Jeanne avait été réveillée brutalement par le plafonnier qui s'était allumé sans prévenir. Il lui fallut quelques secondes pour se rappeler la raison de sa présence dans la petite cellule humide qui l'entourait.
Elle et sa sœur avait été faites prisonnières par un groupe de types suspects, habillés et armés comme ... Disons que cela ressemblait à une faction du GIGN ! Et, malgré leurs efforts conjugués, elles s'étaient retrouvées ramollies par des fléchettes empoisonnées et puis... Plus rien, le noir, l'inconscience...
Jeanne s'était réveillée ici quelques heures auparavant, séparée de sa sœur, et totalement perdue. Aucune fenêtre, une porte aveugle... Personne...
Et puis, quelqu'un était enfin venu. Quelqu'un de "bizarre", mais après l'épisode du conteneur, ça ne l'étonnait plus vraiment. On lui avait posé des questions... Auxquelles elle avait purement et simplement refusé de répondre. Quand il était reparti, elle s'était attendue à ce qu'on la torture pour obtenir des réponses, mais non. C'était resté très fair play. C'est ça surtout qui l'avait étonnée. Que l'on reste respectueux et poli avec elle, malgré toute sa mauvaise volonté.
Finalement, bizarrement, la politique avait porté. Un deuxième type était passé la voir, bedonnant et tout aussi respectueux. Alors, elle avait donné son nom, raconté plus ou moins son histoire et demandé où était Isabelle... Le type l'avait alors rassurée. Mais Easy donnait plus de fil à retordre...
A présent la lumière venait de s'allumer et elle eut juste le temps de se couvrir que le bedonnant revenait. Bien que se montrer nue ne la gênait pas vraiment... Si Easy était là, elle aurait même tenté d'en profiter pour s'échapper mais...
" - Voilà ! Les formalités sont réglées !" s'exclama t-il. " - Je vais vous expliquer... " Et là, il avait passé une bonne demi-heure à expliquer que... Jeanne et Isabelle venait d'être recrutée dans une agence secrète, genre d'armée, dernier rempart contre les forces des ténèbres... Au fur et à mesure, elle se contint pour ne pas paraître surprise, mais, surprise, incrédule, elle l'était...
Il fallut que l'autre lui apporte un contrat pour qu'elle réalise à quel point c'était réel. Mais curieusement, de l'une à l'autre, la réalité nouvelle lui plaisait bien et c'est avec un sourire sardonique qu'elle signa de son surnom : GENIUS.
A présent, elle s'était habillée de ses grandes bottes blanches, son petit haut corseté blanc à dentelles et de sa jupe plissée blanche et courte, avait ajouté son haut de forme blanc sur ses cheveux coiffé en deux couettes noires et avait rejoint d'étranges quartiers qui lui faisait penser aux anciens châteaux des films. Par la fenêtre, le paysage se faisait surnaturel, le brouillard avait tout enveloppé. Jeanne était seule dans sa nouvelle chambre et déballait ses affaires... Qui avaient été fouillées. Elle s'en rendit compte car sa doublure était vide ! Pas de cachetons, pas de barrette de haschich, rien ! Ah ! Si ! On lui avait laissé ses cigarettes ! Justement, c'est pas que ça manquait mais...
Jeanne en alluma une fébrilement et aspira goulument la fumée. Elle se sentit enfin plus à son aise... Que fichait donc Easy ! Le bedonnant lui avait dit qu'elle la rejoindrait ici ! Elle avait envie d'aller visiter le coin, elle... Repérer les lieux... Et surtout, fêter leur nouvelle vie dignement !!!
Un grognement retenti, au fond de la cellule se trouvait un ours. Un animal enragé à assoiffé de sang qui se réveillait d’un sommeil pesant, mais turbulent. Allongée sur un matelas qui n’avait plus grand-chose de moelleux, le cul à l’air le drap emberlificoté dans ses jambes, les bras écartés et la bouche produisant des bruits dignes du vieux tracteur du père Jacky, easy ouvrit un œil, puis deux.
« Putain qui est le bâtard qui a allumé cette salope de lampe … »
Easy n’était pas toujours aussi vulgaire, seulement au réveil. Surtout que là, son sommeil, elle l’avait bien méritée. Intraitable, du début à la fin, la gamine c’était battue comme une fière lionne, même que ce gros type lubrique avait finit par lui foutre une torgnole à vous faire passer le cerveau dans le bide. Qu’a cela ne tienne, Easy c’était jetée sur lui, mais n’avait pas pu faire grand-chose, on l’avait rattrapée et renvoyée direct dans sa cellule, là, elle c’était endormie d’un sommeil d’acier.
« Oh, non, spas vrai … »
Un autre grand duduche se trouvait devant son trou. Elle s’assit face lui, et le regarda blasé,
« Hé bô goss‘ t‘aurais pas une clope? J’ai un de ces mal de crâne… »
Elle enfila une culotte et un tee-shirt puis il l’emmena. Il lui offrit une cigarette et s‘excusa pour la baffe de son collègue. Elle se montra plus coopérative et accepta de donner quelques informations à son sujet. Questionna sur la situation de sa sœur et écouta calmement ce qu’on avait à lui dire. Au départ elle fit la moue, souffla, puis son attention fut petit à petit plus soutenue, les paroles du gars commencèrent à la déstabiliser un peu. Elle fronçait les sourcils, alors qu’un sourire malicieux commençait à creuser des fossettes dans ses joues. D’un côté elle était indéniablement, surprise et interloquée, de l’autre elle trouvait la situation stimulante, excitante … rail-de-coke-esque. Elle plaqua le bic sur le contrat, et après l’avoir parcouru du regard de manière assez superficielle, signa d’un beau, magnifique, magistral : EASY.
On la conduisit, toujours preskapoil dans devant la porte de la chambre où se trouvait sa sœur. Elle ouvrit la porte bruyamment,
« GENIIUUUS !!! Faut fêter ça ! »
Elle se précipita sur sa valise et farfouilla à l’intérieur, mis un bordel pas possible dans la chambre en moins d’une minute, puis sorti fébrilement son paquet de clopes,
« M’ont tout pris … »
Elle se tourna vers sa sœur, le regard larmoyant, tout en allumant la clope qu’elle avait mise dans sa bouche.
« J’ai plus rieeeen… Ma coke, mon speed, mon hasch, les amphets que j’tavais piqué et même ma flasque de Giiiin … » « Heureus’ment qu’t’es là toi… »
Elle tira quelque taffes et jeta un regard désintéressé vers le paysage qu’on voyait à travers la fenêtre,
Jeanne regardait par la fenêtre quand la porte s'ouvrit non sans manifester son grand âge. Cependant, le bruit de la porte fut vite recouvert par le bruit plus tonitruant de la joie de sa jumelle qui la retrouvait. Elle se retourna et l'accueillit avec un grand sourire.
" - J'voudrais bien... " lui répondit elle sans parler aussi fort qu'elle cependant. Mais elle n'eut pas à expliquer ce qui la retenait. Easy découvrit toute seule comme une grande l'état de leurs réserves pillées. Jeanne répondit au sourire de sa soeur qui manifestait son affection pour elle. Elle avait du sacrément s'inquiéter la frangine pour se montrer si câline avec elle !
" - On pourrait essayer de trouver l'infirmerie... ?" souffla Jeanne avec ce petit sourire qui en disait long. Elle n'était pas restée ces longues minutes à l'attendre à ne rien faire. Elles n'avaient peut-être pas besoin de leurs doses, mais c'était tout de même l'huile de leur moteur ! Elle avait donc réfléchit à comment récupérer leurs biens !
De deux choses l'une : Soit leurs petits plaisirs avaient rejoint un endroit sécurisé et inaccessible et elles trouveraient que des substituts à l'infirmerie, soit tout cela avait été stocké justement à l'infirmerie et elles récupèreraient leurs biens !
Parce que les renouveler dans ce bled perdu du bout du monde, ce ne serait pas facile ! Il faudrait cependant penser à s'en faire livrer régulièrement !
Son dos était appuyé contre le bord de son lit pendant qu’Easy se sentait mourir à petit feu. La fumée s’échappait de sa bouche, de la même manière que son âme pourrait le faire. Si Genius n’était pas dépendante, pour Easy c’était une autre histoire, elle c’était déjà trouvé dans de sales états et avait tant bien que mal réussi à le cacher à sa sœur, en tout cas le croyait elle, puisque son double ne lui avait encore jamais fait de remarque à ce sujet. Quoi qu’il en soit le manque pouvait devenir un vrai problème, elle retint la proposition de sa sœur et la laissa doucement se répéter au fond de ses pensées avant de relever la tête lascivement,
« Vendu … »
Elle tendit un bras vers ce qui devait être un débardeur dans la tête d’Easy, mais qui s’avérait presque plus proche de la brassière étant donné ses capacités couvrantes. La brunette se débarrassa de son tee-shirt et enfila donc ce bout de tissu noir, en se tortillant pour que ça passe. Elle écrasa sa clope par-terre, en se disant intérieurement qu’il faudrait évité à l’avenir de le refaire, et qu’il serait bon d’investir dans son cendrier en temps voulu. Elle jeta le mégot dans la corbeille pourrie qui trainait pas très loin, et en se grattant la tête se leva. Elle bâilla très fort, et termina dans un soupir.
« Bon, spas tout ça hein … »
Izz s’apprêtait à ouvrir la porte, lorsque, sa main à peine posée sur la poignée de la porte, elle réalisa combien leur monde entier venait d’être bouleversé. Tout ceci ne se résumait pas à récupérer des stupéfiants, mais bien à s’approprier un tout nouveau territoire. Elle ne savait pas ce qu’il en était de sa soeur, mais Easy n’avait pas vu grand-chose de ce bâtiment, il était peut être immense, elle n’avait même pas la moindre idée de l’endroit où pouvait se trouver cette fichue infirmerie. Débarquer ici c’était un peu comme … Comme les gens normaux qui font des études après le lycée. Oui, finalement c’était le cheminement normal, sauf qu’ici, quel champs d’action avaient elles réellement? Dévaliser l’infirmerie du Lycée, du collège ou le placard à médoc de la maison c’était simple, ici c’était une base militaire, c’était un truc avec des choses top-secrètes. Et les substances stockées dans l’infirmerie devaient être d’une nature un peu différente du mercurochrome de maman. Et ça devait être le cas pour beaucoup d’autre choses ici. Il ne s’agit plus d’un jeu, tout était plus sérieux, et tout était plus sécurisé, et puis surtout … Plus surnaturel.
Sa main trembla sur cette poignée qui semblait presque fragile dans cette main soudainement devenue presque violente d’excitation. Ce serait bien mal connaitre Easy que de penser qu’une telle prise de conscience l’empêcherait d’ouvrir la porte, alors qu’elle mourrait d’envie de la défoncer. De son autre main elle claqua dans ses doigts, comme pour évacuer cette étrange pression, et abaissa la poignée en s’abstenant de la détruire. Comme à leur habitudes, Easy était celle qui passa la porte en premier, bien qu’il y est fort à parier qu’en l’absence de sa sœur elle se serait laisser mourir dans cette chambre.
Elle fit quelque pas dans le couloir, deux trois, pas plus, puis observa autour d’elle. C’tait pas super moderne ici, elle aurait attendu plus « High tech. » du quartier général d’une organisation comme l’A.P.O. Tout au long du couloir, il semblait y avoir des portes similaires à la leur, certainement d’autre chambres, Easy était curieuse de savoir quel genre de « trucs » on pouvait trouver à l’intérieur. Puis finalement elle pointa son doigt vers des escaliers en pierre qui descendaient,
« Bon on va pas rester plantées à la à rêvasser… GOGOGO ! »
Et elle se précipita dans les escaliers sans plus attendre sa sœur, qui de toute façon la suivrait sans le moindre soucis, elle le savait. Leur chemin ne fut pas vraiment sans accroc en fait, elles déambulèrent un certains temps dans le bâtiment, Easy s’arrêtant régulièrement devant certaines étrangetés (les résidents en faisant parfois partie). Heureusement, des panneaux vinrent les aider, et bientôt elles se retrouvèrent devant la porte de l’infirmerie, « Wouhaw, Jean’ … problème. Y’a forcément du peuple la dedans, on va pas pouvoir se servir tranquille. »
Si il fallait élaborer un plan, alors elle préférait entendre ce que sa sœur avait à dire avant d’aller plus loin.
Léon ouvrit lentement les paupières. Son crane lui faisait atrocement mal. D'un rapide coup d'oeil, il étudia l'endroit ou il était. Il se trouvait allonger sur un lit, solidement attaché par des lanières de cuir. Remarquant les nombreuse boites de médicaments qui dépassaient d'une des armoires qui bordait la pièce, ainsi que les dizaine de lits aligné au sien, Léon identifia rapidement la une sorte d'infirmerie.
Mais qu'est ce que je fais attaché ici ? se demanda t'il
Rien ne lui revenait, a part qu'il avait été envoyé en vacance forcé par ses supérieurs au centre de repos de Hafelstadt. Le voyage depuis la France ne s'était d'ailleurs pas trop mal passé. Mais ce n'était sûrement pas ça qui lui valait d'être dans cette position. Les centres de vacances aimait certes accueillir leurs clients de manière original Mais sûrement pas à ce point.
Concentre toi, se dit il, essaye de te rappeler de l'accueil
Il faisait nuit. Un jeune blondinet était aller le chercher à la gare au volant d'une voiture noire .Puis, il l'avait fait monter à coté de lui. Ses souvenirs était de plus en plus flou Mais il se rappelais avoir éprouvé un sentiment d'étrangeté lorsqu'il vit que le centre avait envoyé une voiture pour aller chercher un unique vacancier. De plus, il se souvenait que le chauffeur était plutôt frêle. Ce n'était donc sûrement pas lui qui l'avait mit dans cet état là.
Allez ! Souffla t il, essaye de te souvenir !
Soudain, tout lui revint... Le blondinet s'appelait William Carter et il n'était sûrement pas un simple chauffeur. C'était un membre de l'APO,cette organisation sur laquelle Léon enquêtais depuis 7 ans. Carter avait dit quelque chose du genre : « Vous venez d'être recruté par une agence lutant contre les dangers du paranormal : l'APO » Dés que Carter eu finit sa phrase, un frisson glaçé parcourut l 'échine de Léon. Le message était clair, *Danger*
Tout ce passa alors très vite. Tandis que Carter baragouinais des phrases incompréhensibles sur son organisation, Le bras de Léon se porta instinctivement vers le frein à main qu'il tira avec force vers lui. La voiture enchaîna alors un violent tête à queue qui se termina au milieu de la route. Avant que Carter ne réagisse, Léon détacha sa ceinture et ouvrit la porte. *Clack* Elle était verrouillée Léon avait alors sentie une main exercer une légère pression sur sa jugulaire. « Je ne pensait pas que vous me donneriez autant de mal » avait il entendu avant de sombrer dans les ténèbres. Après cela plus rien, tout était noir.
Voila donc pourquoi je suis ici pensa Léon
Tout cela était quand même étrange, Pourquoi L'APO ne l'avait pas fait assassiner depuis longtemps si ils avait découvert ses recherches? Et pourquoi Carter avait il parler de recrutement ?
Je verrais cela plus tard, pensa Léon,pour le moment, voyons comment sortir d'ici.
Ses géoliers avait bien sur pris toute les précotions pour que Léon ne puisse pas leur fausser compagnie. Il avait été fouillé méticuleusement et les pieds de sont lit semblait avoir été soudé au sol pour l'empêcher de le faire basculer.
Plus qu'a attendre que quelqu'un vienne, se dit il, j'aviserais.
Il n'eut pas a attendre longtemps, en effet, après quelque minutes d'attente, il entendis plusieurs voix derrière la porte.
Genius fut tout de même rassurée de voir qu'Easy retrouvait son moral. Elle n'avait pas répondu tout de suite à sa proposition, semblant s'enfoncer dans cet espèce de spleen comme à chaque fois qu'il y avait la menace de manquer de provisions. Oui, Jeanne savait pour sa soeur, mais elle avait toujours minimisé le problème parce que dans le pire des cas, elles avaient toujours trouvé de quoi se satisfaire rapidement.
C'est vrai que là, le problème ne serait sûrement pas facile mais rien n'était impossible pour les jumelles !
Aussitôt que l'espoir avait chassé la mélancolie fulgurante du coeur de sa soeur, Isa s'était levée et avait passé la porte, non sans une dernière petite hésitation. Jean' ne voulait pas y penser. Sans Isa elle n'était rien ! Elle devait donc compter sur sa force et ne pas s'appesantir sur ses faiblesses.
Sans hésitation, elle suivit donc sa soeur, refermant la porte derrière elles, étudiant les lieux et leur trajet dans l'immense bâtiment.
Trouver l'infirmerie ne fut tout de même pas une tâche facile. Il leur fallut chercher sur trois niveaux ! Mais arriver au niveau - 2, des panneaux l'indiquait pour le plus grand soulagement de Djinn. Isa, elle semblait foncer au but comme un excellent limier sans se soucier plus que ça de ce qui l'entourait.
Pourtant à ce niveau, il y avait des tas de choses intéressantes : Des ateliers d'armes, de fabrication, de stockage, d'études... Il lui sembla reconnaître même un modèle présent dans l'ordinateur de Mr Mordread père... Et puis plus loin, de nombreux bruits lui firent tourner la tête vers de grandes salles disposées chacune différemment, offrant une multitude de possibilités d'entrainement et dont certaines étaient l'objet de scènes coquasses.
Mais très vite, finalement, elles se retrouvèrent devant la porte de l'infirmerie. Genius passa devant sa soeur et se leva sur la pointe des pieds pour apercevoir la situation à travers le carreau brouillé d'une petite fenêtre haut placée dans la porte. Elle aperçut difficilement ce qu'elle prit pour un comptoir, quelqu'un derrière, trois personnes assises sur des chaises et... une porte sur le coté...
Elle se tourna vers sa frangine et chuchota : " - J'attire l'attention, toi tu passes tranquillement à coté. Quand t'as fini, tu fais vibrer mon téléphone ok ?" Et tout en parlant, elle plaça son téléphone portable tout contre sa peau, coincé par la ceinture de sa jupe. Elle ouvrit un peu plus son décolleté, ne laissant que deux boutons fermés au niveau de la poitrine et entra.
Trois hommes.... Encore mieux ! Étaient assis sur des chaises à attendre leur tour probablement et une grosse femme derrière le comptoir. Un coup d'oeil à droite, une porte... fermée...
Genius mit tout son talent de séduction en route, salua en levant son chapeau ces messieurs qui très vite n'eurent plus d'yeux que pour elle. Jeanne avait une idée. Une infirmerie ça se devait d'être bien organisé : Les plus grandes urgences à porté de main, les moins grandes, moins bien placées. Elle tabla là dessus :
" - Bonjour madame... hum... J'ai en ce moment mes euh... " joua t-elle l'innocente et comme ce rôle lui allait bien avec son joli sourire qui accentuait le charme de son piercing de joue, la rendant tellement délicate. " - ... mes règles et je me demandais... "
L'infirmière sourit. Le tour était joué ! " - Ne vous inquiétez pas... J'ai ce qu'il vous faut..." Et la voilà de se pencher derrière le comptoir pour attraper les inaccessibles fournitures féminines. Afin de donner encore plus de chances à Easy de passer inaperçue, elle s'accouda au comptoir, se leva sur ses pointes de pieds pour suivre la manoeuvre de la dame et montrer, au passage, un peu plus le haut de ses cuisses. Elle sentait toute l'attention derrière elle... Easy passerait le plus inaperçue du monde...
(hj : Voilà comment je vois les choses : un accueil(j'y suis) et une grande salle où se trouve Léon.)
Easy souffla et leva les yeux au plafond. Passer inaperçu c’était pas trop son domaine de prédilection. Surtout dans une tenue comme la sienne, mais Genius ne lui laissa pas vraiment le temps de donner son avis et se lança dans une improvisation qui ne laisserait pas beaucoup de temps pour agir. Dans sa tête Easy se pris même à penser qu’à la place de sa sœur elle n’aurait pas agis de la sorte, Genius devait déjà s’estimer heureuse que cette bonne femme soit si bien disposée pour lui donner des serviettes hygiéniques, Izz aurait imaginé l’infirmière de ce lieu un peu moins maternelle.
Elle entra doucement et prudemment, si il y avait bien quelque chose qu’elle devait reconnaitre à sa sœur, c’est qu’elle savait comment fixer les regard sur elle, à sa manière, en imposant un certain mystère sur son visage. Lorsqu’elle s’appliquait, les expression de Genius semblaient indéchiffrables et ses traits changeaient si bien que le regard restait bloqué sur elle jusqu’à temps que son image ai pu nous apparaitre assez claire. Pendant ce temps Easy était déjà dans l’arrière salle. Comme ça sœur elle avait pensé que les médocs dont-elles avaient besoins se trouvaient dans les profondeurs de l’infirmerie. Elle craignit un instant qu’un deuxième employé ne montre sa trogne, mais elle eu peut être de la chance car elle ne croisa personne jusqu’à ce qu’elle ai pu atteindre une porte dans le fond de la pièce. Le lieu s’avérait plus grand que prévu et peut être devrait elle chercher dans plusieurs endroits, combien de temps tiendrait sa sœur avec sa maigre histoire de serviettes ? En plus qui met des serviettes franchement ? Easy prônait les épaisseurs de culottes (elle est crado Easy).
Ainsi elle tourna la poignée, la porte ne grinça pas, elle était neuve en forme, certainement étudiée pour ne pas déranger d’éventuels patients,
*Et pour faciliter les allées et venues de ceux qui se servent gratos.*
Son regard se posa d’abord sur ce qui semblait être des étagères à tiroirs, trop loin pour voir les étiquettes, mais Isabelle aimait ça, qui disait tiroirs et étiquettes disait pharmacie, qui disait pharmacie disait médocs, et qui dit médoc …
*Saura me trouver.*
Ses petits pieds nus traversèrent le seuil et son poigné referma la porte avec souplesse. Elle en avait pour combien de temps maintenant ? OK elle était peinarde et à l’abris des regards mais la menace à laquelle tu tourne le dos t’attrape toujours par surprise,
*C’est classe ça.*
Bien sur il y avait ce gus sur un lit au fond, elle le repéra très vite, mais pensa qu’il s’agissait simplement d’un camé qui crachait ses dernières gouttes de bille. Même si actuellement il n’avait pas l’air de cracher grand-chose, non, il était tout peinard sur son lit. Malgré tout il était attaché et piqua l’attention d’Easy. C’était un corps qui servait à faire des expériences ? Un type maintenant vivant pour tester des soins ? Et dans ces armoires c’était quoi ? Des médocs expérimentaux …
*Raaah moi j’aime les expérience.*
Elle entrepris alors la lecture des étiquettes, elle ne connaissait aucun noms, surprise. En réalité ces noms ressemblaient plus à des noms de bonbons qu’a autre chose. Ca allait d’un truc obscur comme Tagal’ploc-07 à quelque chose de plus évocateur comme Crunchyfish. D’ailleurs quand elle en arriva là, Easy se permis d’hausser un sourcil vaguement décontenancé mais surtout déconcerté. Pendant un moment elle se demanda si elle n’était pas dans un putain d’asile de fou. Elle jeta un coup d’œil rapide vers le lit,
« Qu’on se comprenne bien, ça ne sort pas d’ici le vioc. »
Elle avait lancé cette phrase pour, se rassurer en quelque sorte, se redonner un peu de contenance, parce qu’elle n’avait toujours pas réalisé que le « vioc » était en parfaite possession de ses moyens.
[ Je me permet de m'excuser pour la lenteur d'exécution. Mais je dois avouer que l'inspi n'y était pas. ]
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