci pouvait avoir l’avantage de couvrir plus de terrain mais on se retrouvait vite affaibli par le manque de membres. En tout cas, le punk ne pouvait pas laisser un agent de l’A.P.O. seul dans un endroit hostile. Il saisit Alister et l’entraîna en direction de la course poursuite, même si déjà, le lapin avait disparut.

Peu à peu, il gagnait du terrain et essayait de rattraper son compagnon. A ses côtés, la respiration d’Alister se faisait plus forte et il espéra que celui-ci ne fut pas asthmatique, encore une difficulté supplémentaire. A entendre Archeux éructer de la sorte et à le voir casser l’arbre parlant sans plus considération que cela, Teews fut heureux de l’avoir dans son équipe. Enfin un agent sérieux qui agissait en véritable homme de terrain et prenait les devants afin de résoudre le mystère Alice. Cependant, l’acte de l’ancien fou ne fut pas seulement remarqué par les humains et Dame Nature ne sembla pas particulièrement apprécier son geste. C’est avec une vigueur étonnante que les végétaux se déplaçaient. Un véritable concert de crissement provenant de la terre et une odeur entêtante et écoeurante emplissaient le lieux. Le punk se trouva bientôt dans l’incapacité d’avancer plus en avant. Les bataillons étaient formés et la guerre annoncée. L’herbe, tout d’abord, chercha à les retenir. Les multiples ramification entourant leurs chaussures essayèrent de les agripper puis tentèrent de resserrer leur emprise tel des fils de nylon se serrant jusqu’à atteindre la chair à vif et le sang ruisselant. Mais l’herbe n’eut pas cette joie, son emprise n’ayant pas le temps de se faire sur des êtres en mouvement. Elle changea alors de tactique et se dressa vers le ciel tout en devenant le plus dur possible. Son but était simple: les ralentir. Un rapide coup d’œil aux alentours permis à Teews de repérer la formation de végétaux qui se préparaient à leurs bloquer le passage. Agrippant Alister, il tenta d’accélérer mais fut contraint à l’arrêt. La masse verte c’était stabilisé juste devant eux et bloquée le passage vers Archeux qui courait au devant d’ennui bien plus grand.

« Je reste ici pour superviser les déplacements des agents. Partez devant, je vous rejoindrais une fois que tout le monde sera passé. »

Le commandement fut bref mais la voix calme et autoritaire du commandant ne laissa aucune place aux litiges. D’un simple mouvement du poignet, Javid envoya deux de ses acolytes ouvrir le passage. Sans réfléchir, le punk s’engouffra dedans suivit par Alister. La masse verte ne tarda cependant pas à ce refermer sur leurs passage, absorbant l’un des deux gardes de Javid qui n’avait pas eut le temps de se reculer. En son fort intérieur, Teews plaignait le commandant qui devrait attendre afin d’aider les autres agents, mais, avant tout, il devrait combattre cette masse verte. Chose ardue du fait du bizzarisme de la situation et du manque de repère face à ces adversaires peu commun. Ils devraient affronter une véritable armée de mysterbes ou de simularbres et autres plantes vivantes rendu agressive par la folie d’un livre magique.

Mais… mais qu‘est-ce qu‘il ce passe ici à la fin?

De même qu’Alister qui venait de bredouiller ce que tout en chacun pensait, Teews marqua un temps d’arrêt devant l’étrangeté de la situation. Agent de l’A.P.O., on lui avait enseigné comment aborder le paranormal, mais rien ne vous préparez jamais à cela. Cependant, le choc, ici, ne fut pas provoqué par un quelconque phénomène étrange mais plutôt par le retour à la réalité. En effet, quelques pas leurs avaient suffit pour atteindre un nouveau monde: les couloirs de l’A.P.O.. Oui, il ne devait pas oublier qu’il n’était pas dans le livre mais que celui-ci projetait « simplement » passages dans le monde « réel ». Devant lui, Archeux ne semblait pas vraiment surpris de ce changement de monde mais paraissait plutôt perplexe quant au chemin à suivre. Le lapin avait-il réellement quitté les plaines verdoyantes pour s’aventurer dans les couloirs? Il ne s’attarda cependant pas, sachant que le temps passait à réfléchir était du temps perdu. Alors que le maigrichon se remettait en route, Teews et Alister le rattrapèrent. Le jeune punk posa sa main sur l’épaule de l’agent qui lui tournait le dos afin d’attirer son attention, puis parla:

« Archelaus! (Enfin son véritable nom venait de lui revenir.) Ne te précipites pas ainsi. Il… . »

« Non Ludivine! Reviens! C‘est ce lapin, je l’ai vu! Il l’a prise. Oh Ludivine… . Il paiera! Je le promets. D’abord je vais lui… . »


Sa rage avait totalement changeait l’agent, qui semblait plus normal que jamais. Pas de paroles étranges ou de gestes déplacés. Simplement un agent.

« Écoutes! »

Teews arriva à capter son attention. Le silence se fit, enfin… entre eux. En effet, en tendant l’oreille, de nombreux sons leurs parvinrent au loin. Grognements, gémissements, raclements, tous ces sons étaient produits à une distance raisonnable de la leur mais ils étaient familiers aux deux agents. Une telle mission ne s’oubliait pas: le bizutage au niveau -4. Seul les créatures de cette section faisaient de tels bruits. Ainsi, le gouffre les avait fait tomber d’un niveau. Cependant, même si Alister semblait extrêmement attentif à ce détail, ceci ne parut pas intéresser Archelaus plus que cela étant donné son obsession pour Ludivine et le lapin. La seule chose que Teews réussit à obtenir de lui, fut de ne plus gaspiller leurs forces à courir inutilement. Les agents reprirent donc les traces présumées du lapin et même si toutes les précautions d’usages n’étaient pas prises, la mission, et les humains, ne devraient pas trop en pâtir.

Un couloir… des lumières… le couloir continue… toujours des lumières… . Était-il toujours en route vers leur objectif? Le doute commençait à se peindre au sein de l’esprit collectif. Faire demi-tour? Avouer avoir perdu un temps d’autant plus précieux pour Archelaus? Non. Ils persistèrent dans leur mutisme. Le temps passa de nouveau. Enfin, la porte apparut. Gigantesque, imposante, menaçante… . D’un coup de poing rageur, Archelaus la frappa. S’adossant à un mur, le punk se laissa choir à terre. Réfléchir. Il n’y avait rien dans ce couloir à part eux et cette porte qui n’aurait pas dut être là. Était-ce un moyen de dire que l’on sortait de la zone d’action du livre ou simplement une nouvelle apparition? Réfléchir. Il examina tour à tour ses compagnons et… rien. Rien ne lui venait. Il se mit à parler à voix haute:

« On sait que le livre semble prendre un certain plaisir à matérialiser des scènes déformés d’Alice au pays des merveilles. Comme chaque entité, maléfique ou non, il doit chercher à s’amuser. Pour ceci, il doit nous voir nous démener devant des problèmes auxquels lui à la solution. D’après mes souvenirs, il devait il y avoir une potion qui permettait dans… .»

« Trouver la solution nous permettra de continuer et je crois que je l’ai!
(Il leva en l’air un petit flacon.) Je l’ai pris sur la table des scientifiques. J’ai crus que c’était une potion fabriquée par leurs soins mais il se pourrait que ce soit le livre qui l’ait matérialisé. Nous devons essayer! Pour Ludivine! »

Alors qu’Archelaus portait le flacon à sa bouche, Teews retint son bras. Il lui expliqua que le contenue n’était pas sûr et que, peut-être, ce devrait être à une personne moins importante que lui de la tester. Le regard du punk se posa alors sur Alister qui recula d‘un pas. Il tenta de convaincre l’ami de Chléo mais Archelaus ne l’attendit pas et porta le flacon à sa bouche. Sa Ludivine était entre les mains d’un sale lapin. Qui savait ce qu’il pouvait faire avec? Qu’importes les risques ou les effets secondaires, il avala le tout d’un coup. Aucune grimace, pas de convulsion, tout semblait aller pour le mieux. De plus, la porte perdait peu à peu de la consistance devant lui. Il sembla à Teews que son compagnon traversait la porte qui, pour lui, n’avait pas changé. Il fallut que le gringalet revienne et le prenne avec lui pour qu’ils franchissent tous ensemble cet obstacle.

Un pas, deux pas. La porte redevint infranchissable dans leurs dos. Trois gardes, quatre gardes. La situation se compliquait. Cinq gardes, six gardes. Tous n’étaient pas des cœurs.

 « Ah, c’est notre jour de chance! Au nom de la Reine de Trèfle, vous êtes en états d’arrestation. »

« Je sens mon cœur chavirer! Au nom de la Reine de Cœur, vous êtes en états d’arrestation. »


La Reine de Trèfle? Elle n’existait pas dans le livre! Cependant, ils allaient apprendre que ce n’était pas parce que des choses n’étaient pas écrites qu’elles n’existaient pas. Face au nombre de gardes de plus en plus nombreux et à cause de toutes retraites impossible, ils furent fais prisonnier. Peut-être les autres groupes d’agents auront-ils plus de chance qu’eux. Pour l’instant, la situation de Teews, Archelaus et Alister n’était pas en leur faveur.

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Sam 13 Mar 2010 20:25
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